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    Home » Focac 2024 : Les Dirigeants africains sont-ils vraiment prêts à saisir la main tendue de la Chine pour accélérer le développement en Afrique ?
    Nation

    Focac 2024 : Les Dirigeants africains sont-ils vraiment prêts à saisir la main tendue de la Chine pour accélérer le développement en Afrique ?

    Rédaction La ProspéritéBy Rédaction La Prospérité22/10/2024Aucun commentaire18 Mins Read
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    (Par Antoine Roger LOKONGO, PhD)

    Les relations de l’Afr ique avec les puissances occidentales demeurent ambiguës. En effet, les puissances occidentales réaffirment leur domination sur le continent africain sous prétexte de le défendre contre les interventions extérieures menées par des puissances émergentes, notamment la Russie et la Chine ; et ce, en dépit du fait que, héritage colonial oblige, l’Afrique est toujours géopolitiquement et géostratégiquement divisée en Afrique anglophone, Afrique francophone, Afrique lusophone, Afrique hispanophone et Afrique arabophone. L’Union Africaine n’a pas réussi à remédier la situation de l’héritage du colonialisme en Afrique car, après tout, elle est entièrement financée par l’Union Européenne, une union d’anciens maîtres coloniaux. Il n’est donc pas surprenant que celui qui paie soit aux commandes. C’est pourquoi l’approche postcoloniale des anciennes puissances coloniales occidentales en Afrique est absolument condescendante.
    Les dirigeants africains eux-mêmes ont si profondément intériorisé l’héritage colonial occidental qui est intrinsèquement lié au bourbier de troubles sociaux, de conflits violents, de stagnation économique, d’instabilité politique, de pauvreté et de sous-développement de l’Afrique ; à tel point que le défunt leader révolutionnaire congolais Laurent Désiré Kabila a décrit les indépendances africaines comme offrant au monde «le spectacle tragique d’un continent trahi, pillé, humilié, exsangue car saigné à blanc avec la complicité de ses propres filles et fils». Les mêmes raisons pour lesquelles l’Afrique a lutté, notamment pour mettre fin à la domination et à l’exploitation coloniales, persistent encore aujourd’hui. La vérité est que l’Afrique est en train d’être recolonisée, cette fois-ci avec la complicité de ses propres filles et fils.
    C’est pourquoi la lutte pour une « deuxième vague d’indépendances africaines » doit être menée à la fois à l’intérieur et à l’extérieur, c’est-à-dire à la fois contre les traîtres de l’Afrique elle-même et contre ses commanditaires occidentaux qui, sous prétexte de se préoccuper de la projection de la Russie et de la Chine en Afrique, sont plutôt animés par une mentalité de guerre froide et ont donc besoin d’ennemis à tout moment et partout (hier c’était la «menace soviétique», aujourd’hui c’est la «menace chinoise»), et ce faisant, couvrent leurs sales coups, leurs tactiques sinistres et leurs manigances ou complots sournois en Afrique. L’expérience historique de l’Afrique, qu’elle partage en quelque sorte avec la Chine, en dit long (référence à des concepts tels que le «passé commun», le «siècle d’humiliation » de la Chine).
    Or, la Chine, qui, il n’y a pas si longtemps, était un pays sous-développé, mais qui en peu de temps a changé son destin en s’appuyant sur ses propres efforts et est devenue une superpuissance, a largement soutenu l’Afrique dans sa lutte pour la première vague d’indépendances politiques africaines à travers presque tous les mouvements de libération en Afrique sans exception, aidant ainsi l’Afrique à se libérer du poids de l’histoire. Le récit narratif occidental selon lequel «la Chine s’impose de plus en plus en Afrique à travers son empreinte de plus en croissante en Afrique» (notez que ce narratif sous-entend que l’Afrique est toujours considérée comme une réserve sauvage ou l’arrière-cour propre de l’Occident) doit être réfuté, car la Chine a toujours été présente dès le début, soutenant les pays africains dans leur quête d’indépendance vis-à-vis des puissances coloniales occidentales. La Chine a toujours été «un véritable ami de l’Afrique et un partenaire stratégique à toute épreuve» et cela ne changera jamais, car la politique africaine de la Chine sera toujours guidée par les principes de sincérité, de résultats concrets, d’affinité et de bonne foi. La Chine et l’Afrique se traiteront toujours avec respect, dignité et équité dans le cadre d’une coopération gagnant-gagnant, c’est-à-dire durable et mutuellement bénéfique.
