En 2025, malgré la crise sécuritaire à l’Est et les difficultés économiques, dix mandataires publics se sont distingués par leur efficacité, leur patriotisme et leur capacité à mobiliser des ressources pour l’État, et à moderniser les infrastructures du pays. L’Est du pays a connu une recrudescence des violences, compliquant la mise en œuvre des politiques publiques. Conséquence: beaucoup de mandataires ont peiné à atteindre les objectifs fixés par le Gouvernement. Par contre, d’autres gestionnaires de biens publics ont fait preuve de résilience et ont réussi à mobiliser des fonds, soutenir la construction d’infrastructures et accompagner la modernisation du pays.
Selon le sondage réalisé en 2025 par notre institut Echos d’opinion, les dix mandataires mis en avant sont ceux qui ont bien accompagné le chef de l’État Félix Tshisekedi dans ses missions, ont démontré une bonne gestion de leurs secteurs respectifs, introduit des innovations et fait preuve d’un esprit patriotique, et ont contribué à la construction d’infrastructures et à la modernisation du pays. Ces mandataires ont permis à l’État de remplir ses obligations sociales et économiques. Voici ces dix mandataires retenus par la population au terme d’un sondage réalisé aussi bien dans la ville de Kinshasa que dans le reste du pays.
- Victor Tumba Tshikela, OVD: 78%
Des chantiers du programme d’urgence ont été réalisés dans trois communes, à savoir le Mont Ngafula, à l’érosion Makengo, l’un des sites les plus touchés par les inondations où plusieurs familles ont été affectées. Les travaux évoluent normalement, avec un taux d’exécution physique d’environ 33 %. Concernant les avenues Isiro, Des Étoiles, Marenga, Dibaya et Adama, trois d’entre elles Adama, Des Étoiles et Isiro sont déjà achevées. Les travaux sont également terminés sur le boulevard Tshatshi et l’avenue Malemba Nkulu.
Victor Tumba Tshikela a également rassuré sur la bonne utilisation des ressources financières allouées par le gouvernement. Selon lui, chaque dépense est soumise à la validation préalable de l’Inspection générale des Finances (IGF).
Il a indiqué que la valeur totale des fonds est de 92 921 642,95 USD, en dehors des 22 millions encore en cours de paiement. À ce stade, 92 164 296,16 USD ont déjà été payés aux différents intervenants: OVD (Direction générale et Direction provinciale); Office des Routes; ministère provincial de l’Hôtel de Ville; ACGT; RVF; Génie militaire.
Selon le DG de l’OVD, la répartition des fonds déjà payés se fait de la manière suivante: Direction Générale OVD: 2 717 802,08 USD; Direction provinciale OVD: 14 614 337,46 USD; Office des Routes: 13 418 740,24 USD; Agence des Grands Travaux: 11 941 266,04 USD; Ministère provincial de l’Hôtel de Ville: 218 421,98 USD; RVF: 2 850 000 USD; Génie militaire: 375 000 USD. Ces fonds ont couvert les travaux sur les avenues Lumumba; croisement Huilerie-Triomphal; Kabinda; Victoire; Mont des Arts (extension vers Ngwasuma); Malemba Nkulu (entièrement bétonnée); avenue Koto; collecteur Diabeni (Christ Roi); collecteur Assossa (Gambela); avenue Wagenya; avenue Bakali; Bypass-Super Lemba-Ngaba-Kyanza; boulevard Tshatshi; avenue Héros National; avenue Yumbu.
A propos du curage des caniveaux l’on a appris que l’enveloppe totale OVD était de 6 millions USD. Le FONER devait financer 3,7 millions (1 million déjà payé); Trésor public: 2 millions (1,016 million payé); Travaux exécutés à ce jour: 882 000 USD pour la partie OVD. Environ 300 000 USD restent à justifier, les travaux étant toujours en cours.
- Bernard Kabese Musangu, DGDA: 75%
En 2025, la DGDA s’est concentrée sur la modernisation technologique (avec SYDONIA World et l’application DGDA Connect ), le renforcement des capacités des agents (formation en gestion des archives, audit, etc.), l’amélioration de la mobilisation des recettes (dépassement des assignations), et l’expansion des partenariats stratégiques (ENA) pour une meilleure efficacité et transparence, la formation des agents sur les nouveaux outils SYDONIA World (CNUCED/TradeMark Africa) ; le lancement de l’application DGDA CONNECT pour vérifier l’authenticité des signes fiscaux ; appel d’offres pour l’acquisition d’équipements de transport pour la surveillance des frontières ; l’organisation des ateliers de renforcement des compétences des auditeurs internes, le dépassement des assignations de recettes en septembre 2025 (116,78 % atteint); le maintien de la lutte contre la contrefaçon et les atteintes aux droits de propriété.
