« Face au désarroi du peuple que nous constatons, on a l’impression que la République Démocratique du Congo perd son âme. Plus d’énergie et le peuple vit dans une sorte de sidération totale. On ne sait plus comment faire. Malgré l’impression de la résilience le peuple ne se retrouve pas. Et, chaque analyse permet à redonner de l’énergie et de l’espoir afin d’aider cette jeunesse qui nous suit aujourd’hui à reconstruire un avenir meilleur pour un nouveau Congo », a déclaré monsieur Chérubin Monyango, Observateur de la vie politique et analyste politique, dans sa première prise de parole au cours de l’émission Bisso Congo aux côtés du Professeur Michel Kitoko, son co-débatteur.
Invité dans cette émission pour exploiter le thème : ‘’Paix en RDC : entre dialogue, guerre ou diplomatie’’, monsieur Chérubin Monyango n’a pas hésité à donner son point de vue qui contribuerait efficacement à l’avenir du pays en ce temps de grave crise qu’il traverse depuis la prise des deux provinces du Kivu par le mouvement rebelle AFC/M23 de l’ancien chef de la centrale électorale congolais, Corneille Nangaa.
Faisant un parallélisme avec les événements qui ont marqué la fin de la deuxième république du Maréchal Mobutu, ce cadre et membre de l’élite politique estime que l’histoire se répète.
Selon lui, si l’AFDL de Mzee Laurent Désiré Kabila avait pu pénétrer sans trop de difficultés c’est parce qu’il aurait un tapis rouge déjà déroulé sous les plantes de pieds du Soldat du peuple et que l’UDPS ainque d’autres partis de l’opposition auraient contribué pour en venir à bout.
Une leçon déjà comprise par les congolais qui, à ce jour, ne peuvent plus accepter que pareille situation se reproduise sous leurs yeux voyants.
Appel à la cohésion nationale
« Sans la cohésion nationale le Président de la République n’aura pas assez de poids politique pour travailler à l’international », explique Chérubin Monyango. Mais, il précise par ailleurs que la cohésion nationale n’est que l’incidence de la cohésion sociale. « Ainsi, la population rejettera facilement le régime et le pouvoir si elle ne sent pas la cohésion sociale », affirme-t-il.
J’estime qu’il est plus qu’impérieux de préconiser la cohésion nationale tout en mettant en avant la cohésion sociale. Notamment, par la dépolitisation de l’accès à la fonction publique, la suppression des inégalités sociales, la réduction ipso facto du train de vie des institutions et celles des acteurs politiques qu’il faut revoir.
Le chemin de la cohésion nationale
Entre la démarche du tandem CENCO-ECC et la mise en place d’un Gouvernement d’union nationale le choix est bien clair pour Chérubin Monyango. La voie idéale qui mènera à cette cohésion nation demeure le deuxième schéma, c’est-à-dire, la mise en place d’un Gouvernement d’union nationale.
« La cohésion nationale exige aux congolais de résoudre les défis ensemble, de mettre les politiques publiques préventives ensemble », déclare-t-il.
La démarche des chefs religieux n’est pas mauvaise dans son ensemble pour qu’elle vise également à réunir tout le monde autour d’une table pour la recherche de la paix avant tout. Une quête de paix qui pourrait conduire à un cessez-le-feu dans l’Est du pays mais pas directement à une paix durable estime Chérubin Monyango.
Selon lui, cette paix durable proviendrait de l’intérieur par la cohésion nationale à travers donc un gouvernement d’union nationale.
Acteurs membres du Gouvernement national
Le gouvernement d’union nationale voulu par le Chef de l’Etat est une façon pour lui d’élargir sa sphère politique en réunissant autour de lui quelques autres membres de l’opposition, cadres politiques et la société civile dans le but de renforcer sa détention son pouvoir qui serait déjà affaibli à cause de cette guerre d’agression qui cherche à manipuler les congolais en les divisant pour mieux atteindre les objectifs, dixit cet acteur politique.
Retour politique de Joseph Kabila
La sortie politique de l’ancien Président congolais Joseph Kabila a fait exploser la toile à travers ses propos jugés évidents par certains congolais et faux par d’autres surtout en cette période où l’unité et la cohésion nationale devrait caractériser les populations de la RDC dans leur ensemble.
Chérubin Monyango a, quant à lui, estimé que toutes les critiques que le Président honoraire a portées envers le régime actuel auraient été vécues tout au long de ses dix-huit ans de règne à la tête du pays. Selon lui, passer par une tribune n’était pour lui qu’une simple façon d’attirer l’attention du monde alors que le fond de son message n’a pas donné lieu à une leçon de morale recevable pour les congolais qui l’ont attendu s’exprimer pour des orientations dans le sens de sauver la paix et participer ainsi à la sécurisation du territoire national et de l’intégrité territoriale. Il serait donc mal placé pour tirer sur Félix Tshisekedi.
Une prise de position de Chérubin Monyango qui a été contredit par son co-débateur qui a estimé que le message véhiculé par Joseph Kabila devrait être pris avec attention au regard de sa véracité car, lui-même ayant été combattu par le M23 en son temps, cette rébellion n’est plus dans le même format à ce jour. Il invite donc le Président Félix Tshisekedi à procéder à la mise à l’écart de certains penchants provenant du Président de la République afin de tenir compte des éléments probants qui proviennent des oppositions politiques pour permettre à ce que le Congo reste Un et Indivisible.
Pour Chérubin Monyango, le M23 a été mis en sommeil par Joseph Kabila. Ça refait surface lorsqu’il y a eu des accords non respectés. Une position qui vient soutenir l’affirmation de Félix Tshisekedi qui a toujours clamé que son prédécesseur serait le parrain du mouvement rebelle du M23.
Avènement du procureur de la CPI en RDC
Un non-événement et une distraction qui n’est qu’une façon pour la CPI de faire des menaces à l’endroit du Rwanda, pays agresseur de la RDC, sans y apporter des actions concrètes pour sortir le pays de cette crise sécuritaire horrible qui sévit dans l’Est du pays.
Un éveil patriotique est lancé aux congolais pour une prise de conscience collective dans la recherche d’une paix durable à l’interne et non en attendant des solutions externes.
La Pros
