Acté depuis l’année dernière par le Gouvernement congolais qui avait décidé de ne pas renouveler son mandat, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation au Congo (MONUSCO) a débuté son retrait progressif de la province du Sud-Kivu. Le vendredi 19 avril, les casques bleus ont cédé la base de Bunyakiri aux Forces armées de la République Démocratique du Congo.
Plusieurs officiels du Gouvernement congolais et de la Monusco étaient présents pour assister à cette première remise-reprise d’une base jadis occupée par les forces onusiennes et qui passe sous la responsabilité des autorités militaires congolaises. Parmi ces officiels, on compte Marc Malago Kashekere, Gouverneur a.i du Sud-Kivu, le Général de Division Khar Diouf et Ebrima Ceesay, Directeur de soutien de la mission et représentant De Bintou Keita, la représentante spéciale du Secrétaire Général de l’ONU.
‘’Nous sommes honorés de cet instant historique, au moment où Bunyakiri devient la première base à être remise aux FARDC, dans le cadre de notre retrait ordonné, responsable et progressif du pays. Cela constitue une étape cruciale dans nos efforts de désengagement et reflète l’engagement de l’Armée congolaise à renforcer simultanément sa présence, alors que la MONUSCO se retire du Sud-Kivu’’, a déclaré le Général de division Khar Diouf. Etablie à Bunyakiri depuis 2004, la mission onusienne a contribué à la stabilisation de cette zone et a permis aux milliers des villageois de s’y installer. Egalement, la MONUSCO met en avant son engagement dans la protection des civils et de son soutien dans l’organisation des dialogues intercommunautaires.
Le retrait de la MONUSCO n’est pas synonyme de départ des Nations Unies en RDC. Il s’agit d’une reconfiguration de la présence des Nations Unies, en soutien au peuple et au Gouvernement de la RDC. A travers ses différentes agences, fonds et programmes, l’ONU continuera à œuvrer sur le sol congolais.
Cependant, seul le Gouvernement aura la responsabilité d’assurer la sécurité des citoyens congolais ainsi que leurs biens.
Ce retrait représente le début de la première des 3 phases du désengagement de la MONUSCO conformément au programme communiqué en janvier dernier par Christophe Lutundula, Vice-Premier Ministre, Ministre des Affaires étrangères ainsi que Bintu Keita responsable de la MONUSCO et représentante d’Antonio Guterres, le Secrétaire Général de l’ONU. Lors d’une communication, les deux parties avaient exprimé leur détermination et leur engagement à travailler ensemble pour permettre un désengagement progressif, responsable, honorable et exemplaire.
Nathan Mundele