- Barnabé Muakadi, DGI: 70%
Le Directeur général des Impôts a, dans le cadre du panel sous le thème général de cette édition : « 100 milliards USD pour rebâtir la RDC : catalyser une transformation audacieuse pour le 21ᵉ siècle» mis un accent particulier sur la nécessité des régimes fiscaux incitatifs et ciblés pour encourager les grands projets structurants, tout en préservant la capacité de mobilisation des recettes de l’État. Il a, à cet effet, rappelé le devoir de chaque citoyen congolais de s’acquitter de ses impôts, conformément à l’article 174 de la Constitution, soulignant que la fiscalité reste un levier essentiel pour financer le développement national. Il a également sensibilisé les participants sur les deux grandes réformes fiscales actuellement mises en œuvre par la DGI sur la réforme sur la facture normalisée, visant à moderniser le système de collecte de la TVA et à lutter contre la fraude fiscale; la réforme de la fiscalité directe (IS-IRPP), destinée à améliorer l’efficacité et l’équité du système fiscal congolais.
- Étienne Utshudi Lutula, DGRAD : 68%
En 2025, sous la direction d’Etienne Utshudi Lutula, la Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales et de Participation, a impulsé une dynamique de mobilisation des recettes non fiscales, marquée par la remise de 26 véhicules neufs pour améliorer la mobilité du personnel, l’organisation d’une conférence visant 3 000 milliards FC de mobilisation, et un engagement fort à bannir les antivaleurs, avec un taux d’exécution de 113% en novembre 2024, reflétant une performance record et une volonté de transparence et d’efficacité pour financer les politiques publiques.
Utshudi Lutula s’est engagé à être « intraitable » contre le coulage des recettes et les pratiques déloyales, tout en appelant à l’unité et à l’engagement pour mettre en œuvre des réformes axées sur l’efficacité et la transparence. Le bilan 2025 se concentre sur l’amélioration opérationnelle, des résultats financiers solides et une volonté de modernisation de la gouvernance au sein de la DGRAD, sous la direction d’Etienne Utshudi Lutula.
- Charles Mudiay Kazadi, CNSS : 60%
La CNSS a continué, en 2025, sa modernisation. Et les défis futurs ont été indiqués à Kuala Lumpur, où le DG Mudiay a reçu des valorisations de l’AISS pour sa bonne gouvernance, tout en poursuivant ses projets ambitieux comme transformer la CNSS en « banque de la sécurité sociale », se conformant ainsi aux recommandations de la CIPRES et de l’AISS, destinées à renforcer sa résilience financière. L’ambition de diversifier les services et de renforcer la couverture sociale reste une priorité. Le DG a poursuivi la mise en œuvre des projets d’envergure, incluant des infrastructures hôtelières (Congo Palace à Kisangani) et un centre hospitalier de pointe à Lubumbashi. En un mot, le bilan 2025 de Charles Mudiay à la tête de la CNSS est marqué par la consolidation des opérations (paiements), la poursuite de la vision stratégique de modernisation et de transformation, et la reconnaissance de ses efforts par des instances internationales.
- William Kazumba Mayombo, OGEFREM : 57%
En 2025, le DG William Kazumba de l’OGEFREM s’est concentré sur la modernisation (visite de ports intelligents en Chine pour le transfert de technologie), le renforcement de la gouvernance et la lutte contre la fraude (règlement strict des contrats avec les mandataires pour sécuriser les recettes), le développement d’infrastructures logistiques (port sec à Kalamba Mbuji), et l’ amélioration de la collaboration internationale (rencontres avec le Togo) pour soutenir la vision du chef de l’État. Il a pris des mesures strictes pour combattre les créances impayées des mandataires (plus de 23 millions USD), a révisé les contrats de mandat spécial (réduction de la durée, annulation de reconduction tacite, classification de non-reversement en faute lourde), a organisé la session budgétaire 2026 pour évaluer 2025, prônant la rigueur et la transparence, a initié des projets dans le Kasaï Central, dont la construction d’un port sec à Kalamba Mbuji et des aires de stationnement. Il a par ailleurs renforcé les liens avec des institutions sœurs, comme le Conseil des chargeurs du Togo-CNCT.
