Je soutiens pleinement le plaidoyer mené par Aurélien Taché, député français et coauteur du Rapport sur l’avenir de la francophonie, et Pierre Masquart, coprésident de l’association Les Rendez-Vous d’Afrique, et souhaite vivement la création d’une Académie Francophone à Kinshasa.
Avec plus de 100 millions d’habitants, la RDC est le premier pays francophone au monde. Pourtant, une anomalie persiste. Aucune instance de régulation ou de promotion de la langue française ne siège sur son sol.
Il est temps de doter Kinshasa, la plus grande capitale francophone du monde, d’une Académie Francophone pour ancrer l’avenir de la langue française là où elle bat le plus fort.
À ce jour, voici les sièges des représentations de @OIFrancophonie et des instances de la coopération francophone :
• Paris (France) a les sièges de @OIFrancophonie ; @APFfrancophonie ; @TV5MONDEINFO ; de l’Association internationale des maires francophones ; de la Conférence des OING de la Francophonie ;
• Québec (Canada) a le siège de @IFDD_OIF ; un Bureau de représentation pour les Amériques ;
• Montréal (Canada) a le siège de l’Agence universitaire de la Francophonie;
• Dakar a les sièges de @ifef_oif ; @CONFEMEN ; @LaConfejes ;
• Alexandrie (Égypte) a le siège de l’Université Senghor ;
• Antananarivo (Madagascar) a un Bureau pour l’océan Indien ;
• Beyrouth (Liban) a un Bureau pour le Moyen-Orient ;
• Bucarest (Roumanie) a un Bureau pour l’Europe centrale et orientale @Repeco_OIF ;
• Hanoï (Vietnam) a un Bureau pour la zone Asie-Pacifique ;
• Port-au-Prince (Haïti) a un Bureau pour la Caraïbe ;
• Libreville (Gabon) a un Bureau pour l’Afrique centrale @REPAC_OIF ;
• Lomé (Togo) a un Bureau pour l’Afrique de l’Ouest ;
• Québec (Canada) a un Bureau pour les Amériques ;
• Tunis (Tunisie) a un Bureau pour l’Afrique du Nord ;
Il y a aussi quatre représentations auprès d’organisations internationales :
• Addis-Abeba (Éthiopie) auprès de l’Union Africaine et de la Commission économique de l’Afrique de l’ONU ;
• Bruxelles (Belgique) auprès de l’Union européenne @RPUE_OIF ;
• New York (USA) auprès des Nations Unies @RPNY_OIF ;
• Genève (Suisse) auprès des instances des Nations Unies.
Si Paris reste le berceau historique de la langue française, il est évident que le centre de gravité démographique et créatif se déplace de plus en plus vers les rives du fleuve Congo, comme l’avait souligné le président Emmanuel Macron au Sommet d’Erevan : « quand je dis la langue française, je parle de nos langues françaises dont l’épicentre, je l’ai souvent dit, n’est ni à droite ni à gauche de la Seine, mais sans doute dans le bassin du fleuve Congo, ou quelque part dans la région ».
La RDC offre au français son avenir. En retour, la Francophonie institutionnelle doit lui offrir une reconnaissance à la mesure de son poids. Créer une Académie francophone à Kinshasa, ce n’est pas une question de prestige, c’est reconnaître que l’avenir du français se joue en RDC et c’est un acte de réalisme géopolitique.
Installer une Académie francophone à Kinshasa permettrait de légitimer le français africain. En effet, la langue française s’enrichit chaque jour de tournures et de néologismes nés du créole et des langues africaines. Une Académie francophone permettrait de codifier cette vitalité au lieu de la voir comme une simple variante.
Installer son siège à Kinshasa, fera de cette grande métropole francophone un pôle incontournable de recherche pour les linguistes, écrivains et chercheurs du monde francophone. Cela renforcerait l’influence de la RDC en tant que leader démographique de l’espace francophone.
Isidore Kwandja Ngembo
