Après la dernière grande sortie médiatique du Président de Félix-Antoine Tshisekedi, le débat politique reste dominé par la controverse autour de la révision ou du changement de la Constitution du 18 février 2006. Si pour les sociétaires de l’opposition, il n’est pas question de déverrouiller l’article 220 pour renverser l’ordre constitutionnel en vigueur, les tenants de la mouvance parlementaire, quant à eux, estiment que « le peuple souverain » doit trancher en dernier ressort, par un référendum populaire.
Éminent juriste et cadre de l’Union Sacrée de la Nation, le député national Jean-Baudouin Mayo Mambeke a, une fois de plus, donné de la voix dans débat houleux, qui oppose la famille politique du Chef de l’État et l’opposition démocratique. Dans un récent post sur son compte X, il a d’abord indiqué que le peuple congolais (le souverain primaire) a le pouvoir de défaire ce qu’il avait fait et débloquer ce qu’il avait bloqué.
« Le débat actuel sur le changement de la constitution renvoie à une seule question : une constitution instituée par le peuple peut-elle limiter la souveraineté de ce dernier ainsi que son droit à disposer de lui-même ?
Le peuple a le droit de revenir à tout moment sur sa position soit directement par référendum soit indirectement par ses représentants d’autant plus que rien de tout ce qu’il peut créer ou inventer n’est éternel. C’est la loi du changement continuel à laquelle seul Dieu n’est pas concerné », a-t-il rappelé.
Tout en rejetant l’idée selon laquelle le projet de changement constitutionnel serait lié au mandat du Chef de l’État en exercice, l’Honorable Jean-Baudouin Mayo martèle que c’est le peuple souverain qui doit trancher en dernier ressort, seul ou à travers ses représentants, qui siègent au Parlement.
« La complication de cet entendement vient du fait que beaucoup le lient au mandat de l’actuel président de la république alors même que le peuple a, à tout moment, le pouvoir de décider de sa constitution pour poursuivre les objectifs qu’il vise et sans se soucier d’autres préoccupations non utiles pour lui.
Le dernier mot en démocratie revient au peuple qui décide seul ou par ses représentants », a conclu, l’élu de la capitale, dans la circonscription électorale de Mont-Amba, pour le compte de l’UNC.
JR Mokolo
