Le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu en bottes de caoutchouc a remonté, hier mercredi 9 avril, les eaux des inondations de dernières pluies diluviennes pour exprimer sa solidarité aux sinistrés du quartier Ndanu. Il s’agit d’un des quartiers les plus touchés par ces pluies.
Une descente sur le terrain pour évaluer les dégâts, réconforter les sinistrés, et surtout, interpeller les autorités sur l’urgence d’une réponse coordonnée. Accompagné de membres de la communauté catholique et de volontaires, le Cardinal Fridolin Ambongo a d’abord visité une paroisse locale submergée par les eaux et les stigmates de la catastrophe y sont encore visibles : murs effrités, des mobiliers endommagés, boue persistante.
La visite s’est poursuivie dans les ruelles inondées de ce quartier, où des habitations ont été partiellement ou totalement détruites. Sur place, le Cardinal s’est entretenu avec des familles encore présentes sur le lieu et qui ont tout perdu.
43 morts et plus de 2.000 sinistrés
Le bilan humain des conséquences de ces pluies diluviennes s’est alourdi, passant de 33 à 43 décès, selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, publié le mardi 8 avril 2025.
Outre le lourd tribut en vies humaines, les inondations ont également fait 46 blessés, actuellement hospitalisés. Des milliers de personnes se retrouvent sans abri, avec 2.956 sinistrés recensés et hébergés dans divers sites d’accueil officiels.
Concernant l’approvisionnement en eau et en électricité, le ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a toutefois assuré que les travaux de réparation progressent rapidement.
Actuellement, tous les postes à haute et moyenne tension sont opérationnels, et toutes les usines de la REGIDESO sont alimentées. Sur le réseau de distribution, 121 cabines sur 159 et 17 feeders (lignes moyenne tension) sur 23 ont été remis en service.
«Les dernières prévisions météorologiques indiquent la poursuite des intempéries, ce qui exige une vigilance accrue, particulièrement dans les zones ou communes identifiées à haut risque (Ndjili, Matete, Barumbu, Selembao, Mont Ngafula, Kisenso, Ngaliema, Limete, Makala)», prévient le ministère de l’Intérieur.
La Pros.
