Le Gouvernement congolais entend efficacement encadrer la liberté d’expression en RDC. Face à la crise sécuritaire sévissant dans l’Est du territoire national, l’Exécutif central appelle à privilégier la tolérance, la cohésion et la responsabilité citoyenne.Dans un communiqué publié hier, mercredi 21 octobre 2026, le Ministère de la Justice a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire à charge de Fils Mukoko, présenté comme militant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), pour des propos incitant à la haine. Il est accusé d’avoir proféré des menaces contre des ressortissants occidentaux présents en République démocratique du Congo et promis de distribuer des armes à la population pour défendre le régime en place en cas d’avancée du Front pour la Refondation de la Nation, mouvement politico-militaire créé par Joseph Kabila, Chef de l’Etat honoraire. Sur base de cette sortie médiatique condamnable, il a été révoqué de ses fonctions de Directeur Général adjoint à la RASKIN. « La liberté d’expression est constitutionnellement consacrée en République démocratique du Congo. Elle ne saurait cependant servir de prétexte à la menace, à l’intimidation ou à la mise en danger de la vie d’autrui. Dans un État de droit, toute allégation de cette gravité doit être vérifiée par la justice, dans le strict respect de la loi et des droits de chacun », déplore, dans son communiqué, le Ministre d’Etat en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, dont voici l’intégralité.
COMMUNIQUÉ N°0037/CAB/ME/MIN/J&GS/2026
Propos menaçants diffusés sur les réseaux sociaux : ouverture d’une enquête judiciaire
Le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, informe l’opinion publique qu’il a enjoint au Procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête judiciaire à la suite de la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo attribuée à Monsieur Fils MUKOKO, présenté comme militant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Les propos rapportés dans cette vidéo feraient notamment état d’une intention de ce dernier de procéder à la distribution d’armes dans des terrains de football, des églises et des universités, ainsi que de menaces visant des ressortissants occidentaux présents en République démocratique du Congo. La gravité de ces allégations justifie que les faits soient examinés avec diligence par les autorités judiciaires compétentes. « La liberté d’expression est constitutionnellement consacrée en République démocratique du Congo. Elle ne saurait cependant servir de prétexte à la menace, à l’intimidation ou à la mise en danger de la vie d’autrui. Dans un État de droit, toute allégation de cette gravité doit être vérifiée par la justice, dans le strict respect de la loi et des droits de chacun », a déclaré le Ministre d’État, Guillaume Ngefa Atondoko Andali.
Le Ministre d’État réaffirme la détermination du Gouvernement à assurer la sécurité des personnes et des biens, à préserver l’ordre public et à garantir le respect de la légalité, dans le cadre des compétences respectives des institutions de la République
Fait à Kinshasa, le 21 octobre 2026
Cellule de Communication
