L’élection du nouveau Bureau de l’Assemblée Nationale est prévue, sauf imprévu, au courant de la semaine prochaine. Après la nomination du Premier ministre, les différents acteurs appellent à accélérer le processus de mise en place des animateurs de différentes institutions afin de permettre leur bon fonctionnement. Les yeux sont rivés désormais sur la Chambre basse du Parlement censée s’apprêter pour l’investiture du gouvernement Tuluka. Le 21 avril prochain, l’élection des sénateurs et le 28 avril prochain, celle des gouverneurs et vice-gouverneurs par les députés provinciaux.
Il est vrai que le perchoir de l’Assemblée nationale est réservé à l’Union sacrée. L’AFDC Modeste Bahati qui avait fait du boucan au début pour la présidence de l’organe délibérant, se montre de moins en moins intéressé. Tel un félin, Bahati ne s’avoue pas pour autant vaincu. Il peut rebondir à tout moment et faire mal à ses potentiels adversaires.
Vital Kamerhe et Christophe Mboso sont des candidats affichés pour la présidence de l’Assemblée nationale. Ils se tirent à boulets rouges, se dénigrant à travers différents médias. Chacun veut s’attirer la confiance du Chef avant son quitus sur le ticket de l’Union sacrée.
Entretemps, la plateforme présidentielle qui peine à départager les différents prétendants, laisse faire le jeu entre tous les candidats. Vital Kamerhe, leader de l’UNC dispose de 30 députés. S’il faut prendre en compte ses alliés du Pacte pour un Congo retrouvé (PCR), il réunit près de 100 députés et passe pour la deuxième force politique à l’Assemblée nationale.
Mboso N’kodia Mpuanga Christophe à la tête de la Convention pour la République et la démocratie (CRD), Président du Bureau sortant et Président du bureau d’âge, est candidat à sa propre succession. Son faible poids politique, soit à peine 4 députés, ne l’empêche pas de viser le perchoir. Il compte sur sa loyauté envers le Chef de l’Etat pour continuer à défendre ses intérêts comme ce fut le cas lors du premier quinquennat.
Le camp Mboso révèle par ailleurs que Vital Kamerhe se servirait du perchoir pour se propulser en 2028 comme candidat à la présidentielle. Comme avec Joseph Kabila, il va faire semblant d’être avec le Chef de l’Etat avant de prendre son indépendance. L’UNC réplique en rappelant que Vital Kamerhe était le seul à croire en Tshisekedi en 2019 pendant que Mboso faisait des va-et-vient à Kingakati.
Pour paraphraser le Cardinal, c’est la bataille autour du partage du gâteau pendant que les Congolais broient du noir et la guerre de l’Est ne cesse de faire des victimes.
La Pros.