Après la signature de l’Accord de Washington, aux USA, Kinshasa rappelle la nécessité, pour la médiation américaine, de déployer d’urgence des mécanismes censés encadrer le processus du rétablissement d’une paix véritable dans l’Est de la RDC, qui passe inexorablement par le retrait effectif des troupes rwandaises. Dans un communiqué, publié, hier, jeudi 11 décembre 2025, la partie congolaise condamne avec la plus grande fermeté l’escalade de la violence dans l’Est du territoire congolais ayant entrainé la prise d’Uvira, au Sud-Kivu, par les rebelles du M23, soutenus par Kigali, exigeant des sanctions robustes contre les agresseurs. ‘’Dans le même esprit, le Gouvernement appelle le Conseil de sécurité des Nations Unies à prendre des mesures rapides et résolues pour garantir l’application effective de sa résolution 2773 (2025), en particulier en ce qui concerne la protection des civils, la cessation des hostilités et la fin de tout soutien étatique aux groupes armés’’, soutient, ouvertement, le Gouvernement congolais, dans son communiqué, rendu public par son Porte-parole, Patrick Muyaya Katembwe.
COMMUNIQUE
PERSISTANCE DE L’AGRESSION RWANDAISE ET MISE EN PERIL DE L’ACCORD DE PAIX PARRAINE PAR LE PRESIDENT DONALD J. TRUMP
Kinshasa, le 10 décembre 2025 – Le Gouvernement de la République démocratique du Congo informe l’opinion nationale et internationale de la détérioration de la situation sécuritaire à Uvira consécutive à l’offensive généralisée lancée depuis plusieurs jours par les Forces de défense du Rwanda (RDF) dans l’axe Kamanyola – Uvira.
Dans cette aventure criminelle, des armes tactiques notamment des drones kamikazes ont été utilisés causant des pertes en vies humaines parmi les civils et des dégâts matériels considérables. Ces attaques constituent une violation flagrante du cessez-le-feu, des engagements pris dans le cadre des récents accords de paix, ainsi que des principes fondamentaux du droit international humanitaire.
Le Gouvernement déplore la dégradation rapide de la situation humanitaire : plus d’une centaine de cas de décès, plus de 200.000 nouveaux cas de déplacés et des milliers d’autres compatriotes contraints à la fuite, des infrastructures civiles endommagées, des blessés sans accès aux soins et des populations prises au piège des attaques. Le Gouvernement exprime sa solidarité et sa compassion aux populations victimes notamment celles d’Uvira.
La gravité de la situation est accrue par le risque désormais avéré d’embrasement régional. En effet, à partir du 4 décembre 2025, des tirs d’artillerie en provenance des positions RDF–M23 ont franchi la frontière et touché le territoire burundais, illustrant le potentiel déstabilisateur de cette agression pour l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Le Gouvernement prend note de la déclaration claire du Groupe de contact international (GCI) qui a identifié sans ambiguïté la responsabilité du Rwanda et de ses supplétifs du M23 dans l’escalade en cours. Face au mépris flagrant affiché par le Rwanda, il est important que des mesures contraignantes, notamment des sanctions, soient prises pour s’assurer de l’application de l’Accord de Washington conclu sous les auspices du Président américain, Son Excellence Donald J. Trump.
La situation à Uvira marque un tournant grave : il s’agit d’un choix délibéré du Président Kagame de tourner le dos aux Accords de Washington moins d’une semaine après leur signature, sapant ainsi de manière intentionnelle les efforts consentis par le Président Donald J. Trump pour ramener la paix.
Le Gouvernement de la République démocratique du Congo appelle en conséquence les facilitateurs des processus de Washington et de Doha ainsi que la médiation africaine à utiliser pleinement l’ensemble de leur arsenal politique et diplomatique pour restaurer la crédibilité de ces trois processus. Les facilitateurs doivent adopter des mesures urgentes, fermes et coordonnées pour faire cesser les hostilités, rétablir le respect des accords et empêcher l’effondrement total du cadre de paix patiemment construit.
Dans le même esprit, le Gouvernement appelle le Conseil de sécurité des Nations Unies à prendre des mesures rapides et résolues pour garantir l’application effective de sa résolution 2773 (2025), en particulier en ce qui concerne la protection des civils, la cessation des hostilités et la fin de tout soutien étatique aux groupes armés.
Le Gouvernement demeure engagé au respect des accords mais ne renoncera jamais à son droit légitime à la sécurité, à la protection de sa population et à la défense de l’intégrité de son territoire. FIN
