Pour les deux prochaines années, la Présidence d’AfricaRice, instrument stratégique de l’Union Africaine contribuant à la lutte contre l’insécurité alimentaire en Afrique, sera assumée par la République démocratique du Congo. Ceci est un succès fort à mettre à l’actif du Ministre de la Recherche scientifique et Innovation technologique, Gilbert Kabanda Kurhenga, qui a participé, activement, aux travaux de la 33ème session ordinaire du Conseil des Ministres de cette organisation, à Antananarivo, capitale de Madagascar, du 13 au 15 novembre 2024.
Revanche du sol sur le sous-sol
Le Ministre Gilbert Kabanda a marqué cet évènement par des interventions pertinentes et des propositions concrètes pouvant, à travers le secteur agricole, en général, et la riziculture en particulier, accélérer la résilience et le développement du continent africain. Dans son discours, lors de la clôture des travaux, il a mis en lumière le rôle que peut, dans une telle démarche, jouer la RDC, présentant ses atouts multiples et diversifiés : 80 millions d’hectares de terre arables, 5 zones agro écologiques, 4 millions d’hectares de terres irrigables, un important réseau hydrographique, une jeunesse montante, une disponibilité accrue de la main-d’œuvre…
‘’Membre à part entière d’AfricaRice, la RDC possède, s’il faut le rappeler un immense potentiel agricole, notamment en ce qui concerne la production de riz. Avec ses 80 millions d’hectares de terre arables et de 5 zones agro écologiques permettant de pratiquer plusieurs cultures durant toute l’année dont 10 % sont seulement exploités, 4 millions d’hectares de terres irrigables, un important réseau hydrographique avec une disponibilité de 7 à 8 % d’eaux douces exploitables du monde, mon pays a tout pour rassurer la population de notre région dans le domaine de l’agriculture. A ce tableau, j’ajoute la disponibilité de la main-d’œuvre, la population étant largement constituée de la jeunesse montante. En plus, la RDC fait partie du 2e groupe des pays qui ont rejoint la Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique, CARD en sigle et a élaboré sa stratégie nationale pour le développement de la riziculture en sigle SNDR, 2e génération avec une vision claire à l’horizon 2030: faire de la RDC un grenier à riz de l’Afrique centrale avec une filière rizicole organisée rentable et durable dont l’objectif global est ‘‘Accroître en quantité et améliorer en qualité la production de riz en RDC afin de répondre aux besoins nationaux et du marché régional’’, a rassuré, dans son allocution, le Ministre Gilbert Kabanda. Saisissant l’occasion, il a annoncé des initiatives fortes que la RDC va mener, sous sa conduite, durant cette nouvelle mandature à la tête d’AfricaRice.
‘’Durant le mandat de la RDC, des concertations seront menées aux fins d’obtenir l’implantation d’un bureau d’AfricaRice pour l’Afrique centrale basé à Kinshasa. Je loue, j’apprécie et je soutiens en même temps la collaboration avec Africarice et souhaite sa promotion permanente. Son appui et ses stratégies ont fait que dans mon pays même les zones qui jadis ne se préoccupaient pas de la production du riz, ont commencé à s’y intéresser, non seulement au regard de ses possibilités potentielles de production (fluvial, bas-fonds et irrigué), mais aussi et surtout vu le haut potentiel de rendement et de qualités organoleptiques des variétés acquises à travers cette stratégie. C’est ce qui a contribué à l’augmentation de la production et la consommation du riz localement, les fermiers s’étant rendus compte même les terres qui étaient allouées seulement au maïs pouvaient aussi l’être pour le riz et ainsi contribuer à la diversification et augmentation des revenus’’, a souligné le Ministre Kabanda. ‘’Procédons comme l’Europe aujourd’hui en 1951. Elle est née de la communauté de charbon et de l’acier’’, a-t-il complété, plus loin, dans son intervention.
Le Ministre Gilbert Kabanda a ainsi regagné à Kinshasa, samedi soir, sur une note largement positive. Avant l’étape de Madagascar, dans le cadre d’AfricaRice, il participé aux côtés de la Ministre des Affaires étrangères, à Sotchi, au Forum Russie-Afrique. La RDC a tiré profit de cette rencontre de haut niveau à travers la signature d’un accord dans plusieurs domaines diversifiés avec le Pays de Tsars.
Gloire Mfemfere
DISCOURS DU MINISTRE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET INNOVATION TECHNOLOGIQUE A LA 33ème SESSION ORDINAIRE DU CONSEIL DES MINISTRES D’AFRICARICE
Mesdames et Messieurs
C’est avec grand plaisir et sentiment d’honneur que j’interviens a cette session où je me présente en ma qualité de Ministre de la Recherche Scientifique et Innovation technologique en charge de la recherche agricole en République Démocratique du Congo.
En luminaire, je vous transmets les salutations de Son Excellence Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui a placé la recherche agricole et le développement de l’agriculture parmi les priorités de son mandat. C’est avec mes hommages les plus déférents que je présente mes salutations à Son Excellence Andry RAJOELINA, Président de la République de Madagascar, pour la claire vision de garantir une autosuffisance alimentaire au peuple malgache par une riziculture résiliente et source de substantiels échanges commerciaux. Que le Conseil des Ministres d’AfricaRice qui a fait honneur à la RDC en la désignant a la présidence de notre Conseil pour le mandat à venir, trouve ici l’expression de notre profonde gratitude. Chaleureuse félicitation à Monsieur François Sergio Hajarison, Ministre de l’agriculture et de l’élevage de la République de Madagascar pour les appréciables efforts et résultats tout au long de son mandat à la tête de notre organisation.