    «Dans un monde de défis et de changements, la Chine et l’Afrique doivent avancer ensemble, côte à côte, coude à coude, épaule contre épaule bras dessus, bras dessous», comme le dit souvent le président Xi Jinping. En fait, la Chine se considère toujours comme le plus grand pays en développement, alors que l’Afrique est le continent qui compte le plus grand nombre de pays en développement.
    A travers leurs échanges dans des cadres tels que le Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC) et le Groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) plus six nouveaux pays – Argentine1, Égypte, Éthiopie, Iran, Arabie saoudite, Émirats Arabes Unis (de nombreux pays du Sud Global aspirent encore à rejoindre les BRICS, dans le but de recréer un nouveau type de mouvement non aligné), la Chine et l’Afrique comprennent que les défis particulièrement graves et auxquels le Sud Global en général et l’Afrique en particulier sont confrontés sont de nature développementale, y compris le manque de renforcement des capacités pour relever ces défis. Cela explique pourquoi la Chine apporte une approche développementale à l’Afrique contrairement à l’Occident qui donne la priorité à une approche militaire en Afrique basée sur la compétition géopolitique et géostratégique (guerres par procuration au cours desquelles les Africains s’entretuent). Après tout, la voie de la modernisation de la Chine est une voie de développement pacifique et de prospérité commune et est considérée par les Africains comme une meilleure alternative à celle de l’Occident.
    Il est nécessaire de créer un nouvel ordre mondial fondé sur la paix, la stabilité, la prospérité commune et un avenir partagé pour tous, débarrassé des affrontements idéologiques entre blocs. Aujourd’hui, la montée en puissance des BRICS, qui représentent le Sud Global et reposent sur la coopération Sud-Sud, semble être le moteur d’un tel nouvel ordre mondial fondé sur des réformes des systèmes de gouvernance mondiale pour mieux représenter les intérêts des pays du Sud Global.
    Tout comme elle a soutenu la lutte de l’Afrique pour son indépendance politique face au colonialisme occidental, la Chine, compte tenu de son influence politique, économique, culturelle et technologique, est prête à aider l’Afrique à parvenir à l’indépendance économique car, comme l’a dit Patrice Lumumba, le leader indépendantiste Congolais, « sans indépendance économique, l’indépendance politique n’a pas aucun sens ». En ce qui concerne les domaines de coopération, il s’agit pour les Africains et les Chinois de travailler côte à côte pour construire des usines, maîtriser de nouvelles technologies, lancer une nouvelle industrie de haute technologie ainsi qu’une industrie lourde pour fabriquer des véhicules, des armes, des pièces détachées, une industrie de transformation pour transformer nos ressources sur place et créer des emplois et des marchés au profit de nos populations aux niveaux local, national, régional, continental et international. Voilà ce que réserve l’avenir à la coopération entre les pays africains et la Chine. L’Afrique doit s’inspirer du développement rapide et de la transformation de la Chine, fondée sur l’auto-prise en charge.
    En général, la voie de la modernisation chinoise est basée sur la réforme intérieure et l’ouverture au reste du monde. Cela est susceptible de promouvoir un développement de haute qualité axé sur la stimulation de la demande intérieure, les industries de pointe, la protection de l’environnement et la création d’une société plus équitable. La voie chinoise vers la modernisation remet en cause l’idée selon laquelle la modernisation serait liée à l’occidentalisation et offre une alternative au monde en développement. Or, à mon avis, chaque pays a le droit de choisir sa propre voie de développement en fonction de son histoire, de sa culture, de sa civilisation et de ses conditions nationales. Ça c’est très important pour les peuples africains et leurs dirigeants qui restent complètement occidentalisés à leur propre détriment.
    La voie chinoise vers la modernisation met l’accent sur la non-ingérence dans les affaires politiques intérieures des autres pays ; et puis, au lieu des prêts conditionnels et des programmes d’ajustement structurel défendus par le FMI et la Banque mondiale, la voie chinoise vers la modernisation met l’accent sur la formation et le partage des stratégies de gouvernance. C’est une meilleure façon de participer à la reconstruction et au renforcement des capacités de l’Afrique. Le philosophe chinois Lao Tseu a dit un jour : « Donnez un poisson à un homme et vous le nourrirez pour un jour. Apprenez-lui à pêcher et vous le nourrirez pour toute sa vie ». C’est ce qui rend la voie chinoise vers la modernisation attractive pour l’Afrique car elle est différente de celle des pays développés occidentaux qui imposent généralement des conditions strictes à leurs partenaires africains (démocratie à l’occidentale, droits de l’homme qu’ils n’évoquent pas actuellement au Moyen-Orient, programmes d’ajustement structurel, etc.).
