(Par le Professeur Jean-Denis Kasese)
Les Professeurs de Science politique ne cessent et ne cesseront jamais de le rappeler, que l’approche réaliste de la politique étrangère, nous a démontrés et nous démontre, au fil du temps, que les nations ne privilégient que leurs intérêts nationaux.
Des amitiés inconditionnelles, perpétuelles, voire éternelles, entre nations ou dirigeants, ne sont qu’illusions.
Pour s’en convaincre, mettons en relief deux illustrations, celles de deux pays africains : le Zaïre sous Mobutu, et l’Angola sous Dos Santos :
1) À la suite du changement de dynamiques géopolitiques et géostratégiques, ponctué par la Chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989 ¹, fut notamment déclenché le processus de la chute du régime du Président Mobutu.
Ce processus prit près de huit (8) ans avant que le Président Mobutu ne soit officiellement lâché et remercié par les États-Unis et d’autres puissances occidentales, et cela, après près de trente-deux (32) ans de règne au pouvoir, et de vingt-cinq (25) ans de service à la défense de leurs intérêts géopolitiques et géostratégiques dans la région, et à l’échelle mondiale.
2) Après le changement de dynamiques géopolitiques et géostratégiques causé par la fin de la guerre froide, ponctué par la chute du mur de Berlin, prenons par ailleurs, l’exemple des États-Unis d’Amérique en Angola :
Ces derniers changèrent d’approche et se rapprochèrent du gouvernement angolais qu’ils combatèrent jadis ².
Ils considérèrent désormais l’Angola, riche en ressources minérales ( pétrole, diamant), comme un partenaire stratégique de leurs intérêts économiques ³, et cela, aux dépens de leur allié de jadis, le rebelle angolais, Jonas Savimbi, qui, pour les besoins de la cause, fut soutenu, à l’époque, financièrement et militairement par l’Administration américaine .
Soulignons que ces soutiens furent massivement accrus en 1986 par l’Administration Reagen ⁴.
Ce changement eût une conséquence cruciale, ce fut ainsi que les États-Unis cessèrent officiellement en 1990 de soutenir le mouvement rebelle, l’ UNITA (União Nacional para a Independência Total de Angola) en français, (Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola) de Jonas Savimbi.
Et cela fut ponctué, par la signature des accords de paix, appelés, les Accords de Bicesse, signés le 31 mai 1991, à Estoril au Portugal ⁵, parrainés par les États-Unis et la Russie, avec une Russie affaiblie à la suite du processus de l’éclatement de l’URSS.
Ces accords prévoyèrent notamment l’organisation des élections présidentielles libres, démocratiques, et multipartites, à deux tours.
Après la proclamation des résultats du premier tour de ces élections présidentielles de 1992, remportées par le Président sortant, José Eduardo Dos Santos, candidat à sa réélection ⁶ ; Jonas Savimbi devint désormais, un obstacle majeur à la stabilisation de l’Angola, et aux intérêts économiques américains en Angola, suite à son refus de reconnaître sa défaite, mais aussi, à son refus de s’intégrer réellement dans ce processus de paix et de partage du pouvoir en Angola ⁷, car il reprit des hostilités armées, en empêchant ainsi, l’organisation du second tour de ces élections ⁸.
Concomitamment, les États-Unis renforcèrent leur partenariat stratégique avec le gouvernement angolais qui, profitant de cette nouvelle donne, et comptant sur le renseignement et le soutien indirect des Américains, neutralisa et élimina, le 22 février 2002, celui qu’il considéra toujours comme une menace persistante, en l’occurrence, Jonas Savimbi ⁹.
Ces illustrations nous montrent à suffisance que les alliances et les équilibres internationaux, ainsi que les dynamiques géopolitiques et géostrategiques, sont fluctuants ; c’est-à-dire, qu’ils peuvent changer à tout moment en fonction des intérêts des nations, centrés sur la politique étrangère à mener ou menée par les pouvoirs dirigeants.