2025 a été une année de transition axée sur le renforcement interne, la sécurisation des recettes et la modernisation technologique pour une meilleure efficacité de l’Ogefrem.
- Hervé Claude Ntumba Batukonke, FPI: 55%
En 2025, le Fonds de promotion de l’Industrie (FPI) s’est concentré sur la digitalisation des processus, la mise en place d’un Plan d’action triennal 2025-2028 pour une industrialisation durable, le renforcement de la gouvernance et la transparence, la mobilisation des ressources (TPI), l’amélioration des mécanismes de financement innovants, et l’élargissement de son implantation (Maisons de l’Industrie), visant un tissu industriel compétitif et l’attraction des investissements. Il a mis en œuvre du Schéma directeur informatique pour améliorer la promptitude, la transparence et l’accessibilité des données. Sans oublier des mécanismes innovants, la recherche de partenariats stratégiques (Singapour, PNUD), le soutien aux jeunes entrepreneurs, l’engagement pour un modèle industriel vert, l’instauration de la confiance avec les investisseurs nationaux et étrangers.
2025 a marqué le début d’une ère de transformation pour le FPI sous Ntumba Batukonke, axée sur la modernisation, l’innovation et un rôle accru dans le développement industriel de la RDC.
- Jeanneau Kikangala Ngoy, Office des Routes: 52%
Le bilan 2025 du DG de l’Office des Routes se concentre sur la proposition d’une politique de bitumage durable, axée sur le développement économique (création d’emplois, investissements), la durabilité via l’entretien régulier, et l’impact social positif (accès aux services, réduction de l’isolement), malgré les défis persistants de dégradation routière en RDC. Les réalisations concrètes de 2025 ont consisté sur la mise en place d’une politique nationale de bitumage pour stimuler l’économie et améliorer la vie des populations ; faciliter le commerce, attirer les investissements privés, et créer des emplois grâce à des routes de qualité, sur l’importance d’un programme d’entretien régulier pour la longévité des infrastructures, l’amélioration de l’accès aux soins, à l’éducation et aux marchés, tout en luttant contre l’isolement des communautés.
En un mort, le bilan 2025 de Jeanneau Kikangala Ngoy est celui d’une vision stratégique pour le développement routier congolais, axée sur le bitumage et l’entretien, afin de répondre aux besoins économiques et sociaux du pays, malgré la complexité des infrastructures.
- Freddy Muamba Kanyinku, CEEC: 50 %
Lors de la 20ᵉ édition du DRC Mining Week 2025, le Directeur général du CEEC a révélé l’entrée en service d’un laboratoire ultramoderne à Kolwezi, symbole concret de la volonté congolaise de renforcer la souveraineté et la transparence dans la gestion des ressources. Grâce à ces infrastructures de pointe et à une expertise scientifique rigoureuse, le CEEC s’impose comme un acteur clé pour garantir une exploitation minière responsable, fiable et alignée sur les standards internationaux. Cette avancée technique majeure illustre la dynamique engagée par le Gouvernement pour faire des richesses minières du pays un levier puissant de prospérité partagée, au service du bien-être de tous les Congolais.
- Placide Kala Basidiwa, Gécamines: 48%
En 2025, sous la direction de Placide Nkala, la Gécamines s’est concentrée sur le renforcement de sa stratégie de commercialisation via un partenariat majeur avec Mercuria, la relance de la transformation locale (notamment le germanium), et la recherche d’investissements pour accroître sa production. Il a annoncé une collaboration avec Mercuria pour commercialiser le cuivre et le cobalt, renforçant la transparence et l’accès au marché. La Gécamines se prépare à lancer une filiale dédiée à la commercialisation, rappelant la SOZACOM, pour mieux contrôler ses revenus. En résumé, 2025 a été une année de transition majeure, marquant une stratégie ambitieuse de reprise en main de la commercialisation et de la transformation, mais confrontée à des défis de gouvernance et de relance de la production propre.
Conclusion
En résumé, ces dix mandataires ont été retenus par la population pour leur capacité à agir efficacement dans un contexte de crise, en mobilisant des ressources, en construisant des infrastructures et en incarnant un esprit patriotique. Leur reconnaissance traduit une volonté citoyenne de valoriser les responsables qui, malgré les difficultés, ont contribué à la modernisation et au fonctionnement de l’État en 2025.