Félicitations à vous Monsieur Baboucar Manneh, Directeur Général d’AfricaRice, pour votre détermination et votre perspicacité à mener loin Africarice. Je vous exprime mon soutien et ma collaboration pour un mandat réussi.
Mesdames et Messieurs,
Membre à part entière d’AfricaRice, la RDC possède, s’il faut le rappeler un immense potentiel agricole, notamment en ce qui concerne la production de riz. Avec ses 80 millions d’hectares de terre arables et de 5 zones agro écologiques permettant de pratiquer plusieurs cultures durant toute l’année dont 10 % sont seulement exploités, 4 millions d’hectares de terres irrigables, un important réseau hydrographique avec une disponibilité de 7 à 8 % d’eaux douces exploitables du monde, mon pays a tout pour rassurer la population de notre région dans le domaine de l’agriculture. A ce tableau, j’ajoute la disponibilité de la main-d’œuvre, la population étant largement constituée de la jeunesse montante. En plus, la RDC fait partie du 2e groupe des pays qui ont rejoint la Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique, CARD en sigle et a élaboré sa stratégie nationale pour le développement de la riziculture en sigle SNDR, 2e génération avec une vision claire a l’horizon 2030: faire de la RDC un grenier à riz de l’Afrique centrale avec une filière rizicole organisée rentable et durable dont l’objectif global est » Accroître en quantité et améliorer en qualité la production de riz en RDC afin de répondre aux besoins nationaux et du marché régional.
Durant le mandat de la RDC, des concertations seront menées aux fins d’obtenir l’implantation d’un bureau d’AfricaRice pour l’Afrique centrale basé à Kinshasa. Je loue, j’apprécie et je soutiens en même temps la collaboration avec Africarice et souhaite sa promotion permanente. Son appui et ses stratégies ont fait que dans mon pays même les zones qui jadis ne se préoccupaient pas de la production du riz, ont commencé à s’y intéresser, non seulement au regard de ses possibilités potentielles de production (fluvial, bas-fonds et irrigué), mais aussi et surtout vu le haut potentiel de rendement et de qualités organoleptiques des variétés acquises à travers cette stratégie. C’est ce qui a contribué à l’augmentation de la production et la consommation du riz localement, les fermiers s’étant rendus compte même les terres qui étaient allouées seulement au maïs pouvaient aussi l’être pour le riz et ainsi contribuer à la diversification et augmentation des revenus. Cela annonce, dans les jours à venir, l’atteinte de l’autosuffisance en riz en plus le riz hybride peut être diffusé. Pour ce faire, investissements accrus sont nécessaires dans les domaines de la recherche avec un germoplasme plus amélioré, un renforcement des capacités des institutions en équipements appropriés de laboratoire, aménagements rizicoles pour une production durable, formation à courte durée et bien sûr la coopération aussi bien bilatérale que multilatérale, comme il a été épinglé durant le panel ministériel.
Mesdames et messieurs,
Je ne saurais progresser dans mes propos sans mentionner l’Institut National pour l’Etude et la Recherche Agronomique INERA, en sigle. Cet organe technologique de mon ministère compte 18 programmes de recherche dont l’un est le programme national de recherche sur le riz. Son réseau comprend 5 centres de recherche et 27 stations répartis dans les grandes zones agroecologiques du pays. Dans ce réseau, 4 centres et 11 stations pratiquent la recherche sur la riziculture. C’est ici pour moi l’opportunité de saluer et de féliciter encore une fois Africarice pour les résultats déjà atteints en l’occurrence les NERCAS, ORYLUX et autres variétés qui font la fierté de l’Afrique.
Comptant a ce jour 28 pays membres, Africarice est devenu aussi un instrument de l’Union Africaine.
Me basant sur le thème de ce 33 e Conseil, a savoir Souveraineté alimentaire : respecter les engagements en faveur de l’autosuffisance en riz grâce à la transformation des systèmes agroalimentaires basés sur le riz » le chemin est encore long car, pour bon nombre des pays africains comme la RDC, nous sommes encore dépendant des importations du riz.
Mesdames et Messieurs,
Depuis trois jours, nous avons dit tout sur le plan des besoins en riz diversifié, en quantité et en qualité, sur les techniques et les zones culturales, sur les risques et les
techniques de résilience liée au changement climatique, sur
le financement et les ressources humaines.
Il reste à nous entendre et nous fixer sur les piliers majeurs
sur lequel doit reposer la grande architecture des différents programmes et plan stratégique.
Ces piliers majeurs constitués des objectifs et stratégies fondamentaux qui se résument en 3 mots clés : politique africaine du riz. Cette politique nous permettra de réaliser
une vision commune dans notre diversité sociogéographique et de mutualiser nos capacités intellectuelles, financières et matérielles pour une autosuffisance alimentaire africaine pérenne en riz.
C’est, certes, un idéal mais l’idéal est de tout temps le primum movens des grandes performances humaines et nous en sommes capables. C’est mon exhortation et la devise de mon mandat et très rapidement, dans les semaines qui viennent, j’inviterai à Kinshasa notre dynamique Directeur Général pour échapper avec lui à ce sujet et examiner ensemble les voies les plus efficace pour l’implémenter étant bien entendu que toutes les actions opérationnelles réalisées et à réaliser doivent l’être dans l’orthodoxie de cette politique. Procédons comme l’Europe aujourd’hui en 1951. Elle est née de la communauté de charbon et de l’acier. C’est sur cette note d’espoir que j’invite tous à Kinshasa, la capitale de la RDC à la Session de notre Conseil.
Que vive Africarice !
Je vous remercie.
