20 janvier 2023-20 janvier 2025, une année jour pour jour, depuis l’entame du 2ème quinquennat de Félix Tshisekedi. A la prestation de serment du 4ème Président de la République, l’actuel locataire de la Cité de l’UA avait présenté son programme ambitieux du développement de la RDC basé sur 6 principaux piliers. Une année après, même si les lignes semblent bouger, il sied de reconnaitre que beaucoup reste à faire alors que l’épineux projet de la modification de la Constitution continue à faire l’objet de nombreux conciliabules dans les salons huppés de la Capitale.
Entretemps, l’approbation par le Conseil d’Administration du FMI d’un accord en 38 mois d’un montant de 1 729 millions de dollars au titre de la Facilité élargie de crédit et un accord en 38 mois d’un montant de 1 038 millions de dollars au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité en faveur de la République démocratique du Congo, est l’un des signaux fort de ce 2ème quinquennat.
Ce programme financier permettra de maintenir la stabilité macroéconomique, d’améliorer le climat des affaires, de renforcer la gouvernance et la transparence, ainsi que de favoriser une croissance inclusive. Une première depuis la rupture de programme en 2012 avec les institutions de Breton Woods.
Ce 1er anniversaire de ce deuxième mandat de Félix Tshisekedi, coïncide avec la prestation de serment, aujourd’hui 20 janvier, du Président américain Donald Trump. La République Démocratique du Congo attend beaucoup de cette nouvelle administration américaine. En réalité, c’est sous Biden que la guerre d’agression a pris une certaine ampleur. En effet, en dépit de nombreux rapports des experts des Nations Unies attestant que le Rwanda avait violé l’intégrité d’un territoire souverain qui est la RDC, la Communauté Internationale ne s’est limitée qu’à de simples condamnations là où la RDC appelle d’entamer aux sanctions.
Le nouveau sous-secrétaire d’Etat américain en charge de l’Afrique va trouver sur sa table, entre autres, le dossier brulant de l’agression de la République Démocratique du Congo par le Rwanda avant d’évoquer le refus de Kagame qui menace de bloquer l’extension du projet américain du port de Lobito.
En attendant, le Gouvernement congolais a réitéré son refus catégorique de négocier avec le M23 qu’il considère comme mouvement terroriste. C’était, samedi dernier, à l’occasion de l’adresse traditionnelle du Président de la République Félix Tshisekedi aux membres du corps diplomatique accrédités en République Démocratique du Congo pour une cérémonie d’échanges de vœux.
Négocier avec le M23, c’est la ligne rouge à ne pas franchir. Sur cette question la RDC reste intransigeante.
La Pros.