Un nouveau rebondissement judiciaire secoue la scène politique congolaise. Le 20 avril 2026, Jean Marie Pambu, citoyen résidant à Ngaliema, a officiellement saisi le Procureur Général près la Cour de cassation pour dénoncer des faits présumés de faux en écritures au sein de l’Assemblée nationale.
L’affaire remonte au 13 avril dernier, lors du dépôt d’une motion de défiance contre le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jacquemain Shabani, par l’Honorable Laddy Yangotikala Senga. Cependant, la validité de cette motion est aujourd’hui contestée. Plusieurs Députés nationaux, dont l’Honorable Thérèse Mpembi Isomi Bazego, ont publiquement nié avoir signé ledit document, affirmant n’avoir donné aucun mandat à cet effet.
Dans sa dénonciation, l’accusateur souligne que de telles pratiques portent atteinte à la crédibilité des institutions républicaines. Il appelle à l’ouverture d’une enquête judiciaire pour identifier les auteurs de ces signatures présumées frauduleuses, conformément aux articles 124 à 127 du Code pénal congolais. L’enjeu est de taille : garantir le respect de l’État de droit au cœur de l’hémicycle.
« La vérité des signatures est vérifiable et établie », déclare l’Honorable Laddy Yangotikala
A la suite de cette dénonciation, le Député national, porteur de la motion de défiance initiée à l’encontre du VPM à l’Intérieur Jacquemain Shabani a tenu à clarifier ce qu’il a qualifié de «discrédit aux porteurs de la motion» avant d’inviter le Gouvernement de répondre «aux préoccupations légitimes de la population».
César Nkangulu
Ci-dessous la réaction de l’initiateur de la motion de défiance contre Jacquemain Shabani, Vice-Premier Ministre à l’Intérieur, l’honorable Laddy Yangotikala.
Une dénonciation aurait été déposée ce jour auprès du Procureur Général près la Cour de cassation, et mettrait en cause l’authenticité des signatures apposées sur la motion de défiance initiée à l’encontre du VPM Jacquemain Shabani Lukoo Bihango.
N’ayant pas été officiellement saisi, je me réserve de confirmer l’authenticité de cette démarche. Par ailleurs, la Constitution ainsi que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale encadrent strictement les procédures juridiques applicables à un député national.
La transparence est le fondement même de notre travail parlementaire. Si des questions se posent sur le processus, la justice est, en effet, la voie appropriée pour faire éclater la vérité. Je me tiendrais pleinement à disposition des instances judiciaires pour présenter les preuves matérielles et les témoignages qui attestent de la régularité de notre initiative.
Pourquoi cette agitation ?
Certains, paniqués par le contrôle parlementaire et la redevabilité que nous exigeons, cherchent désespérément à déplacer le débat sur le terrain judiciaire pour occulter l’essentiel : l’insécurité insupportable qui frappe Kinshasa, Kisangani et tant d’autres localités.
Qu’il soit clair :
La motion est légitime et déposée selon les procédures réglementaires.
Aucune manœuvre d’intimidation ne fera taire les élus du peuple face à l’échec de la gouvernance sécuritaire.
Nous sommes sereins, car la vérité des signatures est vérifiable et établie.
Au lieu de tenter de discréditer les porteurs de la motion, le Gouvernement ferait mieux de répondre aux préoccupations légitimes de la population.
La lutte contre le faux est une cause noble, mais elle ne doit pas servir de paravent pour protéger l’incompétence et le mépris de la sécurité des citoyens. Nous restons concentrés sur notre mission.
