La table ronde sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes s’est clôturée en beauté hier jeudi 20 novembre 2025. Cet évènement d’envergure, organisé, à Kinshasa, sous le haut patronage du Chef de l’Etat, avait pour objectif de définir des stratégies nationales unifiées et d’arrêter des mesures concrètes pour redynamiser le secteur de l’emploi et de l’entrepreneuriat en RDC. Dans son allocution de clôture, le Président de la République Félix Tshisekedi a salué avec fierté la qualité des échanges engagés durant les assises, annonçant la mise en place d’un Pacte national pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes.
Selon le Président Tshisekedi, ce Pacte national est, mieux qu’un mécanisme puissant, une lueur d’espoir qui illustre une volonté manifeste de changement de paradigme dans la conduite de l’action publique, pour une approche ambitieuse qui prend en compte la nécessité d’accélérer l’autonomisation des jeunes.
‘’Concrètement, ce Pacte national ne se limite pas à des principes : il comporte des résolutions précises, auxquelles j’accorde une attention particulière.
Je pense, notamment, à la mise en place de quotas obligatoires pour les stages et le premier emploi dans les entreprises publiques et privées, afin d’ouvrir massivement les portes du monde professionnel à nos jeunes. Je pense également à la réforme de l’Inspection Générale du Travail, pour lui permettre d’exercer pleinement la police administrative du marché du travail, protéger les travailleurs et garantir la dignité dans l’emploi’’, a expliqué, dans son discours du jour, le Chef de l’Etat. Dans un registre plus rassurant, Félix Tshisekedi a pris l’engagement de s’assurer que les résultats accompagnent réellement les mots, les intentions ainsi que toutes les mesures envisagées, pour répondre durablement aux attentes pressantes de la jeunesse congolaise dans sa globalité.
‘’Je veillerai, pour ma part, à ce qu’un mécanisme national de suivi et évaluation de notre Pacte national pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes soit mis en place sans délai, associant les institutions publiques, les représentants des jeunes, le secteur privé et nos partenaires. Ce mécanisme devra produire, à intervalles réguliers, des rapports publics, afin que la jeunesse congolaise puisse apprécier, en toute transparence, les progrès accomplis et les efforts qu’il nous reste à consentir’’, a affirmé le Président Félix Tshisekedi, dans son allocution, devant les jeunes.
La Pros.
MOT DE SON EXCELLENCE MONSIEUR FELIX-ANTOINE TSHISEKEDI TSHILOMBO, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, A LA CLOTURE DE LA TABLE-RONDE NATIONALE SUR L’EMPLOI ET L’ENTREPRENEURIAT DES JEUNES
Kinshasa, le 20 Novembre 2025
Honorable Président de l’Assemblée Nationale ;
Honorable Président du Sénat ;
Madame la Première Ministre, Cheffe du Gouvernement ;
Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle ;
Honorables Députés et Sénateurs ;
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
Excellences, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des Missions diplomatiques ;
Mesdames et Messieurs les Représentants du secteur privé, de la société civile et des partenaires au développement ;
Chers jeunes de la République Démocratique du Congo ;
Distingués invités ;
Mesdames et Messieurs,
Au moment de prendre la parole pour clôturer cette Table-ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, et après les échanges riches et directs que j’ai eus hier avec nombre d’entre vous lors de ma visite pendant vos travaux, je ressens à la fois de la fierté, de la responsabilité et une grande espérance.
Fierté, parce que ces journées de réflexions ont montré le meilleur de ce que notre Nation est capable de produire lorsqu’elle se met à l’écoute de sa jeunesse et qu’elle rassemble ses forces autour d’un objectif commun.
Responsabilité, parce que les attentes exprimées ici par nos jeunes sont immenses et légitimes.
Espérance, enfin, parce que les résolutions issues de vos échanges tracent une trajectoire ambitieuse vers un avenir différent pour des millions de jeunes Congolaises et Congolais.
Lorsque nous avons ouvert cette Table-ronde, j’ai souhaité que ce rendez-vous soit un moment de vérité et non un simple rituel protocolaire. Les témoignages, les débats parfois vifs, les analyses et les recommandations qui en ont émergé ont pleinement répondu à cette exigence. Ils montrent clairement que l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes ne peuvent plus être envisagés comme de simples politiques sectorielles, mais comme un véritable pacte national, scellé entre l’État, les institutions publiques, les collectivités, le secteur privé, la société civile et la jeunesse elle-même.
L’objectif que nous avions assigné à cette Table-ronde était de définir des stratégies nationales unifiées et d’arrêter des mesures concrètes en faveur de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes, conformément à la vision que je porte pour notre pays, la République Démocratique du Congo.
Je me réjouis qu’au terme de vos travaux, nous disposons désormais d’un Pacte national pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes. Ce Pacte, que je m’engage à endosser et à porter politiquement, repose sur plusieurs engagements structurants :
- L’engagement de l’État à inscrire durablement la question de l’emploi et de l’entrepreneuriat des jeunes au cœur des politiques publiques, des réformes et des budgets, et à renforcer la coordination entre les institutions concernées et les niveaux de gouvernance.
- L’engagement du secteur privé à ouvrir davantage ses portes aux jeunes, à soutenir les initiatives entrepreneuriales, à participer à la formation et au mentorat.
