Face à une crise humanitaire d’une ampleur dévastatrice dans le territoire de Kouamouth, dans la province du Mai-Ndombe, l’ONG Actions pour la Justice, le Développement et les Droits Humains (AJDDH) a lancé un appel urgent au Gouvernement de la République Démocratique du Congo. L’organisation dénonce des conditions de vie inhumaines pour plus de 280 000 personnes déplacées, victimes des violences intercommunautaires qui ravagent la région.
Dans un communiqué publié ce vendredi 30 janvier 2026, l’AJDDH tire la sonnette d’alarme sur le sort des populations qui ont fui leurs villages suite aux affrontements sanglants. La photo accompagnant leur appel, montrant des dizaines de femmes et d’enfants au regard vide, entassés dans un abri de fortune, témoigne de la gravité de la situation.
« La situation sur le terrain est catastrophique », a déclaré le coordinateur de l’AJDDH. «Ces familles, qui ont tout perdu, vivent dans une détresse absolue. Elles manquent de tout : nourriture, eau potable, abris décents, et soins médicaux. Les enfants sont les plus vulnérables, exposés à la malnutrition et aux maladies. Nous ne pouvons rester silencieux face à cette souffrance».
Cette vague de déplacements massifs est la conséquence directe des violences intercommunautaires qui secouent la région depuis plusieurs mois, forçant des communautés entières à abandonner leurs terres et leurs biens pour chercher refuge dans des zones plus sûres, souvent dans des conditions extrêmement précaires.
L’appel de l’AJDDH est une interpellation directe au gouvernement congolais, lui rappelant son devoir de protection envers tous ses citoyens. L’ONG demande la mise en place immédiate d’une assistance humanitaire d’urgence et coordonnée, ainsi que le déploiement de mesures de sécurité pour protéger les civils et permettre un éventuel retour dans leurs localités d’origine.
« Il est impératif que le gouvernement prenne la mesure de cette tragédie et agisse sans délai », poursuit le communiqué. «La simple survie de plus de 280 000 de nos compatriotes est en jeu».
Au-delà du gouvernement, l’ONG en appelle également à la solidarité nationale et internationale, invitant les autres organisations humanitaires et les agences des Nations Unies à intensifier leurs efforts pour répondre aux besoins criants de ces populations déplacées.
L’urgence est absolue. Sans une intervention rapide et coordonnée, la crise humanitaire à Kouamouth risque de se transformer en une véritable hécatombe, aggravant l’instabilité dans une région déjà meurtrie par le conflit.
César Nkangulu
