L’Ingénieur agronome phyto-technicien, Branham Lukau, parle des dégâts et symptômes des larves des aleurodes qui attaquent des plantes dans plusieurs provinces du pays.
Les larves des aleurodes ont besoin de nombreuses protéines pour leur croissance et consomment donc de la sève de plante en grande quantité. Celle-ci contient une forte proportion de sucre et l’excédent est secrété sous forme de miellat. Les plus grandes quantités. Les dégâts causés aux cultures par les aleurodes résultent du fait qu’elles se nourrissent de la sève des feuilles, et de leur sécrétion de miellat.
Les conséquences
Si la population est très importante, l’amélioration en sève de plante est perturbée. Cela affecte la physiologie de la plante et peut entrainer un retard de croissance. En plein soleil, les feuilles peuvent se dessécher et tomber. Ce type de dégâts peut à son tour influer sur le développement des fruits et engendrer une réduction des récoltes.
Le miellat déposé sur le fruit le rend collant et cela stimule l’accumulation de fumagine (Cladosporium spp.). Le fruit est donc rendu impropre à la vente. Dans les cas graves, le fruit pourrira. De la fumagine s’accumule également sur les feuilles, réduisant la photosynthèse et la transpiration.
Les aleurodes ou mouches blanches sont des insectes ailés de la superfamille des Aley rodoidea. Leur taille ne dépasse pas trois millimètres de long. Ils sont qualifiés de suceurs-piqueurs, car ils piquent les végétaux et se nourrissent de leur sève.
Parmi les variétés les plus connues, on trouve : l’aleurode du tabac (Bemisia tabac) ; l’aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum) ; l’aleurode des Citrus (Dialeurodes citri) ; l’aleurode noir de l’olivier (Aleurolobus olivinus). Pour se reproduire, les aleurodes pondent des œufs au revers des feuilles. Leurs larves plates et blanches ressemblent à des Cochenilles.
Facteurs favorisants
Les fortes chaleurs offrent un climat propice au développement des larves. C’est pourquoi on retrouve les mouches blanches sur les plantes cultivées en serre et en intérieur.
Des virus peuvent être transmis
Mais les aleurodes sévissent aussi dans le jardin et le potager. Elles s’attaquent notamment comme les hibiscus, bégonias, coléus, hortensias, Plectranthus scutellarioides, aux légumes (choux, tomates, aubergines, pommes de terre, laitue) et aux fruits.
En consommant la sève des plantes et en sécrétant du miellat, l’aleurode diminue la valeur esthétique des cultures. Ceci est particulièrement préjudiciable dans les cultures ornementales.
Il sied de signaler que le Bemisia tabaci peut être présent dans plusieurs provinces de la République Démocratique du Congo (RDC). Les provinces qui pourraient être touchées par cet insecte ravageur sont notamment Bas-Uélé, Equateur, Haut-Uélé, Ituri, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Kinshasa, Kwango, Kwilu, Mai-Ndombe, Maniema, Mongala, Nord-Kivu, Nord-Ubangi, Sankuru, Sud-Kivu, Sud-Ubangi, Tanganyika, Tshopo, Tshuapa et Mongala.
Pour y faire face, il est essentiel de mettre en place des mesures de surveillances et de lutte appropriées dans toutes les provinces de la RDC pour limiter les dommages causés par Bemisia tabaci.
Branham Lukau Ingénieur agronome phytotechnicien !
(Texte tiré du site « Groupe papyrus »