Une nouvelle page s’ouvre pour la justice congolaise. Le Ministre d’Etat en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a tenu sa première réunion de prise de contact avec les membres du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), le lundi 1er septembre 2025, au siège de la Cour constitutionnelle. Cette rencontre stratégique à laquelle ont participé notamment, Dieudonné Kamuleta, Président du CSM, et le Procureur Général près la Cour de Cassation, Firmin Mvonde, vise à instaurer une collaboration franche et dynamique, essentielle pour une bonne administration de la justice en République Démocratique du Congo.
Dès son entrée en fonction, le Ministre d’Etat Guillaume Ngefa a placé la redynamisation du partenariat entre son ministère et le CSM au cœur de ses priorités. L’objectif affiché est de gagner ensemble le pari du redressement de la justice, conformément aux instructions du Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi, qui a fait de la restauration de l’Etat de droit un pilier de son action. Cette première réunion est un signal fort d’une volonté commune de travailler en synergie pour réformer en profondeur un secteur vital pour la nation.
La lutte contre la corruption comme cheval de bataille
Au centre des discussions, la lutte implacable contre la corruption et les autres antivaleurs qui gangrènent l’appareil judiciaire a occupé une place prépondérante. Guillaume Ngefa a souligné qu’il compte sur l’implication totale et le soutien indéfectible du Conseil Supérieur de la Magistrature pour matérialiser ce combat. Conscient des défis immenses, le Garde des Sceaux entend faire de la tolérance zéro une réalité, une vision qu’il a déjà partagée avec plusieurs partenaires internationaux. Cette démarche vise non seulement à assainir le corps judiciaire, mais aussi à restaurer la confiance brisée entre les citoyens et leur justice.
S’exprimant à l’issue de la rencontre, le Ministre d’Etat en charge de le Justice a insisté sur la normalité et l’importance d’une concertation régulière entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. « Il est normal que l’exécutif et le judiciaire puissent se concerter régulièrement », a-t-il déclaré.
Il a ensuite précisé les rôles constitutionnels de chaque institution, rappelant que « le Ministre de la Justice a la responsabilité d’appliquer la politique gouvernementale en matière d’administration de la justice, et le judiciaire a la compétence de dire le droit ». C’est dans cette complémentarité que réside, selon lui, la clé du succès. « Il est tout à fait normal que nous puissions nous retrouver ensemble pour joindre nos efforts en faveur de l’Etat de droit », a-t-il ajouté.
Cette réunion inaugurale entre le patron justice congolaise et le CSM marque un premier pas significatif. Elle symbolise la réaffirmation d’une volonté commune de dialogue et d’action coordonnée. Les défis sont colossaux, mais la détermination affichée par les deux institutions laisse entrevoir une nouvelle ère d’espoir pour que la justice congolaise devienne enfin, comme le souhaitent les Congolais, le socle d’une société juste, équitable et respectueuse des lois.
Nathan Mundele
