A travers un communiqué publié ce 24 janvier 2025, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), apporte une mise au point sur l’affaire d’arriérés des salaires et de prime de sortie, revendiqués par ses anciens agents, ayant travaillé de 2013 à 2019. Ladite mise au point intervient suite aux manifestations organisées par ces derniers, propageant les rumeurs d’un prétendu détournement de 21 mois de salaire leur destinés, par l’actuel management de la Centrale électorale.
Pour couper court, la Centrale électorale clarifie et fixe l’opinion à travers ce communiqué qu’elle n’aurait jamais encaissé du Gouvernement de la République les fonds susvisés. Par ailleurs, elle indique que le Gouvernement aurait apuré les arriérés des salaires de 2019 en faveur de l’ancienne équipe, par virement bancaire dans leurs comptes individuels.
«Cependant, des éléments vérifiables à la disposition de l’actuel management de la CENI relève que le Gouvernement de la République avait apuré entièrement les arriérés des salaires de 2019 en faveur de l’ancienne équipe, et ce, par virement bancaire dans leurs comptes individuels respectifs», précise-t-elle.
S’agissant des salaires de la période 2020 à 2021, la CENI atteste que l’ancienne équipe aurait totalement encaissé les crédits y alloués, au titre de rémunérations pour les années 2020 et 2021 susvisés comme repris dans les différents rapports annuels correspondant à cette période.
En effet, la CENI parle plutôt d’un manque à gagner dû à la fluctuation monétaire de leurs salaires qui ferait objet de leur réclamation actuelle et non des arriérés des salaires détournés et impayés comme ces anciens membres et collaborateurs le prétendaient.
«Par ailleurs, leur réclamation actuelle porterait sur un manque à gagner dû à la fluctuation monétaire de leurs salaires qui auraient été indexés en dollars américains correspondant aux années sus-évoquées. Il ne s’agit donc pas de leurs arriérés des salaires détournés et impayés comme ils le prétendent », précise Aggée Matembo dans ce communiqué.
Pour plus de précision et de clarté sur l’affaire, la CENI élucide l’opinion publique que la source de son financement pour la rémunération de ses agents et membres relève de la compétence exclusive du Gouvernement de la République, elle ne générant aucune ressource en propre.
«Il apparaît évident que les accusations portées contre la CENI ne reposent sur aucun élément avéré, car, il est de principe des finances publiques que, émargeant du budget annexe, la rémunération des Membres et agents de la CENI relève de la compétence exclusive du Gouvernement de la République qui dote la celle-ci des fonds relatifs à la rémunération, parce qu’elle ne génère aucune ressource en propre », précise le communiqué.
Le management actuel de la CENI se dit ne pas avoir le pouvoir et la possibilité d’obstruer la liquidation d’une créance à ordonnancer par le Gouvernement. Par contre, la CENI serait disposée à accompagner, dans la stricte observance des règles en la matière et respect mutuel, une délégation de l’ancienne équipe dans toutes les démarches légitimes qu’elle jugerait utile en direction des autorités compétentes en vue de clarifier et dénouer ce dossier.
César Nkangulu