Cela s’accompagne par le déclenchement du processus de destruction de toutes les menaces persistantes qui vont à l’encontre de ces intérêts, processus qui prend relativement du temps.
Près de huit (8) ans dans le cas du Président Mobutu, et près de treize (13) ans dans le cas du rebelle Jonas Savimbi.
Dans cet ordre d’idées, tout porte à croire que le régime du Président Paul Kagame constitue une menace indéniable aux intérêts stratégiques des États-Unis en République Démocratique du Congo, et que, me semble-t-il, le processus de destruction de cette menace a été déjà déclenché.
Toutefois, tout dépend des plusieurs variables interdépendantes :
– l’épaisseur de la problématique de destruction de ces menaces
– la constellation de vecteurs conjugués à la destruction de ces menaces
– ainsi que, la politique des résultats, axée sur la réalisation de ces intérêts.
Signalons avec force que, dans notre cas de figure, il ne reste plus que moins de trois (3) ans de mandat à l’Administration Trump, cela voudrait signifier entre autres que l’élimination de cette menace des intérêts stratégiques américains pourrait être effective bien avant la fin du mandat du Président Trump, et de surcroît, contrairement à ce que d’aucuns peuvent penser, il est bénéfique pour la RD congo dans le cadre des Accords de Washington et du Mémorandum d’entente sur la Sécurité, que les Démocrates viennent de remporter les élections de mi-mandat et contrôlent désormais les deux chambres, car plusieurs élus démocrates au Congrès américain font pression pour intensifier les sanctions contre le Rwanda en raison de son soutien militaire au mouvement rebelle M23 et à l’Alliance du fleuve Congo. L’objectif principal des élus démocrates est celui d’exiger que ces sanctions ne restent pas des mesures isolées. Ils prévoient ainsi d’accentuer la pression sur l’administration Trump afin de contraindre le régime de Kagame à stopper définitivement son soutien aux » rebelles » et à retirer l’armée rwandaise (RDF) du territoire de la République démocratique du Congo (RDC).
Cette logique de changement de dynamiques géopolitiques et géostratégiques, fut notamment relayée par des figures politiques mondiales de proue, ces leaders politiques mondiaux expérimentés et de premier plan, à l’instar de Lord Palmerston, ancien Premier Ministre britannique qui, avant d’occuper ce poste, fut Secrétaire d’État britannique aux Affaires Étrangères.
En parlant de la politique étrangère britannique, il soutint avec force :
» Nous n’avons pas d’alliés éternels, ni d’ennemis perpétuels. Nos intérêts sont éternels et perpétuels, et il est de notre devoir de les suivre » ¹⁰ ;
L’ancien Président français, Charles De Gaulle, alla aussi dans ce sens, avec sa célèbre phrase :
» Un grand pays n’a pas d’amis. Les hommes peuvent avoir des amis, pas les hommes d’État » ¹¹ ;
Et enfin, l’ancien Secrétaire d’État américain, Henry Kissinger, martela pour le cas des États-Unis d’Amérique, que :
» L’Amérique n’a pas d’ennemis ou d’amis, seulement des intérêts. » ¹²
L’épaisseur de l’intelligibilité de cette réalité complexe, me semble-t-il, dépasse les non-initiés et les moins outillés, ceux-là qui refusent d’apprendre, et qui croient tout connaître, tout savoir analyser, et qui, par ignorance des exigences générales de la recherche en Science politique, c’est-à-dire, par manque de bagages théorique et technique, et de la rigueur exigée par l’analyse politologique dans les règles de l’art, ponctuée par l’absence d’une formation scientifique rigoureuse ; persistent dans des analyses orientées, littérales, biaisées, qui ne saisissent pas la portée et les contours de cette réalité.
