Peuple congolais, n’hypothèque plus ton destin, deux fois, ça suffit.
- Motivation de cette réflexion Nous pouvons commencer à réfléchir maintenant sur qui sera notre futur Président de la République, puisque la cour Constitutionnelle vient de publier la liste définitive des candidats.
Cet exercice est primordial simplement parce que, le deuxième tour de la présidentielle ayant été éliminé, nous risquons de nous embrouiller en dernière minute et de remettre encore une fois nos destins entre les mains inexpertes au mieux, assassines et voleuses, au pire.
Nous en ressentons encore les souffrances dans nos chairs actuellement, à l’heure d’une crise nationale sociale très frustrante et très douloureuse. L’heure est grave. Il faut faire extrêmement attention. Surtout, dévêtissons-nous du fanatisme qui ne conduira le pays que vers une plus grande ruine encore.
- Les candidats retenus :
Rappelons les noms de nos candidats :
- Augustin MATATA
- Adolphe MUZITO
- Tony BOLAMBA
- Jean-Claude BAENDE
- Moïse KATUMBI
- Marie José IFOKU
- Noël TSHIANI
- Seth KIKUNI
- Radjabo TEBABHO
- Théodore NGOY
- Martin FAYULU
- Denis MUKWEGE
- Delly SESANGA
- Franck DIONGO
- Constant MUTAMBA
- Justin MUDEKEREZA
- Georges BUSE
- Rex KAZADI
- Abraham NGALASI
- NKEMA LILOO
- Floribert ANZULUNI
- Patrice MWAMBA
- André MASALU
- Félix TSHISEKEDI
- Joëlle BILE
- Enoch NGILA
La toute première opération à faire, et qui constitue le piège dans lequel nous ont laissé la CENI et la Cour constitutionnelle sous le faux prétexte d’exclusivité, est d’éliminer des candidats certes courageux, mais dont on ne sait pas trop ce que la République peut attendre d’eux.
En effet, à ce degré suprême de responsabilité nationale, il ne faut surtout plus prendre le risque de voter pour des illustres inconnus ou pour des dirigeants inexpérimentés sociopolitiques, mal formés et mal structurés.
Empruntons trois filtres.
Les éliminés par le filtre précédent le sont définitivement et ne reviennent plus aux étapes suivantes.
- Les filtres d’élimination
Sélectionnons-en trois : – Notoriété et expérience professionnelle – Critère de moralité – Critère d’excellence.
Filtre notoriété – expérience professionnelle
Il s’agit ici, d’éliminer les « inconnus » et des personnes sans aucune expérience professionnelle (les stagiaires à la tête de l’Etat).
Ne résistent pas à ce filtre, à mon sens :
- Le numéro 3 : Tony BOLAMBA qui est un illustre inconnu de la plupart des concitoyens
- Le numéro 4 : Jean-Claude BAENDE bien qu’ayant été Gouverneur dans le grand Equateur et étant une personne manifestement bien formée quand on l’entend parler. On dit aussi que c’est un prêtre qui a quitté les ordres.
Il faut vérifier ce dernier critère ;
- Le numéro 8 : Seth KIKUNI bien qu’encore une fois anciennement candidat, homme d’affaires manifestement prospère et bon communicateur dans les réseaux sociaux. Sans expérience sociopolitique avéré ;
- Le numéro 9 : Radjabo Teabho, inconnu ;
- Le numéro 15 : Constant MUTAMBA. On ne devient pas président de la République parce qu’on a géré une jeunesse fanatique d’un parti politique, fut-il aussi connu en son temps que le PPRD ;
- Le numéro 16 : Justin MUDEKEREZA, inconnu du public congolais ;
- Le numéro 18 : un des rares à n’avoir pas fanatisé avec la tribu au pouvoir triomphaliste. Il est constant dans ses positions, mais malheureusement fort peu connu ;
- Le numéro 19 : Abraham NGALASI, le candidat de Dieu selon lui mais dont la notoriété passe difficilement les frontières de l’Eglise dont il est pasteur;
- Le numéro 20 : Nkema LILOO, inconnu ;
- Le numéro 21 : Floribert ANZULUNI qui porte bien le nom de son père, président du Parlement sous le maréchal, activiste confirmé dans la Société Civile, mais qui n’en demeure pas moins un illustre inconnu, lui aussi ;
- Le numéro 22 : Patrice MWAMBA, non identifié au bataillon ;
XII. De même pour le numéro 23, André MASALU ;
XIII. De même également pour la numéro 25 : Joëlle BILE et
XIV. Le numéro 26 : Enoch NGILA : Au pire, on peut conseiller aux compatriotes ci haut, de retirer leurs candidatures, au mieux de penser déjà se coaliser avec des candidats plus prometteurs.
