Le Professeur Giscard Loando Bakombo serait victime d’un acharnement politique ou d’un pur règlement de compte. Chose qui a conduit à sa suspension par l’Arrêté Ministériel n°028/MINESU/CAB.MIN/MNB/RMM/2024, en vigueur depuis le 5 janvier 2024 et désignant un Directeur Général à l’Institut Supérieur de Développement Rural (ISDR) à Mbandaka.
Cependant, la justice congolaise, après avoir minutieusement examiné le dossier a finalement rétabli ses droits en rendant une ordonnance en date du 5 mars 2024, émise par le juge des référés du Conseil d’État sous la référence ROR.829/RH.083. Cette décision lui permet, par conséquent, de retrouver son poste et de reprendre ses activités conformément aux principes de la République Démocratique du Congo, qui garantissent la séparation des pouvoirs selon la Constitution et les lois en vigueur.
Le Conseil d’Etat a donc suspendu Cette décision fait suite à une violation des lois de la République, évaluée par le Conseil d’État dans le cadre de ses compétences en matière d’actes administratifs posés par les autorités de tutelle.
Toutes les parties concernées, y compris le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) pour la tutelle, ainsi que le Ministère de la Justice et Garde des Sceaux au nom de la République Démocratique du Congo, ont été notifiées de cette décision.
«La Résistance du Ministre Muhindo et consorts»
D’après le procès de résistance consulté par Le Journal La Prospérité, datant du 1er Avril, le Huissier Kilungu Olivier, chef de mission exerçant en qualité d’Huissier de la justice près le Conseil d’Etat, a constaté que «L’inexécution de cette décision sous ROR 829 est le fait de la mauvaise foi manifeste, observée dans le chef des préposés des défendeurs Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire et consorts ». Et de renchérir : «Ils ont chacun en ce qui les concerne, foulé au pied la décision de justice entreprise ; alors que rendue au nom du peuple et exécutée au nom du Président de la République ».
Il sollicite, par ailleurs, auprès du Conseil d’Etat, une réquisition de force pour faire respecter la loi.
« Conformément aux dispositions des articles 250 et 3 alinéa 1er respectivement de la loi organique sur les juridictions de l’ordre administratif et de la décision du bureau du Conseil d’Etat, que nous sollicitons du Procureur Général près le Conseil d’Etat une réquisition de force pour faire respecter la loi », martèle-t-il.
Aubin K.
