La Diva Barbara Kanam, DG du FPC
L’état de santé de l’artiste chanteuse Barbara Kanam, Directeur général du Fonds de promotion culturel (FPC) en République démocratique du Congo est stable, contrairement aux rumeurs faisant état du fait qu’elle serait en soins intensifs, indique un communiqué du FPC.
« Mme la Directrice Générale du Fonds de Promotion Culturelle n’est pas admise en soins intensifs dans une institution hospitalière de la place. Le cabinet du DG du FPC porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que son état de santé est relativement stable», a-t-on appris du communiqué signé par Samy Mafuta, Assistant personnel de Barbara Kanam.
Contacté pour plus amples détails, il a souligné que l’artiste a fait un malaise dans la journée du 9 mars dernier et a été conduite dans un centre médical approprié.
« Elle est juste un peu souffrante et non ce que racontent les réseaux sociaux. L’artiste va mieux. Sa situation est maintenant stabilisée. Elle a juste besoin de beaucoup de repos. La DG a été renvoyée depuis dimanche à son domicile», a-t-il précisé.
8 mars : Barbara Kanam a rendu hommage aux femmes de l’Est du pays
Il sied de rappeler que peu avant de connaître ce trouble physiologique, Barbara Kanam a organisé le 8 mars dernier avec les femmes artistes et culturelles une messe à la Paroisse Notre Dame de Fatima, à Kinshasa en mémoire des femmes victimes de l’insécurité dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.
« Les femmes évoluant dans le secteur des arts et de la culture se lèvent en ce jour du 8 mars dédié à la gente féminine pour exprimer leur désolation contre la situation qui prévaut dans l’Est de notre pays où les femmes sont victimes de l’agression rwandaise», a déclaré Barbara Kanam, dans son speech.
Et d’ajouter : « C’est depuis 1994, à la suite d’un fait qui relève indéniablement de notre hospitalité que la RDC est victime d’une série de drames dont les conséquences sont inimaginables et insoutenables, aux nombres desquelles nous comptons plus de 12 millions de morts. Des femmes violées, éventrées, enterrées vivantes ; des bébés tués au mortier, des scènes d’une monstruosité qui ne sauraient laisser indifférente les consciences humaines saines. Sans oublier près de 6 millions de déplacés. Nos cœurs saignent ! ».
La DG du FPC a, à cette occasion, réaffirmé son soutien indéfectible au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi pour son engagement ferme à ramener la paix dans la partie orientale de notre pays.
« Notre pensée à ce jour est aussi à l’égard de la distinguée première dame, pour toutes les initiatives positives en faveur de ces femmes meurtries », a-t-elle renchéri.
Culture, socle et l’âme d’une
Pour Barbara Kanam, cette situation de l’Est frise la complicité pour s’accaparer des richesses du pays.
« Au-delà du pillage des ressources naturelles de notre cher et beau pays, c’est de notre identité dont il est question. C’est de notre culture qu’il s’agit. L’ennemi a voulu créer la résignation en nous, en choquant nos consciences avec des actes ignobles à l’égard de la femme. Il s’est attaqué à notre âme, à notre culture qui est le socle de notre nation » s’insurge-t-elle.
Et de poursuivre : « Malgré que l’ennemie croit avoir tout pris de nous, il ne nous prendra pas notre patrimoine, notre identité. La culture est une arme efficace pour garantir notre unité, notre souveraineté et notre dignité.
Pour la Diva Kanam, cette barbarie meurtrière a touché la chair mais elle n’a pas ébranlé l’âme congolaise. « A cause de l’insécurité à l’Est, la culture congolaise a subi de lourdes pertes, rendant ainsi la RDC orpheline de ses éminentes ambassadrices culturelles », fustige-t-elle.
La diva mobilise pour la paix
Face à cette tragédie qui a emporté de nombreuses ambassadrices de la culture, Barbara Kanam a exhorté les femmes culturelles et celles des autres secteurs à mettre de côté leurs clivages notamment, artistique, politique, religieux et sociologique.
«Le moment est venu de se transformer pour défendre notre chère nation chacun dans sa discipline. Soyons actrices et portons cette noble cause, celle de la promotion de notre culture dans sa grande diversité et celle de la cohésion nationale », a souligné la patronne du FPC.
Et de martelé : « Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble demeure la clé de la réussite. Le chef de l’Etat Félix Tshisekedi y croit, moi aussi j’y crois et le sais que vous y croyez également».
« Après toutes sortes d’humiliation, l’heure est à la résilience, au relèvement de nos fronts longtemps courbés pour que le monde entier sente que les femmes artistes et culturelles sont fortes et engagées », a conclu Barbara Kanam.
Très pertinent, le message de la DG du FPC a été bien capté et a permis aux femmes artistes et entrepreneuses culturelles de prendre conscience et discerner la gravité de la situation d’insécurité dont la femme est victime dans l’Est du pays.
Jordache Diala
