La Commission mixte Défense et Sécurité, réunissant les élus de l’Assemblée Nationale et les membres du Sénat, a échangé le mardi 20 janvier 2026 avec une délégation de l’Union Européenne conduite par Claire Gaudin. Une rencontre tenue à huis clos, centrée sur les préparatifs de la mise en œuvre de la deuxième mesure d’assistance européenne destinée à appuyer les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Les travaux se sont déroulés sous la direction du président de la Commission Défense et Sécurité de la Chambre basse, le Député National de Walikale, Rubins Mikindo, en présence du Rapporteur de l’Assemblée Nationale, le professeur Jacques Djoli, membre de ladite Commission, ainsi que du Sénateur Masudi Bilele, Rapporteur de la Commission Défense et Sécurité du Sénat.
Ce cadre institutionnel, associant les deux Chambres, traduit la volonté d’un suivi parlementaire resserré sur les questions de défense, de sécurité et de coopération internationale.
Au centre des échanges : les modalités de déploiement de la deuxième mesure d’assistance adoptée par les Etats membres de l’Union Européenne dans le cadre de la Facilité européenne pour la paix. Selon les déclarations de la cheffe de la délégation, Claire Gaudin, cette mesure prévoit un appui au projet de Forces armées des pays partenaires, inscrit dans une logique de soutien structuré aux capacités des forces nationales.
Sans détailler le contenu opérationnel, huis clos oblige, la délégation européenne est venue partager l’état des préparatifs, clarifier l’approche, et recueillir les appréciations des membres de la Commission sur les attentes, les priorités et les contraintes propres au terrain congolais.
Au sortir de la rencontre, la délégation de l’Union Européenne dit avoir quitté le Parlement très satisfaite des éléments d’informations partagés par la Commission mixte Défense et Sécurité. Cette satisfaction, à elle seule, indique un dialogue jugé utile et constructif entre les partenaires, dans un contexte où l’efficacité de tout appui extérieur dépend aussi de la cohérence des orientations nationales et du contrôle institutionnel.
Cette séquence parlementaire intervient à un moment où l’opinion attend des résultats tangibles en matière de stabilisation et de montée en puissance des FARDC. L’attention se porte désormais sur le passage des préparatifs à l’exécution, la définition des priorités, la transparence des mécanismes, ainsi que la capacité des institutions à accompagner et contrôler l’implémentation, afin que l’assistance annoncée se traduise effectivement par des gains opérationnels et une meilleure protection des populations.
La Pros.
