*Le Mouvement des Femmes Congolaises a organisé ce dimanche 4 février 2024, au Restaurant le 19, une rencontre autour du thème : « Lobbying et Plaidoyer de Haut Niveau pour la parité en RD. Congo ». Cet évènement a, en effet, marqué une nouvelle relance du leadership féminin transformationnel et d’une forte détermination de créer un Congo où la femme serait mieux représentée dans les instances de prise de décision et de la mise en évidence de ses compétences.
Après avoir analysé les apports des femmes depuis Sun City, et revu les différents textes qui les régissent ainsi que les violences et agressions que subissent les femmes à l’Est de la RDC, Julienne Lusenge, la Présidente du Mouvement des Femmes Congolaises, a encouragé le droit de participation et d’intégration des femmes dans la politique pour assumer des fonctions institutionnelles au même titre que leurs compétences. « Nous nous sommes réunies parce que les femmes réclament leurs places en cette période de positionnement dans les couloirs politiques afin d’y participer en tant que parties prenantes et non comme des quémandeuses des postes. Et, conformément à la Constitution, ce n’est pas une faveur que nous demandons mais, nous croyons fermement que notre voix compte », a-t-elle déclaré.
Au cours de ces échanges, ces brillantes femmes se sont encouragées mutuellement à croire en leurs capacités ainsi qu’à la plus-value qu’elles peuvent apporter dans le développement de la RDC. Du reste, Mme Julienne Lusenge reste convaincue que les femmes ont des compétences qu’il faut pour diriger et gérer. Raison pour laquelle cette rencontre est un premier pas qui leur permettra de repousser les barrières et de mobiliser d’autres femmes dans les prochains jours.
Parmi les participantes, Mme Acacia Bandubola a vivement remercié le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, qui ne cesse d’encourager la femme et d’instaurer la masculinité positive.
Plus loin, elle a estimé, par ailleurs, que cette question est fondamentale dans la mesure où la sous-représentation de la femme dans les instances décisionnelles de notre pays est remarquable, au regard des résultats issus des élections législatives et provinciales qui, selon elle, nécessitent de nouvelles dispositions.
De commun accord, elles se sont convenues de formuler un cahier de charges qui reprendra leurs priorités, leurs attentes ainsi que d’autres questions spécifiques qui seront, le moment venu, développées dans d’autres cadres des rencontres et des franches discussions du Mouvement des femmes congolaises.
Niclette Ngoie
