Dans un monde en pleine mutation, l’innovation n’est plus une simple option parmi tant d’autres. Elle constitue toute une boussole. Elle est une marque vivante de vision et de responsabilité. En RDC, cette réalité tend décidément à prendre un envol capital avec le député national Tobie Kayumbi, initiateur d’une proposition de loi visant à modifier et compléter la loi n°78/022 du 30 août 1978 portant Code de la route.
Profondément préoccupé par les difficultés quotidiennes que traversent les populations dans leur mobilité, à Kinshasa, tout comme dans d’autres provinces, à cause notamment des embouteillages, l’Elu de Mbuji-Mayi a engagé une initiative parlementaire stratégique visant à adapter durablement le code de la route congolais, vieux de plus de cinq décennies, aux exigences modernes. Lors d’une conférence de presse tenue hier, lundi 4 mai 2026, Tobie Kayumbi a souligné plusieurs avantages contenus dans sa proposition de loi, du reste, adoptée, récemment, en plénière à l’Assemblée Nationale. Selon lui, l’examen de son initiative intervient, aujourd’hui, mardi 5 mai, au niveau de la Commission Aménagement du Territoire de la Chambre basse du Parlement.
« Cette proposition de loi n’est pas seulement une réforme, mais une refondation de notre manière d’organiser la circulation dans notre pays… Chaque jour, sur nos routes, ce sont des vies qui sont exposées », a insisté l’Elu du peuple, face à la presse.
Parmi les avantages de la « Loi Kayumbi », l’on note plusieurs volets clés. Il s’agit entre autres de :
• L’intégration de nouveaux concepts liés à la circulation routière, prenant en compte l’évolution des pratiques urbaines ;
• La requalification des agents de circulation, accompagnée de nouvelles règles encadrant leurs interventions ainsi que leur formation continue ;
• Le renforcement des mesures de sécurité routière, notamment en matière de manœuvres, de changements de direction et de comportement des usagers ;
• L’introduction de dispositions spécifiques pour les piétons, les motards, les cyclistes, ainsi que pour les tricycles, quadricycles et véhicules de transport public ;
• La réglementation du temps de conduite et de repos dans le transport routier, ainsi que l’instauration des barrières de pluie ;
• La révision des conditions de mise en circulation des véhicules, incluant l’encadrement des contrôles techniques ;
• L’introduction de nouvelles règles relatives au permis de conduire et au contrôle routier ;
• L’institutionnalisation de l’enseignement de la conduite automobile et de la sécurité routière ;
• Des mesures strictes concernant le retrait ou la suspension du permis, l’immobilisation des véhicules et leur mise en fourrière ;
• Enfin, la révision des amendes, désormais libellées en francs congolais, avec un objectif clairement dissuasif.
Après l’étape relative à l’examen de la proposition de Loi de Tobie Kayumbi, ce député membre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi), l’Assemblée nationale va-t-elle se pencher sur les mécanismes devant encadrer son adoption définitive. Au regard des défis immenses auxquels reste confrontée la RDC du point de vue de l’organisation du système routier national, une telle proposition pourrait apporter un soulagement concret aux congolais.
La Pros.
