Après la décision de la Chambre Haute de retirer les immunités de l’ancien Président Joseph Kabila, plusieurs voix s’élèvent, soit pour soutenir l’initiative en la qualifiant « d’une décision salvatrice », soit pour condamner l’action du pouvoir en place en la traitant « d’injuste ». Parmi les congolais qui ont haussé la voix au sujet de l’ancien président de la République et Sénateur à vie, l’on cite Jean-Marc Kabund, président du parti politique Alliance pour le Changement et ex. vice-président de l’Assemblée Nationale qui tacle le pouvoir au lendemain de la sortie médiatique de Joseph Kabila du 23 mai.
Pour l’opposant Jean-Marc Kabund, ce discours de l’ancien président Joseph Kabila montre que « nul n’est fort éternellement », et estime que c’est une leçon essentielle qui s’y dégage. Il insiste sur l’importance du respect des principes démocratiques.
« En écoutant le discours du Président honoraire J.K.K., une leçon essentielle se dégage : nul n’est fort éternellement. Dans un État véritablement démocratique, le combat pour la démocratie ne devrait jamais être criminalisé, car il est mené non seulement pour honorer les morts, mais aussi pour défendre les vivants et préserver l’avenir des générations à venir. Il est donc impératif que les détenteurs actuels du pouvoir comprennent que ce combat est également mené pour eux », a-t-il déclaré.
L’ancien Secrétaire Général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) appelle l’actuel régime à bâtir la démocratie sur des principes et des normes reconnus à la fois au niveau national qu’international. « Dans un État véritablement démocratique, le combat pour la démocratie ne devrait jamais être criminalisé », a-t-il déclaré en substance.
«Évaluer la démocratie à l’aune de ses intérêts personnels constitue une distorsion dangereuse : c’est non seulement politiquement incorrect, mais aussi socialement injuste. On ne peut pas défendre la démocratie uniquement lorsque l’on se trouve du mauvais côté du revolver, et tolérer la dictature lorsqu’on est du bon côté du revolver. La démocratie et l’État de droit doivent être fondés sur des principes et des normes reconnus à la fois au niveau national et international », a expliqué Jean-Marc Kabund.
En donneur de leçon, Jean-Marc Kabund indique que le discours de Joseph Kabila enseigne que nul n’est au-dessus de la nation.
« Le discours de J.K.K. nous enseigne clairement que nul n’est plus grand et plus fort que la nation qui l’a vu naître. Aux détenteurs du pouvoir actuels et à venir : quelle que soit la durée de la fête, le moment viendra où l’on devra répondre de ses actes devant l’histoire, voire devant la justice. Un conseil s’impose dès lors : respectez les règles démocratiques, les lois et les règlements de la République », a-t-il invité le pouvoir de Kinshasa.
Il a dans la foulée appelé le régime actuel à se préparer “avec responsabilité et humilité, à quitter le pouvoir, car la roue de l’histoire tourne inlassablement”.
Le président de l’Alliance pour le Changement appelle ainsi au respect strict des lois, règlements et principes démocratiques »
Jackson Mutamba
