C’est un signal fort que vient de lancer le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba. Arrivé le lundi 20 avril 2026 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, le patron des Mines entame une mission d’itinérance de haute portée stratégique. Prévue du 19 au 23 avril 2026, cette descente sur le terrain, qui touchera également les provinces du Bas-Uélé et du Maniema, a pour objectif de remettre de l’ordre dans le secteur minier, tant artisanal qu’industriel, pour que les richesses du sous-sol profitent enfin et réellement au peuple congolais.
Dès son atterrissage à Bunia, Louis Watum Kabamba a affiché sa détermination. Cette mission n’est pas qu’une simple visite de courtoisie, mais une véritable opération d’évaluation et de redressement de la gouvernance minière dans une région où l’or coule à flots, mais où les retombées pour le Trésor public et les communautés locales restent encore trop timides.
La traçabilité de l’or au cœur des priorités
L’un des enjeux majeurs de ce périple ministériel demeure l’amélioration de la traçabilité de la production aurifère. Dans ces zones riches en ressources, le secteur artisanal est souvent gangrené par des circuits informels qui alimentent la fraude et privent l’État de revenus substantiels.
Pour Louis Watum, il est impératif de « renforcer la gouvernance minière » en consolidant les mécanismes de contrôle. « L’amélioration de la traçabilité est essentielle pour garantir la transparence et maximiser les retombées économiques au profit de l’État et des communautés », confie une source proche du cabinet du Ministre. L’idée est de canaliser chaque gramme d’or produit vers les circuits officiels, mettant ainsi fin à l’anarchie qui profite aux réseaux parallèles.
Au-delà des chiffres et des statistiques, Louis Watum Kabamba place l’humain au centre de son action. La mission d’itinérance vise à évaluer l’impact réel de l’activité minière sur les économies locales et les conditions de vie des populations. Il s’agit de s’assurer que l’exploitation, qu’elle soit le fait de grands groupes industriels ou de coopératives artisanales, s’accompagne de projets de développement durable : infrastructures, accès à l’eau, électricité et respect de l’environnement.
Dans le Bas-Uélé, l’Ituri et le Maniema, les défis sont persistants. Les questions liées à la régulation des flux et à la responsabilité sociale des entreprises minières seront passées au peigne fin. Le Ministre entend ainsi promouvoir une exploitation « responsable », capable de transformer durablement le visage de ces provinces.
Cette démarche du Ministre des Mines s’inscrit en droite ligne de la vision du Gouvernement de la République, qui entend faire du secteur extractif le véritable moteur d’une croissance inclusive. En se rapprochant des réalités du terrain, Louis Watum Kabamba mise sur une synergie entre les autorités locales, les opérateurs miniers et les communautés riveraines.
Nathan Mundele
