On n’est toujours pas sorti de l’auberge dans la désignation du ticket de l’Union sacrée pour le bureau de l’Assemblée nationale. Alors qu’intervient aujourd’hui, lundi 13 mai, la clôture de dépôt des candidatures, les élections proprement dites sont maintenues pour samedi 18 mai prochain. Vital Kamerhe ne saurait dormir sur ses lauriers aussi longtemps qu’on n’aura pas franchi cette étape des élections du bureau définitif. On croyait en terminer avec Willy Mishiki après son désistement quand survint un groupe de 214 députés nationaux de l’Union sacrée de la nation qui s’identifient comme des députés républicains.
Elus de toutes les 26 provinces et membres de différents partis et regroupements politiques siégeant à l’Assemblée nationale, lesdits députés nationaux justifient leur démarche par le souci de combattre le tribalisme, le népotisme, le favoritisme et toutes les antivaleurs.
Ces derniers désapprouvent, dans une déclaration politique, les animateurs de six postes devant revenir à l’Union sacrée. Ils invitent, pour ce, le Chef de l’Etat à rejeter la proposition et à exiger la représentation équitable des provinces, le respect du poids politique et de refuser tout népotisme.
Des échos parvenus à ces députés frondeurs font état d’un fils Bahati issu de la même tribu que Vital Kamerhe à la questure. Tandis que Caroline Bemba, l’adjointe du supposé questeur et Jacques Djoli : tous deux ressortissants du grand Equateur. Christophe Mboso, président du bureau provisoire, figurerait également dans le ticket comme 2ème vice-président malgré son faible poids politique et sa défaite aux primaires pour le perchoir.
Ces députés trouvent inacceptables qu’une province, une tribu ou un espace provincial occupe deux postes au Bureau alors que d’autres sont absents. Ils menacent de ne pas voter les candidatures de L’Union sacrée si jamais elles ne tiennent pas compte de leurs principes républicains.
L’Assemblée nationale censée investir le gouvernement, amorce son dernier virage dans cet imbroglio. Entretemps, la Première ministre Judith Tuluka tient à ces principes, entre autres, le respect du genre, de la géopolitique, des technocrates et non des chefs des partis politiques.
Au Sénat, la publication des résultats provisoires étant intervenue lundi 29 avril 2024, l’ouverture de la première session extraordinaire et inaugurale de la nouvelle législature à la Chambre haute du Parlement interviendra ce même lundi 13 mai, soit 15 jours après la publication des résultats provisoires.
Comme à l’Assemblée nationale, c’est le secrétaire général du Sénat qui présidera la plénière d’ouverture de la session inaugurale en vue d’annoncer et installer le doyen d’âge et de deux élus moins âgés devant siéger au bureau provisoire du Sénat.
La Pros.