Depuis l’adoption par la République Démocratique du Congo à la forme rigide de sa Constitution, la révision de cette dernière devient complexe. C’est en cas de nécessité majeure exprimée par la population que la Constitution peut être révisée. Cependant, la forme dite souple de celle-ci sous Mobutu adapte la Loi-mère aux intérêts des dirigeants.
A ce stade, souligne Me Raphaël Odumbe, une révision constitutionnelle n’est pas envisageable. Et de justifier que le pays traverse des moments difficiles de son histoire pour évoquer une probable révision. C’est, ni plus ni moins, vouloir faire appel à une approche personnifiée du pouvoir à l’instar des années antérieures.
Par ailleurs, Me Raphaël Odumbe fait savoir qu’à la suite de l’annonce de la révision constitutionnelle, la société s’est perdue dans les conjectures en cherchant à comprendre si l’actuelle Constitution de 2006, serait à la base du blocage du bon fonctionnement des institutions de l’Etat. Quel serait l’intention de l’homme politique congolais en révisant la constitution, s’est-il interrogé ?
Pour Raphaël Odumbe, le changement ou modification de la Constitution n’est pas une priorité au regard de l’insécurité à l’Est et de la précarité de vie de la population. Il y a mieux à faire au lieu de continuer avec la victimisation en rejetant tout dysfonctionnement aux opposants, a-t-il conclu.
Michel Okaso
