Réagissant à la rencontre du regroupement politique « Sauvons la RDC » tenue récemment à Pretoria, en Afrique du Sud, le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) a livré une lecture critique de cette initiative, qu’il assimile à une offensive politique dirigée contre les institutions de la République et le Chef de l’État. Dans un contexte sécuritaire et diplomatique sensible, cette plateforme met en garde contre toute tentative d’instrumentalisation des fora internationaux à des fins de déstabilisation.
Le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) est monté au créneau, jeudi 16 avril 2026, à l’occasion de son point de presse hebdomadaire, pour commenter la récente rencontre du regroupement politique « Sauvons la RDC » tenue à Pretoria, en Afrique du Sud.
Dans une déclaration empreinte de fermeté, cette structure politique considère cette réunion comme un cadre ayant servi à formuler un réquisitoire « sans appel » contre le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Elle déplore, à cet effet, ce qu’elle qualifie d’omission volontaire des réalités vécues par les populations de l’Est du pays.
Selon le RCET-CPS, les acteurs réunis à Pretoria feraient abstraction des violences persistantes dans les zones sous occupation, caractérisées notamment par des meurtres, des viols, des assassinats, des extorsions, des brimades, des arrestations arbitraires ainsi que des enrôlements forcés d’enfants dans des groupes armés.
Le Rassemblement estime, en conséquence, que les positions exprimées lors de cette rencontre relèvent davantage d’une « manifestation de haine » dirigée contre le Chef de l’État que d’une démarche objective visant à rechercher des solutions durables à la crise sécuritaire.
Poursuivant son analyse, le RCET-CPS s’est interrogé sur la concomitance entre la réunion de Pretoria et les rencontres internationales tenues à Genève, suggérant l’existence d’arrière-pensées politiques. Il évoque notamment des tentatives de repositionnement d’acteurs cherchant, selon lui, à se « donner bonne conscience » au regard des crimes commis et du sang versé dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans cette dynamique, la plateforme appelle à l’établissement des responsabilités, en référence notamment aux événements tragiques survenus dans plusieurs localités de l’Est, dont Makobola, Kasika et Mwenga.
Le RCET-CPS met également en garde contre toute tentative d’aboutir à des accords en dehors du cadre institutionnel, soulignant que « tout accord strictement privé n’engage ni l’État congolais ni les 100 millions de Congolais ». Il insiste sur le fait que la souveraineté de la République démocratique du Congo ne saurait faire l’objet d’aucune appropriation ou marchandisation par des intérêts particuliers.
Enfin, abordant la question du changement de la Constitution, le Rassemblement affirme que celui-ci interviendra « conformément à la volonté légitime du peuple congolais », dans une optique de consolidation de la souveraineté nationale et de renforcement de la sécurité du pays.
John Ngoyi