- L’engagement des partenaires techniques et financiers à aligner leurs interventions sur les priorités nationales identifiées au cours de cette Table-ronde, dans une logique de complémentarité et de durabilité.
- L’engagement de la jeunesse elle-même à être non seulement bénéficiaire, mais actrice, force de proposition et de suivi, gardienne exigeante de la mise en œuvre de ce Pacte.
Concrètement, ce Pacte national ne se limite pas à des principes : il comporte des résolutions précises, auxquelles j’accorde une attention particulière.
Je pense, notamment, à la mise en place de quotas obligatoires pour les stages et le premier emploi dans les entreprises publiques et privées, afin d’ouvrir massivement les portes du monde professionnel à nos jeunes. Je pense également à la réforme de l’Inspection Générale du Travail, pour lui permettre d’exercer pleinement la police administrative du marché du travail, protéger les travailleurs et garantir la dignité dans l’emploi.
À cela s’ajoutent l’accélération de l’opérationnalisation du Concours National des Plans d’Affaires Simplifiés (CONAPAS), l’institution par Décret, au sein des sections économiques de nos Ambassades et Missions diplomatiques, d’un guichet « Diaspora Entreprises », ainsi que la restructuration et la redynamisation de l’ensemble des structures chargées de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat.
Enfin, le Pacte prévoit de doter notre pays d’une loi spécifique de financement consacrée à la mise en œuvre de la Feuille de route sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes.
Je tiens ici vous assurer que j’ai pleinement pris connaissance de ces résolutions et que je veillerai personnellement à leur mise en œuvre effective par toutes les institutions concernées. Le Gouvernement, le Parlement, les services publics, nos représentations diplomatiques et l’ensemble des acteurs impliqués seront tenus de s’y conformer, afin que ce Pacte national pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes devienne une réalité vécue, et non un simple document de plus dans les archives de la République.
De ce point de vue, la Table-ronde qui s’achève aujourd’hui ne marque pas la fin d’un processus ; elle en constitue, au contraire, le véritable point de départ. Le chantier qui s’ouvre devant nous est immense, mais il est à la mesure de notre potentiel collectif.
Nous avons désormais une Feuille de route plus lisible, des engagements partagés, et surtout une jeunesse qui a démontré qu’elle était prête à prendre toute sa place. Il nous revient, à tous, de faire en sorte que les paroles prononcées ici, les documents adoptés et les résolutions arrêtées, se traduisent, dans les mois et les années à venir, en emplois créés, en entreprises lancées, en destins individuels transformés.
La jeunesse ne nous pardonnera pas si cette Table-ronde devait se réduire à un simple exercice de communication. Elle attend des actes. Elle attend des preuves. Les actions qui en découleront devront être à la hauteur de la mobilisation que nous avons constatée.
Je veillerai, pour ma part, à ce qu’un mécanisme national de suivi et évaluation de notre Pacte national pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes soit mis en place sans délai, associant les institutions publiques, les représentants des jeunes, le secteur privé et nos partenaires. Ce mécanisme devra produire, à intervalles réguliers, des rapports publics, afin que la jeunesse congolaise puisse apprécier, en toute transparence, les progrès accomplis et les efforts qu’il nous reste à consentir.
Chers jeunes,
Je tiens à vous remercier particulièrement pour votre participation active à ces travaux, pour votre franchise, pour vos critiques, pour vos propositions.
Je comprends votre impatience. Je connais vos doutes. Mais je suis surtout conscient de votre force et de votre résilience, car c’est d’elles que dépend, pour une large part, le devenir de notre Nation. C’est dans votre capacité à tenir bon, à vous relever, à créer et à innover malgré les obstacles que se joue l’avenir de la République Démocratique du Congo.
En tant que Président de la République, mon engagement à porter votre cause, à défendre vos intérêts et à protéger votre avenir demeure total et constant ; rien ni personne ne viendra l’altérer.
Je vous exhorte également à prendre toute votre part de responsabilité en poursuivant vos efforts de formation, en osant entreprendre, en vous organisant, et en restant exigeants vis-à-vis de l’État, mais également vis-à-vis de vous-mêmes.
L’écho de cette citation de George Bernard Shaw, qui m’a été rappelée hier par Madame Malu Kanda Marie Louise lors de ma tournée dans vos ateliers, résonne encore en moi : « Il y a dans la vie deux catégories d’individus : ceux qui regardent le monde tel qu’il est et se demandent : pourquoi ? Et ceux qui imaginent le monde tel qu’il devrait être et se disent : pourquoi pas ? ».
Aujourd’hui, je vous emmène avec moi, jeunesse de mon pays, à faire le choix de l’audace : l’audace d’oser, d’agir, d’avancer, car notre Nation porte une grande destinée et vous en êtes les acteurs essentiels.
Ne laissez personne vous faire croire que votre avenir se construira ailleurs que sur cette terre congolaise, que nous avons le devoir collectif de rendre plus juste, plus prospère et plus accueillante pour vos ambitions et vos projets.
C’est sur cette note d’espoir que je déclare officiellement clos les travaux de la Table-ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes et je réitère, devant notre jeunesse et devant la Nation congolaise tout entière, mon engagement personnel à faire de cet agenda une priorité absolue.
Que vive la Jeunesse congolaise !
Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo et son peuple.
Je vous remercie.
