
Martin Fayulu, leader de l’ECIDE à la tête du Camp de la patrie, et Delly Sessanga de l’Envol, ont réitéré, samedi 27 septembre dernier, chacun de son côté, leur détermination à barrer la route à Félix Tshisekedi en cas de changement de Constitution. Le premier, au cours d’un échange avec le parlement des étudiants à Kinshasa a réaffirmé que si le Président Félix Tshisekedi s’engage dans cette voie actuellement, il s’y opposera frontalement en précisant : « Je ne cautionnerai pas le changement de la Constitution, et si Tshisekedi ose, il me trouvera sur son chemin ».
Pour Martin Fayulu, cette initiative est inopportune vu les défis actuels du pays. Et de poursuivre : «J’ai demandé aux gens qui veulent le changement de la Constitution de me donner un seul article qui empêche ce gouvernement de gérer correctement le pays ou un seul article qui demande aux gens qui volent de voler».
Tandis que Delly Sessanga qui a abondé dans le même sens, lors d’un meeting devant ses partisans, a réitéré son opposition à toute modification de la loi fondamentale avant d’appeler à la mobilisation pour empêcher l’installation d’une dictature sous la présidence de Félix Tshisekedi.
Par ailleurs, il a dénoncé l’absence de progrès dans les domaines de la paix, du développement et du bien-être social, estimant que le régime en place “se détourne des priorités nationales pour s’engager dans un projet dangereux de révision constitutionnelle”.
Delly Sesanga considère cette initiative comme une tentative du pouvoir de restreindre les libertés publiques. “À 1 180 jours de la fin du mandat présidentiel, le pays n’a pas retrouvé la paix, n’a pas connu de prospérité et les préoccupations sociales de la population sont ignorées au profit d’une distraction funeste : le changement de la Constitution”, a-t-il déclaré.
Le président de l’Envol a, en outre, invité les forces vives du pays à mener des actions concrètes sur le terrain afin de barrer la route à toute dérive autoritaire. Pour terminer, Delly Sesanga a promis de relancer sa présence sur la scène politique nationale et raviver la contestation contre un pouvoir qu’il accuse de s’éloigner des aspirations du peuple.
La Pros.
