A un peu plus de 72 heures, soit le 31 décembre prochain, la République démocratique du Congo va tourner, de façon provisoire, la page des élections 2023. Ce, en attendant, la confirmation officielle par la Cour Constitutionnelle. Les résultats partiels en cours de publication par la CENI donnent Félix Tshisekedi largement vainqueur de cette présidentielle.
La Communauté Internationale fait confiance à la CENI et aux institutions congolaises pour l’aboutissement pacifique de ce processus. L’Union européenne, l’Union africaine, la CEEAC, la SADC … et tout dernièrement les Etats-Unis d’Amérique appellent les autorités électorales à garantir la transparence et l’intégrité des résultats alors que le décompte des voix se poursuit.
Cependant, face aux revendications légitimes des uns et des autres, les partenaires de la RDC les invitent à faire preuve de retenue et à résoudre les différends de manière pacifique, conformément aux procédures juridiques en vigueur. A l’interne, les différentes missions d’observation, les mouvements citoyens et les autres corporations de la société civile se sont prononcés selon qu’elles sont proches de l’opposition ou du pouvoir. Ce qui fait que les Congolais n’ont plus foi à ces derniers, préférant se contenter des points de vue exprimés par les partenaires étrangers.
Cet appel à l’apaisement de la Communauté Internationale et de certains regroupements de la société civile a été soumis à rude épreuve hier avec la marche interdite de Martin Fayulu. Il a signé après ces élections, la première confrontation avec la police en appelant ses partisans à braver l’interdiction à manifester par le gouvernement. Les policiers ont rapidement dispersé, à coups de gaz lacrymogènes, les manifestants qui tentaient de débuter la marche.
Entretemps, le camp Katumbi qui s’inscrit dans la même logique de l’annulation de ces scrutins, affirme qu’il n’ira pas devant la Cour constitutionnelle. Souscrire à la violence sans appui de la Communauté Internationale est un pari risqué. Moïse Katumbi se trouve devant un nœud cornélien. Visiblement, la Communauté Internationale n’a pas été d’accord avec l’initiative de Martin Fayulu.
Les missions d’observation des catholiques et des protestants se trouvent être les dernières à présenter leur rapport alors que les premières tendances ont été publiées. Les failles techniques en ont eu, certes, mais elles ne sont pas de nature à remettre en cause ledit processus. Les pères des églises protestante et catholique devront aller dans le sens de consolider la paix, le sort étant jeté. Les rapports de deux confessions religieuses ne tarderont plus à tomber maintenant que toutes les déclarations ont été faites.
Cette attitude de la Communauté Internationale prouve que seule la voix de la paix reste audible. Tout appel à la violence est mal vu de partout.
La Pros.