    En effet, l’ancien Premier Ministre de Malaisie, le Dr Mahathir Mohamad, avait raison lorsqu’il avait déclaré : « Nous assistons à un nouveau type d’impérialisme, où l’arme utilisée est en réalité le capital, un capital qui peut être utilisé pour appauvrir les pays au point qu’ils doivent quémander de l’aide. Et lorsqu’ils quémandent, vous pouvez leur imposer des conditions. »
    FOCAC 2024 2024 a prouvé que la Chine est prête à aider l’Afrique à entrer dans la mondialisation et la modernisation multilatérales en tant que partenaire égal. Nous ne voyons aucune puissance qui soit prête aujourd’hui à consacrer plus de 50 milliards de dollars d’aide financière à l’Afrique au cours des trois prochaines années pour la création d’un million d’emplois, des dizaines de millions de dollars d’aide alimentaire et militaire, en plus de s’engager à approfondir la coopération avec l’Afrique dans les domaines de l’industrie, de l’agriculture, des infrastructures, du commerce et de l’investissement. Cela résonne bien avec les priorités de développement national de nombreux pays africains qui estiment que la Chine cherche simplement à développer l’Afrique sans les conditions généralement attachées à l’aide occidentale.
    Ce qui suit explique comment la Chine change réellement la donne en Afrique : Depuis le sommet inaugural du FOCAC en 2000, Beijing a accordé plus de 170 milliards de dollars en subventions et prêts aux pays africains. Cela a inclus les autoroutes, les ports et les chemins de fer. En 2022, les échanges commerciaux entre l’Afrique et les États-Unis (moins de 40 milliards de dollars) représentaient moins d’un cinquième des volumes entre l’Afrique et la Chine. En plus, en décembre 2023, 44 des 54 pays africains avaient signé leur adhésion à « l’Initiative une Ceinture, Une Route ». On estime que grâce à cette initiative, la Chine a investi 2,5 fois plus dans le développement des infrastructures africaines que tous les pays occidentaux réunis (Nikkei Asia).
    Selon l’Ambassadeur de la République Populaire de Chine en République Démocratique du Congo, ZHAO Bin, la Chine garde le podium du plus grand pays investisseur de la RDC depuis 5 ans consécutifs et la RDC demeure l’une des principales destinations africaines des investissements chinois.
    En plus, les recherches suggèrent que les mécanismes institutionnels du FOCAC ont été propices à la mise en œuvre des projets, avec 155 milliards de dollars sur les 191 milliards de dollars de prêts promis entre 2006 et 2021 mis en œuvre en octobre 2021 (Institute for Security Studies).
    Un rapport de Chatham House de 2022 conclut qu’il n’y a aucune raison d’affirmer que la Chine utilise la dette comme un mécanisme pour obtenir le contrôle politique en Afrique – les prêteurs chinois représentent 12 % de la dette extérieure de l’Afrique, soit moins que la part détenue par les institutions multilatérales ou les créanciers privés.
    Cependant, pour masquer leur déficit de financement en Afrique, en raison de la désintégration croissante du système financier occidental, les puissances occidentales n’ont d’autre alternative que de caricaturer les investissements de la Chine comme poussant l’Afrique dans le « piège de la dette ». Il faut démystifier ce récit narratif de ce soi-disant « piège de la dette ». Pourquoi ne parle-t-on pas du franc CFA, une monnaie coloniale par laquelle la France contrôle les économies de 14 pays d’Afrique de l’Ouest ? Dans tous les cas, dans cet esclavage moderne, le franc CFA offre à la France la garantie de convertibilité, de parités fixes (alors avec le franc français, aujourd’hui avec l’euro), de libre transférabilité et de centralisation des réserves de change. En contrepartie, l’émission et l’impression de la monnaie se font en France, et les pays utilisant le franc CFA sont obligés de déposer au moins 50 % de leurs réserves de change au Trésor public français. Si l’un de ces 14 pays veut construire une route asphaltée par exemple, il doit demander la permission de la France avant de retirer l’argent pour investir dans un tel projet. Cependant, Le Burkina Faso, le Niger et le Mali, trois anciennes colonies françaises aujourd’hui dirigées par des régimes militaires, regroupées au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), cherchent à créer une monnaie commune dénommée le Sahel.
