Dans une mise au point de la communauté Banyamulenge en date du 2 décembre dernier, l’Honorable Lévis Rukema Makangura appelle à prévenir et à réduire d’éventuels dégâts et violences au sein des tribus Rurambo/Kahololo, des hauts-plateaux d’Uvira… dans la province du Sud-Kivu.
D’emblée, la communauté des Tutsis congolais s’insurge contre les informations distillées dans certains médias faisant état d’un prétendu génocide qui serait perpétré contre les Banyamulenge à Rurambo/Kahololo, hauts-plateaux d’Uvira dans la province du Sud-Kivu. Dans une mise au point, ces derniers dénoncent le narratif développé par les complices du Rwanda, identifié comme pays agresseur de la République démocratique du Congo.
Pour ce faire, ils dévoilent des manœuvres tendant à troubler la quiétude et à provoquer un désastre contre la population paysanne dans la visée des agresseurs d’étendre la guerre dans le Sud-Kivu. Alors que la paix et la stabilité commencent à s’installer dans les hauts-plateaux, dans les localités de Minembwe, Kamombo, Hijombo et Rurambo, des personnes, des réseaux mafieux et autres acteurs publics tirent profit du pourrissement de la situation à l’Est de la RDC.
Il s’agit de certains acteurs politiques de connivence avec l’agresseur qui ne jurent que par la déstabilisation de tout l’Est de la RDC. En outre, indiquent-ils, des combattants dits d’autodéfense et/ou Wazalendo, toutes tribus confondues, ayant érigé domicile dans les hauts-plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga/tombwe, se comportent souvent de façon prédatrice et y provoquent des vives tensions.
L’exemple le plus récent est celui du 29 novembre 2024, à Mikenge, secteur d’ltombwe, groupement de Basimukindji 1, où des bergers Banyamulenge qui conduisaient leurs troupeaux au pâturage, ont été arrêtés, torturés et soumis à des traitements inhumains par les Wazalendo, puis conduits auprès du lieutenant FARDC, commandant de la place qui a assisté impuissamment à ce drame.
« Chose étonnante, soulignent-ils, après les tortures et traitements inhumains de tous genres, les Wazalendo font circuler dans des réseaux sociaux, les images desdits bergers dénudés, étant assimilés aux voleurs de leurs propres bétails. Nous condamnons fermement les agissements de ces groupes armés dits d’autodéfense Wazalendo et les regards impuissants des FARDC qui abusent des règles élémentaires des droits humains, dont les pratiques donneraient raison à qui cherche les moyens d’élargir son champ d’action, en vue de déstabiliser et de semer la terreur et la désolation dans la partie sud, de la province du Sud-Kivu ».
La communauté Banyamulenge a, par ailleurs, rappelé que les derniers affrontements survenus, à Minembwe en date du 28 novembre dernier, ont causé d’énormes dégâts en vies humaines et matériels. C’est l’occasion pour ces tutsi congolais d’appeler tous les acteurs politiques locaux ressortissants des territoires ci- haut cités, particulièrement ceux issus des tribus, Bafuliiru, Bavira, Banyamulenge, Babembe, et Banyindu, à la diaspora, aux acteurs politiques, ainsi qu’à tous les combattants actifs dans cette partie de la Province du Sud-Kivu, à ne pas céder à des manipulations étrangères, ayant déjà emporté quelques acteurs congolais qui, aujourd’hui, s’adonnent à vilipender la RDC, en souillant, de manière récurrente, l’image du Gouvernement congolais.
Et d’interpeller à l’unité nationale en général, et la cohésion sociale entre les tribus des territoires de Fizi, d’Uvira et de Mwenga en particulier, sans discrimination aucune avant d’exhorter tous compatriotes et acteurs politiques, à bannir la haine, le tribalisme et les divisions tribalo-ethniques, un véritable frein à la paix et au développement durable.
Et de conclure : « Nos efforts doivent plutôt converger vers un idéal visant la recherche de la paix, la cohésion sociale, et à la mobilisation de masse, engagée à défendre la souveraineté et l’intégrité du territoire national. Nous sommes appelés à mener une lutte sans relâche, contre toutes formes d’oppressions dont le pays est victime, au lieu de servir les intérêts de l’ennemi, aux visées hégémoniques ».
La Pros.