On peut me poser la question sur le numéro
- Madame Marie-Josée IFOKU.
L’admiration que j’ai pour cette citoyenne congolaise est justifiée par sa constance dans ses prises de positions sur la mal-gouvernance actuelle, sa ténacité : elle a déjà été candidate président de la République à la session passée, mais aussi, ses idées humanistes ; tout cela faisant d’elle, une femme absolument fondée à se présenter aux prochaines présidentielles.
Sauf que, de fait, elle n’est pas non plus connue du grand public.
Ce qui me pousserait à l’exhorter à se coaliser avec les candidats. Je pense et conseille la même chose à Monsieur Georges BUSE ancien Directeur de Cabinet du Président Laurent-Désiré KABILA, BUSE dont la sagesse, la réserve et l’intelligence devrait inspirer ces jacasseurs de Directeurs et des Conseillers des chefs qui ont oublié ou ne savent pas du tout que leur rôle est un rôle de coulisse ; pas de podium, ni de terrain.
Cela nous fait du coup 16 candidats éliminés par le premier critère. Il demeure ainsi dans la course :
- Augustin MATATA
- Adolphe MUZITO
- Moïse KATUMBI
- Noël TSHIANI
- Théodore NGOY
- Martin FAYULU
- Denis MUKWEGE
- Delly SESANGA
- Franck DIONGO ET
- Félix TSHISEKEDI ;
Passons-les par le filtre de la moralité
Filtre de la moralité
Ce filtre est délicat. Il peut faire trainer en justice des personnes pour diffamation, bien que des journaux soient-là qui nous démontrent clairement lesquels de ces personnages publics ont volé ou tué (c’est-à-dire, participer aux insurrections armées dans le pays).
Ce qui est sûr est que :
– nous avons vu des hautes personnalités faire publiquement scandale et dégrader l’image de la femme pour des raisons pourtant privées ;
– nous avons entendu des millions déménager du pays par certains de ces hautes personnalités que ce soit ici, ou en Europe. Il faut savoir qu’un citoyen qui garde son argent à l’étranger est un vrai criminel économique.
Que dire quand il s’agit des dirigeants pillant le trésor de leur pays ?
– Nous avons vu des vantards participer aux émissions sans arguments autres que la colère et l’injure, vidant même à l’occasion brutalement la salle.
Comment imaginer des dirigeants aussi légers et impulsifs ? ;
– (par-dessus tout) nous avons vu comment en quelques années un pays peut se transformer en enfer sécuritaire, sociale, économique, infrastructurelles, …
Tout cela doit nous enseigner.
Résiste à ce filtre, à mon sens :
– Augustin MATATA
– Moïse KATUMBI
– Martin FAYULU
– Denis MUKWEGE.
Je ne me justifierai pas sur ceux qui sont éliminés. Je n’ai aucune forme d’envie d’individualiser le problème. Il suffit de suivre le profil des uns et des autres et la vérité pourrait apparaître surprenante.
Revenons cependant sur les cas MATATA et KATUMBI qui ont été des gestionnaires au haut niveau de l’Etat et dont on ne peut pas dire qu’ils ne se sont pas salis les mains tout de même.
Je retiens :
– Qu’ils ont fait objet de procès qui n’ont pas abouti à leurs condamnations ;
– Que plusieurs de leurs concitoyens ont apprécié à leurs juste valeur les efforts qu’ils sont fournis pour développer la Nation ou la Province, malgré des ratés inévitables ;
– Qu’ils sont réellement populaires et que c’est priver au peuple d’un choix sérieux si on les éliminait, et par-dessus le marché
– Qu’ils ont appris de leurs erreurs pour devenir cette fois ces dirigeants éclairés, courageux et humanistes dont la Nation.
