Après plusieurs initiatives, on croit savoir que, cette fois-ci, sera la bonne entre le Président congolais et son homologue rwandais. En effet, depuis le début de cette la crise de l’Est congolais, Macron qui a eu à souffler le chaud et le froid à un moment donné, veut remettre les pendules à l’heure.
Du haut de la tribune des Nations Unies en cette 80ème session de l’Assemblée générale, le Président français a annoncé la tenue d’une conférence à caractère purement humanitaire, dès octobre prochain à Paris, en invitant essentiellement la RDC et le Rwanda. Mise à l’écart des processus de Doha et de Washington, la France, qui reste un poids lourd de l’Union européenne et de la communauté internationale, veut sa place au soleil.
Entretemps, déjà en février 2025, Emmanuel Macron avait tenté de réunir à Paris les Présidents congolais et rwandais en marge du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle. Mais aucun de deux ne s’était déplacé. C’était après l’échec de la rencontre de Luanda, en décembre 2024, et avant le succès du sommet de Doha, en avril 2025.
Faisant allusion aux autres pays qui subissent des situations sécuritaires similaires, Emmanuel Macron a exigé pour la République démocratique du Congo, le respect de l’autorité de l’État en indiquant : » De la même manière, dans les Grands lacs, la souveraineté et l’autorité de l’État doivent être respectées. Il faut rendre l’espoir à la population de Kivu et aux centaines de milliers de personnes qui ont été déplacées ».
Et de poursuivre : » Et c’est aussi pour cela que nous nous réunirons le mois prochain à Paris. Tous ceux qui peuvent répondre à l’urgence humanitaire et faire converger les initiatives de paix. Et je me félicite pour ce qui a été conduit par l’Union africaine, partant des voisins, par le Qatar, par les Etats-Unis d’Amérique. Mais l’urgence humanitaire là aussi est indispensable. Nous ne devons oublier aucun de ces conflits ».
En outre, le Président français a, dans son propos, fustigé les actes posés par les belligérants tendant à bafouer la convention de Genève. Il a donc invité les membres de cette Assemblée à restaurer l’esprit de coopération qui prévalait il y a 80 ans avant d’enchainer que la fracture du monde a entravé la capacité collective à résoudre les conflits majeurs.
Il sied de rappeler, à propos de cette tentative de Macron, qu’une première date avait été avancée autour du 25 juillet, mais la réunion avait été repoussée. Officiellement, la raison évoquée : l’indisponibilité du Président congolais alors en préparation d’un déplacement en Indonésie pour la prochaine COP30 devant se tenir du 10 au 21 novembre à Belém avant d’annuler ce rendez-vous. Une nouvelle échéance, le 8 septembre, avait ensuite été fixée, avant un nouveau report pour fin octobre 2025.
La Pros.
