A l’occasion de la célébration de la Journée internationale du travail, la Fondation GRAME a organisé, le 1er mai 2026, une masterclass axée sur l’entrepreneuriat à partir de ressources limitées, notamment un capital de 100 dollars américains. Tenue dans la salle Saint Raphaël, cette rencontre a rassemblé plus de 150 participants, venus s’imprégner des opportunités offertes par des projets à faible investissement mais à fort potentiel de rentabilité.
Intervenant principale de cette session, Julie Nsuele Manika, présidente de la Fondation GRAME, a exhorté les jeunes à s’orienter vers l’entrepreneuriat comme levier de résilience économique. Selon elle, la création d’activités génératrices de revenus constitue non seulement une réponse efficace à la précarité, mais également une alternative crédible face au chômage, à travers la génération d’emplois directs et indirects.
Dans un format interactif, la conférencière a présenté une vingtaine d’idées de projets réalisables avec un capital de départ de 100 dollars, accompagnées d’analyses de rentabilité détaillées. Elle a, à cet effet, démontré qu’avec une gestion rigoureuse et une bonne maîtrise des coûts, ces initiatives peuvent générer des profits allant jusqu’à trois fois l’investissement initial.
Une compétition pour encourager les porteurs de projets
Soucieuse de traduire ces enseignements en actions concrètes, la Fondation a mobilisé une cagnotte de 1 200 dollars américains destinée à soutenir des initiatives entrepreneuriales. À cet effet, 60 porteurs de projets ont pris part à une compétition, défendant leurs idées devant un jury indépendant.
Au terme des délibérations, 22 projets ont été retenus. Leurs initiateurs ont chacun bénéficié d’un financement de 100 dollars, en vue de matérialiser leurs activités. Cette initiative a suscité l’adhésion des bénéficiaires, qui ont salué l’engagement de la fondation et exprimé leur reconnaissance envers sa présidente pour cet accompagnement concret en faveur de l’entrepreneuriat des jeunes.
Un engagement constant en faveur de l’autonomisation
Pour rappel, la Fondation GRAME (Grâce à ma Mère) est une organisation à vocation philanthropique dédiée à l’autonomisation des femmes et des jeunes filles. Elle œuvre notamment dans les domaines de la réinsertion socio-économique et du renforcement des capacités professionnelles.
A ce jour, la structure revendique plus de 2 000 membres, exclusivement féminins, dont une proportion significative a déjà bénéficié d’un appui à la création d’activités économiques.
Par ailleurs, plus de 1 500 orphelins ont été assistés, tandis que 200 enfants issus de familles vulnérables ont pu accéder à une scolarisation gratuite, traduisant ainsi l’engagement durable de la fondation en faveur des couches sociales les plus défavorisées.
John Ngoyi
