La République Démocratique du Congo a engagé des poursuites judiciaires contre Jacky Ndala pour propagation des faux bruits, selon une ordonnance du Tribunal de Paix de Kinshasa/Kinkole. Enregistrée sous le numéro RP 16.580, l’affaire accuse l’ancien Coordonnateur de la jeunesse d’Ensemble pour la République d’avoir diffusé de fausses informations via les réseaux sociaux, causant des préjudices à l’Etat.
Dans une vidéo postée sur la toile, le concerné aurait affirmé avoir été victime d’abus sexuels dans les locaux de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR), au cours de sa détention en 2021, une déclaration qui avait provoqué une onde de choc au sein de la société congolaise.
Cette plainte déposée par la RDC reposerait sur l’accusation que les déclarations du candidat aux législatives de 2023 seraient fausses et qu’elles constitueraient une infraction de propagation de faux bruits. A en croire cette note juridique, ces propos auraient causé un préjudice considérable à ce service de renseignements et auraient semés la confusion ainsi que la méfiance parmi la population. Sur ce, l’Etat congolais demande au Tribunal de condamner l’accusé à la peine maximale prévue par la loi et lui imposer une amande de 1000 dollars américains pour dommages et intérêts.
Par ailleurs, les avocats de Jacky Ndala ont déclaré qu’ils se préparaient à défendre vigoureusement leur client, affirmant que ses déclarations sont basées sur des expériences réelles et qu’il a le droit de les partager publiquement.
Prévu pour le mardi 5 novembre 2024, ce procès sera suivi de près par les observateurs nationaux et internationaux. Il pourrait établir un précédent important en matière de gestion des fausses informations et de protection des droits individuels en RDC.
Les médias et les réseaux sociaux jouent un rôle crucial dans cette affaire. Car cette vidéo dont il est objet, avait rapidement circulé sur les plateformes en ligne, amplifiant l’impact des déclarations. Cette diffusion rapide et massive pose des défis en termes de vérification des faits et de gestion des informations fausses ou trompeuses.
Nathan Mundele
