Le nouveau locataire de l’Hôtel de ville de Kinshasa s’est rendu compte finalement du niveau de délabrement des infrastructures lui léguées par son prédécesseur. Le bâtiment devant abriter les bureaux du gouverneur se trouve dans un état d’insalubrité que reflète celle de la Capitale. D’aucuns se demandent si cette insalubrité était entretenue à dessein pour piéger le nouveau gouverneur. Dieu seul sait!
Plutôt que de commencer par la Capitale, le nouveau patron de la ville-province de Kinshasa a choisi de créer un cadre propice pour le travail. C’est ainsi que Daniel Bumba a enjoint l’entreprise chargée de l’exécution des travaux de réhabilitation de Hôtel de ville de faire diligence. Au même moment, le successeur de Gentiny Ngobila s’est rendu compte que les agents et cadres de l’Hôtel de ville n’étaient plus payés depuis près de 3 ans.
Ainsi, Daniel Bumba prend la mesure des défis qui l’attendent à la tête de Kinshasa. Gérer la Capitale de la RDC est un perpétuel recommencement. Tous les gouverneurs se trouvent toujours à la case-départ quand ils prennent leur fonction : pas d’engins d’assainissement, pas de véhicules anti incendie… avant d’évoquer les caisses de la Capitale qui sonnent creux.
Kinshasa est toujours en queue de peloton des capitales propres d’Afrique. La rupture du contrat avec le Japon qui s’était chargé d’évacuer les déchets en créant à travers la Capitale des sites de décharge d’immondices avec ses camions à ordures, a enlaidi l’ancien Léopoldville. La Capitale congolaise a immédiatement basculé dans la crasse. Les véhicules mal entretenus ont fini comme de simples épaves avant d’être vendus frauduleusement aux particuliers.
L’Union européenne va s’engager, plus tard, à prendre la relève en créant de nouveaux sites de décharge d’immondices dans les différents quartiers de Kinshasa. Les ménages y allaient jeter gratuitement leurs déchets. Kinshasa a humé, une fois de plus, l’air frais de la salubrité surtout qu’il avait été créé des sites d’enfouissement vers les communes N’sele et Maluku.
Les autorités de l’époque qui s’étaient réjouies de ce don de l’Union européenne, n’envisageaient pas de préparer la relève. La fin de cette nouvelle coopération va plonger les Kinois, à nouveau, dans le désarroi. Les immondices ont fini par envahir les rues obstruant les canaux d’évacuation d’eau. Conséquence : des inondations qu’on pouvait éviter. Les véhicules légués à l’Hôtel de ville ont fini par disparaitre l’un après l’autre.
Curieusement, les mêmes autorités qui s’illustrent dans cette gestion calamiteuse de la Capitale, se battent pour revenir aux affaires et surtout qu’ils se revendiquent de la plateforme présidentielle après y avoir été blanchie. Ce tableau macabre tel que peint, appelle à un sursaut patriotique mais surtout à une gestion non complaisante de la Capitale.
La Pros