Le Ministre d’Etat en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Andali, s’est entretenu le mardi 4 novembre 2025, avec la Procureure Fédérale de Belgique, Ann Fransen, accompagnée d’une délégation de l’ambassade belge à Kinshasa. Au cœur des échanges : la mise en place d’une collaboration renforcée sur des dossiers concrets liés à la corruption à grande échelle et au respect du droit humanitaire international, marquant une nouvelle ère de confiance et d’efficacité entre les deux appareils judiciaires.
Cette audience, loin d’être une simple visite de courtoisie, a permis de jeter les bases solides d’un partenariat judiciaire renouvelé et pragmatique, axé sur des résultats concrets.
Des priorités communes et des dossiers concrets
Prenant la parole au sortir de l’entretien, Mme Ann Fransen a exprimé sa grande satisfaction quant à la nature constructive des discussions. Elle a mis en lumière la convergence de vues entre Kinshasa et Bruxelles sur des enjeux cruciaux qui transcendent les frontières. « La Belgique et la RDC partagent une vision commune sur des priorités majeures », a-t-elle déclaré, citant explicitement la lutte contre la corruption, qu’elle soit d’ordre national ou transnational, ainsi que la protection du droit international humanitaire.
La Procureure Fédérale a révélé le caractère opérationnel de sa visite, confirmant que des actions tangibles sont déjà en cours. « Nous sommes ici pour discuter de priorités partagées et de dossiers très concrets dans lesquels nous souhaitons collaborer avec la RDC. Nous avons transmis des demandes judiciaires pour soutenir des enquêtes en cours et espérons pouvoir les approfondir avec le soutien du ministre », a-t-elle précisé. Cette déclaration souligne que la coopération ne se limite plus à de simples déclarations d’intention, mais s’ancre désormais dans des procédures judiciaires actives nécessitant une entraide mutuelle efficace.
L’engagement ferme de la RDC
Face à cette main tendue, la réponse de la partie congolaise a été claire et sans équivoque. Le Ministre d’État, Guillaume Ngefa Andali, a réaffirmé l’engagement total du gouvernement congolais, sous l’impulsion du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à faire de la justice un pilier de la refondation de l’État.
Il a assuré à ses interlocuteurs que la RDC apporterait tout le soutien nécessaire pour faciliter cette coopération internationale. Le Garde des Sceaux a insisté sur la volonté de son ministère de garantir des échanges d’informations rapides, transparents et conformes aux standards internationaux, ouvrant ainsi la voie à une collaboration judiciaire qui respecte la souveraineté de chaque État tout en servant l’intérêt supérieur de la justice.
Cette rencontre symbolise une volonté commune de passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre deux fléaux majeurs : la criminalité en col blanc, qui pille les ressources et entrave le développement, et l’impunité pour les violations graves des droits humains.
En s’engageant à collaborer sur des dossiers très concrets, la RDC et la Belgique envoient un signal fort : nul ne saurait être au-dessus de la loi, quelle que soit sa nationalité ou sa position. Cet axe judiciaire renforcé pourrait permettre de faire avancer des enquêtes complexes et de s’assurer que les responsables de crimes économiques ou de guerre répondent de leurs actes devant la justice.
La Pros.