    Du point de vue africain, les investissements chinois en Afrique sont optimaux car ils stimulent la croissance économique locale). Ils continueront donc d’être bien accueillis par les populations africaines (un exemple concret est « l’Initiative une Ceinture, Une Route » qui peut réduire le goulot d’étranglement de la croissance économique créé par le manque d’infrastructures. Même ici, ce n’est pas la Chine qui dicte ce qui doit être construit. Les gouvernements africains définissent les besoins et les objectifs des projets). En plus, contrairement aux donateurs occidentaux, la Chine apporte des capitaux et les investit dans des projets concrets et acceptables pour soutenir les processus de construction nationale. La Chine ne remet pas de réserves d’argent liquide aux dirigeants africains. Comment expliquer que sous le régime du président Félix TSHISKEDI (presque six ans au pouvoir), la dette nationale de la République Démocratique du Congo a atteint le plafond de 10,8 milliards de dollars ? Or cet argent provient des bailleurs de fonds occidentaux et des institutions financières multilatérales (FMI, Banque mondiale). Et c’est le peuple congolais qui remboursera cette dette à la sueur de son front. Même le président Mobutu qui a dirigé ce pays pendant 32 ans nous a laissé 14 milliards de dollars de dettes. Alors, d’où vient le « piège de la dette » et par conséquent la « pression de la dette » ? La réponse est simple : les principaux créanciers de l’Afrique sont occidentaux, pas chinois, et la part de la dette chinoise par rapport à l’ensemble de l’Afrique n’est pas élevée.
    La Chine ne cherche pas expressément à faire porter à l’Afrique le fardeau de la dette par le biais de la soi-disant « diplomatie du piège de la dette » pour contrôler subtilement l’Afrique de manière néocoloniale, comme le prônent les médias occidentaux. En fait, dans les pays africains où les dettes chinoises arrivent à échéance mais ne peuvent être remboursées, Beijing opte souvent pour un allègement de la dette. En fait, lorsque le G20 a annoncé l’Initiative de Suspension du Service de la Dette liée au COVID-19 (en anglais, « Debt Service Suspension Initiative » or DSSI), la Chine a rapidement exprimé son soutien. Dans un document d’information, Deborah Brautigam, Directrice de l’Initiative de Recherche Chine-Afrique à la « School of Advanced International Studies » de l’Université Johns Hopkins, a déclaré : « La Chine a plutôt bien rempli son rôle d’acteur responsable du G20 en mettant en œuvre la DSSI dans les circonstances difficiles de la pandémie de COVID-19. Dans les 46 pays qui ont participé à la DSSI, les créanciers chinois ont représenté 30% de toutes les créances et ont contribué à 63 % des suspensions du service de la dette. »
    En plus, selon les données de la Banque Mondiale, depuis 2016, la Chine, en tant que créancier bilatéral, a été responsable d’environ 16% de l’allègement de la dette mondiale, surpassant les États-Unis et la Banque Mondiale, doublant ainsi l’échelle de réduction moyenne des pays du G7.
    Le fait que la Chine utilise des modèles tels que « infrastructures pour ressources naturelles», or « Concevoir – Approvisionner, Construire », en anglais : “Engineer – Procure – Construct” (EPC), or “Construire – Exploiter – S’en approprier”, en anglais: “Build – Operate – Own (BOO), or « Construction-Location-Entretien et Transfert », en anglais : “Build – Lease – Maintain and Transfer (BLMT) et « Construire – Exploiter – Transférer », en anglais: “Build – Operate – Transfer (BOT) ; en soi, ils démystifient la conspiration ou le récit narratif de la « diplomatie du piège de la dette » parce que ces modèles sont censés laisser les pays africains sans dette.
    La conspiration occidentale, comme le récit de la « diplomatie du piège de la dette », ne dissuadera pas les pays africains de poursuivre leur coopération gagnant-gagnant et leur partenariat stratégique avec la Chine. Prenons le cas de la République Démocratique du Congo. Compte tenu de l’histoire de sa relation macabre avec l’Occident, qui a infligé d’immenses souffrances au peuple congolais, nous sommes convaincus que c’est seulement à travers un partenariat stratégique avec la Chine que le Congo pourra jouer son véritable rôle de « cœur de l’Afrique », de « moteur et de locomotive de l’Afrique » sur les plans politique, économique et culturel, et dans le cadre du panafricanisme et de la coopération Sud-Sud à tous les niveaux.
