La prise de la ville de Goma a suscité une valse de réactions à travers monde. Un pays souverain décide tout bonnement d’envahir son voisin en violation de tous les traités internationaux occasionnant ainsi une catastrophe humanitaire sans précédent. L’armée rwandaise verrouille toutes les voies d’accès de ravitaillement en denrées de première nécessite vers le chef-lieu de la province du Nord-Kivu sous occupation.
La ville sous les bottes des agresseurs manque de tout. Les déplacés ayant fui précédemment les violences des attaques des agresseurs ailleurs après avoir trouvé abri à Goma, arpentent les avenues de la capitale du Nord-Kivu au gré des crépitements de balles.
C’est dans ce contexte que la communauté internationale multiplie des appels au respect de la souveraineté de la République Démocratique du Congo. Le spectre du dialogue tel que dicté par Paul Kagame, semble s’éloigner au regard du déterminisme de Félix Tshisekedi.
Rien ne semble fléchir le fils du Sphinx même pas la prise de Goma. La mobilisation spontanée du peuple congolais à travers tout le pays doit faire réfléchir les officines du projet de balkanisation de la RDC. Le Rwanda qui passe pour le porte-étendard du nouveau panafricanisme mérite-t-il encore de bénéficier de cette aura. Cette réputation est battue en brèche par ses velléités hégémonique sur la RDC.
C’est comme cela que le continent africain retarde son développement. Pendant que les autres évoluent, l’Afrique s’illustre dans la nouvelle forme de colonisation qui passe par la convoitise des ressources minières… d’autrui. Le Rwanda refuse de s’assumer dans les limites de ses frontières.
Une situation qui appelle la pitié des pays dont l’Afrique veut s’émanciper. Une solution africaine paraît peu efficace. Tout se joue désormais à l’Occident qui détient le pouvoir de coercition du fait de son développement. En 2012, le Rwanda avait déjà pris la ville de Goma dont il s’est retiré après les nombreuses pressions de la communauté internationale.
A Goma, le Rwanda a franchi le Rubicond en mettant en péril la vie de paisibles congolais sacrifiés à l’autel des intérêts égoïstes du pouvoir de Kigali. Le Souverain Pontife n’a pas manqué de l’évoquer, hier mercredi, en exprimant son inquiétude sur la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.
Faudra-t-il une nouvelle race de dirigeants africains capables de représenter valablement le continent au grand rendez-vous du donner et du recevoir afin de couper court à cette politique de la main tendue? Il est donc impérieux de se passer de la racaille qui joue à la queue traînante au développement de l’Afrique.
La Pros.