S’agissant de FAYULU, il a peu de chance. Le grand succès qu’il a eu, il le doit à la forte coalition qu’il avait faite avec BEMBA, KATUMBI et MUZITO à Genève.
Je crains qu’il ne pèse vraiment plus rien politiquement surtout après avoir interdit à ses partisans de participer au processus électoral. FAYULU jouerait prudent de faire une coalition avec les candidats favorables. On peut se demander pourquoi MUKWEGE résiste.
Simplement parce qu’il est connu bien que récemment engagé dans l’aventure politique.
En plus, il ne vient pas de « sous les arbres » où, dans un chômage d’aigreur, il jouait au loto présidentiel.
Il a géré depuis toujours des institutions.
On peut dire qu’elles furent sociales et pas politiques. Je pense justement qu’il faut éliminer au maximum de la gestion politique de notre pays ces rapaces qui ne savent rien d’autres que mentir, tuer et voler ; ces menteurs invétérés qui croient que quand ils ont harangué des peuples affamés, le monde est transformé ; qui ne se gênent pas, champagne à la main, dans des voitures de luxe, d’éclabousser leur compatriotes qui n’ont d’autre péché que d’être des piétons dans des villes sans trottoirs et de marcher sur des routes cabossées et truffées de flaques après la pluie.
On a besoin, non pas de politiques désormais dans ce pays, mais de gestionnaires, de vrais gestionnaires humainement et moralement bien inspirés en faveur de leurs concitoyens. Le pays s’en portera bien.
Ainsi, demeure-t-il dans la course trois personnalités que sont : – Augustin MATATA – Moïse KATUMBI et – Denis MUKWEGE
Le filtre de l’excellence
D’abord et heureusement, les seules qui restent sont des pères de famille sans histoire. Pas de brigands dans les bars. Ni des pères des vauriens et des parvenus.
Et c’est déjà un très bon indice pour qui veut élire un homme sérieux.
Par ailleurs, étant professeur d’université depuis des décennies, ne me demandez surtout pas de cracher sur l’intelligence que je considère comme un premier critère d’excellence. On peut me reprocher mon académisme, le fait que je crois que l’intelligence est tributaire des études.
Je le confirme sans ambages. On voit donc que seuls résistent à ce critère :
– Augustin MATATA – Denis MUKWEGE et que faire de KATUMBI ?
Force est de reconnaître que cet homme est inéliminable, il résiste à tout étant donné son expérience, mais surtout sa popularité et, ses tacles envers la bêtise gouvernementale, qui laissent supposer qu’il peut faire mieux. Alors, je veux vous dire ce qu’il faut faire.
- Dernier conseil pratique
Avec des élections à un tour, il faut faire attention de pécher par suffisance. Il faut également éviter l’émiettement des voix qui ouvriraient les portes à toutes les tricheries les plus inimaginables dont nous voyons déjà des signes avant-coureurs.
MATATA, MUKWEGE, KATUMBI, il est l’heure de vous rencontrer, de monter des stratégies communes pour le bien de la Nation de même que les autres les font ou les ont faites pour noyer et tuer la Nation.
LE TEMPS DE LA COALITION est arrivé !
Ne vous séparer pas pour tellement de petites choses qui peuvent séparer des gens.
Vous êtes des grands. Unissez-vous, partagez des responsabilités nationales déjà s’il le faut, mais changez urgemment la gouvernance de ce pays.
Tous les congolais en ont besoin.
Ma prière est que vous ne fassiez pas gaspiller à la population cette nième occasion en or pour le tirer de l’enfer où il brûle depuis 60 ans : « Zamba ezopela, nyama iboyi kokima ».
Nous sommes sans retraite, au propre comme au figuré. Je veux que vous le compreniez.
PITIE POUR LES CONGOLAISES ET LES CONGOLAIS, SVP.
Gyavira
Libre penseur, éducateur de l’élite et prophète des masses