    Nous pensons néanmoins que le moment est venu pour la Chine de surveiller de près les pays africains qui reçoivent ses investissements, en particulier ceux où la corruption, les pots-de-vin et les pratiques commerciales déloyales sont monnaie courante (et certains Chinois qui s’aventurent en Afrique en dehors des canaux officiels cèdent à ces pratiques). Nous devons avoir de nouveaux gouvernements dotés d’une influence et d’un pouvoir de coercition réels en Afrique, capables de traiter ces questions. Malheureusement, nos propres gouvernements sont ceux-là mêmes qui profitent de ces antivaleurs, abusant ainsi non seulement du pouvoir et de l’autorité que leur a conférés le peuple, mais aussi de l’État de droit. Cela affecte le développement des pays africains que la Chine est en train de soutenir.
    Comme nous le savons, contrairement aux investissements et aux échanges commerciaux d’autres pays, qui sont principalement le fait de multinationales indépendantes, les investissements chinois en Afrique sont en grande partie contrôlés par l’État et le gouvernement central chinois, en raison de l’implication importante du gouvernement central dans les activités de la plupart des multinationales. En plus, ces investissements impliquent des sommes importantes, par rapport à la plupart des projets privés. Une telle approche aide donc la Chine à atteindre un objectif commun, à savoir contrôler de manière centralisée tous les investissements en Afrique et appliquer de solides stratégies de lutte contre la corruption, notamment des lois anti-corruption qui interdisent spécifiquement la corruption de fonctionnaires étrangers. Dans le même temps, il est dans l’intérêt des pays africains de renforcer la lutte contre la corruption afin de permettre un partenariat solide et à long terme avec la Chine qui apporte de meilleurs avantages aux pays hôtes. La Chine continuera à commercer avec des pays corrompus, mais un tel engagement apporte moins d’avantages aux pays hôtes par rapport aux pays moins corrompus qui attirent les IDE ou Investissements Directs Etrangers (Voir : Vincent Tawiah, Jeleta Kebede and Anthony Kyiu, « Corruption, Chinese Investment, and Trade: Evidence from Africa », Sage Journals, 8 February 2022, Volume 21, Issue 2).
    La Chine suit strictement les règles du jeu clairement établies par les gouvernements africains. Mais à leur tour, les gouvernements africains détournent les bénéfices des investissements chinois dans leurs pays pour eux-mêmes, au détriment de leur propre population. De toute évidence, la gouvernance locale est le principal problème. Les entreprises chinoises perdent souvent des contrats parce qu’elles refusent de payer des pots-de-vin ou de juteuses commissions aux grands décideurs étatiques. Quand les gouvernements changent, tout repart de zéro. Les contrats de projets signés avec des investisseurs chinois par les gouvernements précédents sont tout simplement annulés ou renégociés selon de nouvelles conditions dictées par les nouveaux gouvernements et dans la plupart des cas, ce sont les puissances occidentales qui tirent les ficelles. Même lors des grands sommets organisés en Chine, certains délégués africains, après les cérémonies d’ouverture, se contentent de faire du shopping et ne participent pas aux ateliers où sont élaborées et peaufinées les politiques et les stratégies les plus susceptibles d’affecter leurs pays. Mais la liberté ne s’arrête pas au comptoir. Et si cela ne change pas, les investissements chinois en Afrique deviendront économiquement non viables ou pour ce que la Chine sème en Afrique, la moisson ne sera pas abondante.
    Les Africains au niveau des communautés locales comprennent ce qui se passe et lancent souvent des appels à la Chine d’échanger avec eux dans le cadre des échanges entre les peuples afin de perfectionner ses politiques et ses stratégies en Afrique, et pas seulement traiter avec leurs présidents, leurs ministres et leurs partisans, leurs supporteurs.
    Antoine Roger LOKONGO est professeur des Relations Internationales à l’Université Joseph Kasa-Vubu à Boma, en République Démocratique du Congo et Attaché Supérieur de Recherche au Centre de Recherche pour les Echanges entre les Peuples, Université de Pékin; Chercheur Invité à l’Institut pour la Coopération Mondiale et la Compréhension Mutuelle entre les Peuples, Université de Pékin.

     

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