Cela dit, vu la tournure que prennent actuellement les événements, c’est-à-dire, le réalisme de l’actuelle politique étrangère des États-Unis, poursuivie par l’Administration Trump dans la région des grands lacs africains, mais aussi aux échelles africaine et mondiale, causée par le changement de dynamiques géopolitiques et géostratégiques des États-Unis, dû, à la transition énergétique, tout porte à croire, que l’Administration Trump, a trouvé un interlocuteur valable de leur obédience, en l’occurrence, le Président Tshisekedi, qui a saisi cette opportunité, c’est-à-dire, l’épaisseur de l’intelligibilité de la théorie de l’approche réaliste de la politique étrangère, et de changement des dynamiques géopolitiques et géostratégiques en fonction des intérêts des nations.
C’est pourquoi, me semble-t-il, qu’il a su, lors des négociations avec l’Administration Trump, à l’exploiter avec stratégie, dans l’intérêt de la RD Congo, d’abord, et des États-Unis ensuite, grâce aux outils et instruments de la diplomatie active et agissante, piste privilégiée et choisie pour l’heure, en conséquence des causes, afin de trouver une résolution définitive du règlement de cette guerre injuste et injustifiée, imposée à la RD Congo par le Rwanda.
Une guerre qui a trop duré, et qui a causé un génocide en RD Congo, massacrant des dizaines de millions de Congolais ¹³, et occasionnant par ailleurs, le pillage systématique des ressources minérales critiques et stratégiques de la RD Congo.
Aidé par la réorientation, le réalignement des alliances et équilibres américains dans la région des grands lacs africains, en Afrique et dans le monde, ainsi que par le changement de dynamiques géopolitiques et géostratégiques des États-Unis causé par la Transition énergétique, et cela, sous l’impulsion de l’Administration Trump ; les retombées de la stratégie du Président Tshisekedi lors de ces négociations, sont éloquentes :
– la signature, le 4 décembre 2025, des Accords de Washington, à Washington aux États-Unis, entre la RD Congo, le Rwanda, et leur parrain, en l’occurrence, les États-Unis ; centrés sur la restauration de la paix, c’est-à-dire la fin de la guerre, au sens strict, entre le Rwanda et la RD Congo ; et au sens large, dans cette région des grands lacs africains, préalable pour une intégration régionale ¹⁴ ;
– Mais aussi, en marge de cette cérémonie, la signature d’un accord stratégique bilatéral entre les États-Unis et la RD Congo, dont on parle le moins, mais capital et indispensable pour la RD Congo, et les États-Unis ¹⁵.
Cet Accord stratégique bilatéral entre les États-Unis et la RD Congo, est centré en matière de Sécurité, de Défense et de protection des infrastructures de la RD Congo.¹⁶
Cela dit, l’épaisseur de l’intelligibilité du changement d’approche des États-Unis d’Amérique vis-à-vis du régime de Kagame, leur allié de jadis, déclenchant, me semble-t-il, le processus de sa chute, ne serait pas seulement la résultante du dépassement de la ligne rouge lui tracée par les États-Unis d’Amérique après la signature des accords de Washington, mais aussi et surtout, la constellation de plusieurs facteurs conjugués, débouchant au changement des dynamiques géopolitiques et géostratégiques, causé par la complétion des grandes puissances sur la Transition énergétique, où la RD Congo, le » _Scandale Géologique_ « , le » _Pays-Solution_ « , se retrouve au Cœur de cette Transition et des convoitises, en devenant ainsi le Centre de gravité incontournable du paysage géopolitique et géostratégique de la Transition énergétique mondiale.
C’est pourquoi, les outils et instruments de l’analyse politologique, principalement, ont été mobilisés, mais aussi ceux aux contours holistiques, afin de tenter d’éclairer la lanterne des Congolais.
Ma réflexion
« La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n’est aux faits eux-mêmes, parce que pour elle, se soumettre, ce serait cesser d’être. » ¹⁷
I. Le Président Tshisekedi dans la réalpolitik : la transition énergétique mondiale au cœur des enjeux géopolitique, géostratégique et des alliances
Indéniablement, sous le leadership, l’impulsion, et la diplomatie active, agissante, et offensive, du Président Tshisekedi, le processus de rupture de l’influence du Rwanda dans la partie Est du territoire congolais, ainsi que celui de la chute du régime de Kagame considéré désormais comme une menace, un obstacle, aux intérêts stratégiques américains, est déjà déclenché par l’Administration Trump.
