Le centre culturel Boboto, un centre qui se base à la promotion des cultures de la République Démocratique du Congo et l’animation culturelle et spirituelle des publics, a servi, le jeudi 7 décembre dernier, de cadre à la tenue d’une matinée de sensibilisation des étudiants au processus électoral, initiée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Cette actvité s’est focalisée sur plusieurs aspects en rapport avec les joutes électorales , à savoir : le processus de vote, le dépouillement, la compilation et la publication des résultats provisoires ; la cartographies des bureaux de vote et de dépouillement et enfin, le dispositif électronique de vote (DEV) : démonstration et simulation.
Yves Kota, Directeur à la CENI, a indiqué que le présent vote est différent des autres votes. Il en a justifié du fait que dans les trois précédents cycles électoraux, le vote n’était pas aisé et surtout les électeurs prenaient beaucoup de temps pour retrouver le nom, le numéro des candidats dans la machine. A cette problématique, révèle-il, s’ajoutait l’écueil du dépouillement où il y avait la présence de bulletin nul. Cependant, il a considéré le bulletin nul comme une opération qui ne permettait pas aux électeurs de choisir facilement leurs candidats. «Le dispositif électronique est une machine simple de par sa constitution et de par son utilisation. Il est constitué que d’un écran tactile auquel se font toutes les opérations», a-t-il défini.
Il a ajouté que ce dispositif électronique comprend deux types d’imprimantes. La première est appelée imprimante scanner, la seconde accepte le rouleau-papier. Sur le même registre, il a fait savoir que la CENI a prévu 75478 mille bureaux de vote pour le Congo ainsi que pour tous la diaspora congolaise et qu’un bureau de vote correspond logiquement à un dispositif électronique.
Il a fait savoir que l’électeur doit utiliser quatre cartes notamment, la carte d’initiation, qui sert à dire dans quel bureau de vote l’électeur va utiliser le dispositif électronique de vote. Cette première application fonctionne à partir de la deuxième qui est appelée ‘’la carte d’ouverture’’, permettant à la machine d’accepter l’électeur. La troisième carte est utilisée lorsque l’électeur s’apprête à voter son candidat, tandis que la dernière carte appelée ‘’carte de transmission’’ a pour mission de transférer le résultat directement au dispositif électronique vers le lieu indiqué.
Parlant de vote proprement dit, cet expert a indiqué que lors de vote, l’électeur ne doit pas se poser des questions sur comment procéder au vote, puisque le dispositif électronique, lui-même, deviendra dans ce cas un guide pour orienter l’électeur à bien introduire son bulletin de vote dans la machine.
Pour sa part, le professeur Samuel Azu’u Fonkam, a expliqué que cet échange est organisé pour permettre aux étudiants de comprendre le processus électoral.
Signalons que cette activité est venue combattre la thèse qui se raconte dans la société soit disant : ‘’qu’il n’y aura pas les élections en RDC.’’ Revenant sur cette préoccupation, le deuxième vice-président de la CENI, a rassuré aux étudiants qu’il y aura bel et bien les élections en RD. Congo et il n’y a pas question de s’inquiéter car le train est déjà en marche.
Hénoc Akano & Nelly Somba
