Nono Atalaku, ancien animateur de Zaiko Langa Langa
L’organisation des obsèques de l’artiste congolais ‘‘Nono » Atalaku’’ a été au centre des échanges, le week-end dernier à Paris entre la famille biologique de l’illustre disparu et le professeur Emile Ngoyi Kasongo, Ambassadeur de la République Démocratique du Congo en France et à la Principauté de Monaco.
« Cette délégation familiale a été conduite par la sœur aînée de l’illustre disparu, accompagnée du doyen chanteur de la Rumba congolaise Niboma Canta, président de l’association « Congo Seben », ont précisé nos fins limiers.
Au cours de leurs échanges, ils ont parlé du programme de rapatriement du corps de Nono Atalaku à Kinshasa, ainsi que de la veillée mortuaire et du culte d’action de grâce qui va intervenir avant le départ du corps pour Kinshasa.
Pour le président de « Congo Seben », Canta Niboma, l’ambassadeur de la RDC s’est saisi du dossier et a promis de soutenir la famille musicale congolaise basée à Paris pour le rapatriement du corps de Nono Atalaku au pays.
Rappelons que Nono Atalaku, précurseur de l’animation dans la Rumba congolaise, est décédé le 10 janvier 2024 à Paris des suites d’une courte maladie.
De son vrai nom Honoré Monzuluku Mumbele, l’animateur Nono Atalaku a révolutionné l’animation de la rumba congolaise dans les années 80 et 90.
Très créatif, Nono Atalaku a façonné l’identité musicale du légendaire groupe Zaiko Langa Langa où il a marqué les esprits à travers ses cris d’animation et pas de danses qui donnaient du tonus au spectacle et surtout par sa capacité à ambiancer les scènes. Il est l’un des pionniers de l’animation « zekete zekete » dans son premier épisode. La première fois que les gens l’ont entendu, c’était à l’émission ‘‘Variété Samedi Soir’’ à la télévision nationale, le 30 octobre 1982. Cette même animation avait déjà aussi cartonné vers la fin des années 1970, quand elle était créée au sein de l’orchestre folklorique Bana Odéon.
Jusqu’à sa mort, Nono est considéré comme une référence et un précurseur du style d’animation qui fait aujourd’hui école dans l’histoire de la musique africaine.
JD