Le Président Tshisekedi vient ainsi de changer la donne, dans le sens où, il a déplacé le Centre de gravité incontournable du paysage géopolitique et géostratégique de la Transition énergétique mondiale vers la RD Congo ; c’est-à-dire, qu’ il a imposé la RD Congo, ce » Scandale Géologique « , regorgeant d’immenses gisements des minéraux critiques et stratégiques, ainsi que des Terres Rares, comme le » Pays-Solution ‘ , au cœur de cette Transition énergétique mondiale.
Pour s’en convaincre, souvenons-nous des éloges adressés au Président Tshisekedi et à la RD Congo par le Président américain, Donald Trump, le jeudi 5 février 2026, à l’occasion de la 74ème édition du National Prayer Breakfast à Washington.¹⁸
Après l’avoir magnifié, le Président Trump demanda au Président Tshisekedi de se lever pour que lui et les convives présents dans la salle, puissent l’honorer ¹⁹.
Il s’est ensuivi des acclamations de la salle.
Cette symbolique pleine d’enseignements, nous révèle en réalité que le Président Trump venait d’introniser le Président Tshisekedi et la RD Congo, en montrant à la face du monde, l’ » Homme Brave » qui dirige le » Pays-Solution » de la Transition énergétique mondiale ²⁰.
C’est pourquoi il qualifia la RD Congo, de » Pays merveilleux » avec une terre incroyablement bénie » ²¹.
Le ton fut donné et le décor planté.
Ce fut ainsi, comparativement, qu’il témoigna devant toute l’assemblée que le Président Tshisekedi et lui, avaient signé le Plus grand Partenariat Stratégique à ce jour, de loin plus important, entre celui signé par les États-Unis et le reste du continent africain,
et que les Compagnies américaines allaient bientôt se déployer en RD Congo afin d’investir, d’y travailler, et de faire de bonnes affaires avec ce » Pays-Solution » ²² .
Cela marque, en réalité, un tournant majeur, et situe indéniablement le Centre de gravité incontournable du paysage géopolitique et géostratégique mondial de la Transition énergétique en RD Congo.
Cela dit, mettons en relief, quelques-uns de ces minéraux critiques et stratégiques, ainsi que quelques-unes de ces Terres Rares, indispensables à la Transition énergétique, que regorge la RD Congo, ainsi que l’importance de ces minéraux critiques et stratégiques, ces Terres rares qui attirent les convoitises.
Quant aux minéraux critiques et stratégiques, nous pouvons mettre en relief :
– le Cobalt, crucial pour la fabrication de batteries.
La RD Congo est le Premier producteur mondial du cobalt et regorge 70% des réserves mondiales du Cobalt. ²³
– le Coltan, incontournable et indispensable à l’électronique.
La RD Congo en est aussi le premier producteur mondial, et regorge plus de 60% des réserves mondiales du Coltan. ²⁴
Elle fournit donc la majeure partie du Coltan mondial.
– le Cuivre
– l’Étain
– le Tungstène
– le Cassitérite
et, des Terres Rares.
Les terres rares sont un groupe de 17 métaux (15 lanthanides + scandium et yttrium) indispensables aux hautes technologies (smartphones, éoliennes. moteurs de véhicule électrique / VE, défense).²⁵
À titre illustratif :
– le Néodyme (Nd) : Utilisé pour les aimants permanents très puissants dans les moteurs électriques et les éoliennes ²⁶
. Le Lanthane (La): Utilisé dans les batteries de voitures hybrides et le craquage catalytique du pétrole ²⁷
• Cérium (Ce) : Utilisé comme catalyseur automobile et dans le polissage du verre ²⁸
• Dysprosium (Dy) : Ajouté aux aimants néodymes pour améliorer leur résistance à la chaleur ²⁹.
