Sous le haut patronage du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la République Démocratique du Congo a procédé, en début de semaine, au lancement officiel du Programme de Cartographie Géophysique Aéroportée et Géologique de la RDC (PC2G-RDC), en présence du Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, de l’Ambassadrice d’Espagne en RDC, ainsi que de plusieurs autres invités de marque.
Scandale repéré
Paradoxe d’un géant géologique : la RDC, scandale géologique mondial, ne connaît avec précision qu’une infime partie de son immense patrimoine. Le PC2G-RDC vient corriger cette anomalie historique.
Coordonné techniquement par le Service Géologique National du Congo (SGN-C), dirigé de mains de maître par son Directeur Général Fabrice Wazenga Vitima, ce service géologique national est sous la tutelle du Ministère des Mines, et financé à 100% sur fonds propres par le Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN), ce programme est exécuté en collaboration avec le leader mondial espagnol Xcalibur Multiphysics Group SL.
8 avions pour scanner le sous-sol du Congo
Pendant 36 mois, 8 aéronefs équipés de technologies de pointe vont survoler le pays pour acquérir des données magnétiques, radiométriques, gravimétriques et électromagnétiques.
Les premières phases concerneront le Kongo Central, le Kwango, le Kwilu, le Grand Kasaï et le Grand Katanga, avant de s’étendre à l’ensemble du territoire. Les données aériennes seront ensuite croisées avec des travaux géologiques de terrain pour une interprétation de haute précision.
Au-delà des données, le programme prévoit un transfert massif de compétences et la formation de géologues, chercheurs, techniciens et étudiants congolais.
Investissement dans la connaissance
À l’occasion du lancement, tout en soulignant que l’étape franchie revêt une portée stratégique particulière, le Ministre des Mines Louis Watum a rappelé que cette campagne constitue un investissement dans l’avenir du pays :
« Nous investissons aujourd’hui dans la connaissance pour réduire demain le coût, le risque et le temps nécessaires à l’exploration. »
Il a également souligné que la connaissance du sous-sol doit permettre à l’État de mieux connaître son patrimoine, aux investisseurs de mieux apprécier les opportunités et aux Congolais de mieux préparer la valorisation de leurs propres ressources.
« Mieux connaître pour mieux décider, mieux explorer pour mieux valoriser, mieux valoriser pour créer davantage de valeur et d’emplois. »
La vision Tshisekedi en action
Le PC2G-RDC n’est pas un simple projet technique. C’est un pilier de la vision du Chef de l’État, mise en œuvre sous la coordination de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka : faire de la connaissance scientifique un levier de souveraineté, de transformation économique et de création d’emplois.
Avec ce programme, la RDC ne se contente plus d’être un réservoir de matières premières. Elle devient un pays qui connaît, qui maîtrise et qui décide de l’avenir de ses ressources. C’est l’acte de naissance du Congo géologique du XXIe siècle.
La Pros.
