Mercredi soir, Félix Tshisekedi a ouvertement envisagé la possibilité d’un troisième mandat, une déclaration qui a fait l’effet d’une bombe en République Démocratique du Congo. Dans un contexte politique déjà tendu, cette prise de position soulève d’innombrables questions tant sur l’éthique que sur la légalité d’une telle ambition, surtout dans un pays où le souvenir des dérives autoritaires reste vivant. Les réactions de l’opposition ont été immédiates, traduisant une montée de l’indignation et un appel à la mobilisation. A Kinshasa, Delly Sesanga, ancien Député, a dénoncé ce qu’il considère comme des manœuvres transparentes de Tshisekedi pour s’accrocher au pouvoir. Ses mots résonnent comme un cri d’alarme pour tous ceux qui croient en la démocratie. Il appelle les Congolais à s’opposer à cette dérive. En effet, la participation citoyenne et la vigilance sont essentielles pour éviter les dérives autocratiques. L’opposition autour de Claudel-André Lubaya, qui cherche à solidifier une réponse juridique à cette question, renforce cette dynamique. En citant l’article 220 de la Constitution, Lubaya rappelle que certains aspects de la loi sont intangibles. Pour lui, le prétexte de la volonté populaire pour justifier une révision constitutionnelle serait une manipulation dénuée de fondement. Ce point de vue juridique souligne à quel point la situation est délicate et complexe, et met en lumière la lutte intellectuelle qui accompagne le combat politique. De son côté, Francine Muyumba, ancienne sénatrice et membre influente du PPRD de Joseph Kabila, s’inscrit dans cette capacité de résistance face à une potentielle confiscation du pouvoir. Elle annonce des mobilisations pour contrer cette initiative, révélant une volonté collective de défendre les droits démocratiques des Congolais. La Lucha, un mouvement emblématique de la société civile, pose une question cruciale : si la guerre empêche l’organisation d’élections dans certaines provinces, comment le gouvernement peut-il envisager un référendum ? Cette interrogation met en exergue non seulement l’absurdité de la situation, mais aussi l’importance d’une voix citoyenne forte pour questionner les décisions de ceux au pouvoir. Cependant, les absences notables de figures de proue de l’opposition comme Martin Fayulu et Moïse Katumbi, en attente de moment propice pour s’exprimer, soulignent une prudence stratégique. Les grandes manœuvres politiques nécessitent réflexion et préparation, et il est probable que leurs réactions soient soigneusement pesées avant d’être dévoilées. En somme, la possibilité d’un troisième mandat pour Félix Tshisekedi n’est pas seulement une question politique ; c’est un test pour la démocratie congolaise. La mobilisation de l’opposition, qu’elle soit sur le terrain, par le biais des médias, ou par des voies juridiques, sera déterminante pour l’avenir du pays. Les Congolais, unis et vigilants, devront se lever pour défendre leurs droits et les principes fondamentaux sur lesquels repose leur société. Ce chapitre de l’histoire congolaise s’écrit maintenant, et chaque voix compte.
La Pros.