. Praséodyme (Pr) : Utilisé dans les aimants et les alliages à haute résistance ³⁰
• Yttrium (Y) : Utilisé dans les luminophores pour les écrans rouges (LED) et les céramiques ³¹
◦ Terbium (Tb) : Utilisé dans l’éclairage à basse consommation et les aimants ³²
◦ Autres : Samarium, Europium, Gadolinium, Holmium, Erbium, Thulium, Ytterbium, Lutétium, Prométhium, Scandium. ³³
Cela dit, c’est donc sous cet angle que la RD Congo devient le Centre de gravité géopolitique et géostratégique mondial incontournable de la transition énergétique mondiale, donc, de la technologie moderne, car elle regorge les minerais critiques, les terres rares, … en attirant ainsi, les convoitises.
II. Les États-Unis face à l’approche réaliste de la politique étrangère et de la compétition sur la transition énergétique mondiale
Nonobstant ces réalités, les détracteurs du Président Tshisekedi continuent de croire à tort, que le Président Kagame serait le chouchou africain des Américains, et que ces derniers se moqueraient du gouvernement congolais malgré les Accords de Washington, et l’Accord bilatéral stratégique entre les USA et la RD Congo, appelé,
» Mémorandum d’entente entre les États-Unis et la RD Congo concernant un partenariat élargi en matière de sécurité »³⁴ ;
Ce Mémorandum d’entente s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique établi entre les États-Unis et la RD Congo, et vise à renforcer la coopération en matière de défense et de sécurité, et de la protection des infrastructures et des actifs.³⁵
Cela dit, l’argumentaire des détracteurs du Président Tshisekedi, porte en lui, les germes de sa propre destruction, car il est tronqué. Ils oublient deux éléments centraux que nous avons mis en exergue ci-avant, en l’occurrence, le processus qui pourrait prendre relativement du temps, et la finalité de ce processus, c’est-à-dire, la destruction de la menace existante et identifiée de leurs intérêts stratégiques et économiques.
Par ailleurs, ces détracteurs arguent que les États-Unis ne seraient pas très tranchants et laisseraient faire nonobstant les mises en garde régulièrement faites à l’encontre du Rwanda, car le Président Kagame et ses pantins continuent de violer ces Accords sans qu’ils ne soient réellement inquiétés.
Analyser la complexité de l’épaisseur de cette problématique de la sorte, sans les jumelles scientifiques, c’est passer à côté de l’intelligibilité du changement de dynamiques géopolitiques et géostratégiques des États-Unis dans la région des grands lacs africains.
Question :
Pourquoi les États-Unis ont-ils changé l’approche de leur politique étrangère dans la région des grands lacs africains, en se rapprochant de la RD Congo ?
Réponse :
Comme on le sait, la RD Congo est un » _scandale géologique_ » , c’est-à-dire qu’elle est convoitée parce que son sous-sol regorge des minerais variés, diversifiés, voire rares.
Si cette posture est parfois considérée comme étant le facteur qui alimente les convoitises occasionnant le pillage de ses ressources minières ; antinomiquement, c’est grâce à ces richesses que la RD Congo pourrait arrêter le pillage de ses ressources minières.
Question :
Comment ?
Réponse :
Actuellement, la RD Congo est incontournable car elle est au cœur d’une guerre d’influence géologique, géostratégique et économique, principalement entre les États-Unis et la Chine.
Elle attire donc des convoitises.
À mon sens, l’intérêt de l’administration Trump pour la République Démocratique du Congo (RDC) repose sur un mélange de diplomatie transactionnelle et de sécurité nationale, principalement axé sur la domination des ressources stratégiques.
Mettons en relief, les raisons fondamentales de ce besoin :
1. La Sécurisation des minerais critiques (Lutte contre la Chine)
Ici, la motivation principale est de briser le monopole de la Chine sur les minerais essentiels à l’économie du futur (batteries, véhicules électriques, défense).³⁶
À titre illustratif :
Le Cobalt : La
