La salle Tanganyika de Fleuve Congo Hôtel, situé à la lisière de la Gombe, a servi de cadre hier, lundi 2 novembre 2026, à la tenue de la 7ème réunion du Comité Opérationnel National du PDL 145 T. Présidée par Guylain Nyembo Mbwizya, Ministre d’Etat en charge du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, cette rencontre importante a connu la participation de la Ministre d’Etat à l’Education nationale, Raïssa Malu, du Vice-Ministre du Budget, Elysé Bokumwana Maposo, et de la Vice-Ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi.
Les agences d’exécution des travaux dans le cadre du PDL 145, telles que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Bureau Central de Coordination ( Bceco) et la Cellule d’exécution des Financements en faveur des États Fragiles (CFEF) ont été également représentées aux échanges.
Il a été question pour le Gouvernement de mobiliser les différentes parties engagées autour du Programme de Développement Local des 145 Territoires, d’identifier les principaux obstacles à sa mise en œuvre effective et d’envisager des solutions adaptées.
Dans son allocution liminaire, Guylain Nyembo a déploré une lenteur préoccupante dans l’exécution des travaux par les agences, le non-respect des délais de livraison des ouvrages, rappelant les attentes des populations face à l’urgence de réduction des disparités de développement humain en RDC.
A en croire le Min’Etat Guylain Nyembo, le Gouvernement entend déployer les efforts nécessaires en vue de finaliser la première phase du PDL 145T et entamer la seconde. Par la même occasion, il a présenté un tableau évalué à 52% en termes de taux d’exécution des travaux. Selon lui, globalement, à ce jour, 1100 infrastructures ont été achevées, dont 652 écoles, 370 centres de santé et 58 bâtiments administratifs.
« Les difficultés que nous sommes en train de vivre dans ce programme vont certainement nous aider pour d’autres programmes… Aujourd’hui nous sommes à 1100 ouvrages achevés avec 652 écoles, 370 centres de santé, 58 bâtiments administratifs. Nous sommes à 52% des réalisations. Cela reste insuffisant… Nous saluons les avancées, mais nous voulons surtout que nous terminions cette première phase qui nous prend la tête », a-t-il déclaré. Pour le Gouvernement, après l’exécution des travaux de construction d’écoles et d’infrastructures sanitaires, la deuxième phase du PDL 145 T sera concentrée sur les routes de desserte agricole.
« La stratégie que nous avons adoptée aujourd’hui c’est celle de vouloir engager la deuxième phase des routes de desserte agricole avec une stratégie qui va nous permettre de faciliter la finalisation de la première phase. C’est un effort collectif pour chacun d’entre nous », a interpellé le Min’Etat Guylain Nyembo.
Le Bceco déterminé à réussir sa mission
Compté parmi les structures chargées de piloter les travaux du PDL 145 Territoires, le Bureau central de coordination (BCECO) entend accélérer le parachèvement des infrastructures publiques en cours d’exécution à travers trois approches complémentaires.
Il s’agit notamment du recours à la régie pour les ouvrages présentant un taux d’exécution physique élevé, de la réattribution des travaux à des prestataires jugés performants et du lancement de nouveaux appels d’offres. Ces orientations ont été présentées par son Directeur Général, qui a également dévoilé les projections de réception des infrastructures à l’horizon du 31 décembre 2026.
Face aux retards enregistrés dans l’exécution de certains projets, le BCECO entend privilégier des mécanismes susceptibles de permettre leur achèvement dans les meilleurs délais. Pour les ouvrages dont le taux d’exécution physique se situe entre 75 et 90 %, l’option envisagée consiste à recourir à la méthode dite de régie. Cette approche devrait permettre de finaliser les travaux déjà largement exécutés, sans nécessairement engager une nouvelle procédure de passation des marchés. Une deuxième stratégie repose sur la réattribution des ouvrages à des prestataires ayant fait preuve de performances satisfaisantes dans l’exécution de leurs engagements. Une démarche qui, selon le responsable du BCECO, s’inscrit dans la continuité des mécanismes déjà développés par le PNUD et le CFEF L’objectif est de confier les travaux restants à des entreprises capables de garantir leur achèvement, en tenant compte notamment de leur expérience et de leur ancrage dans les régions et territoires concernés. La troisième approche consiste à procéder à de nouveaux appels d’offres afin de sélectionner d’autres entreprises pour reprendre les travaux non achevés.
Des réceptions attendues d’ici fin décembre
En termes de projections, le BCECO prévoit, au 31 décembre 2026, la réception provisoire de 28 ouvrages, répartis entre 15 écoles primaires, 11 centres de santé et 2 bâtiments administratifs. Par ailleurs, après la levée des réserves formulées sur certains ouvrages, les prévisions portent sur la réception de 44 infrastructures supplémentaires, dont 31 écoles primaires, 9 centres de santé et 4 bâtiments administratifs.
Défis du PNUD
De son côté, le représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a présenté le tableau des réalisations de cet organisme de renommée internationale. Selon lui, Sur 764 infrastructures placées sous sa responsabilité, le PNUD a pu achever 341. « Au niveau des écoles, nous sommes à 196, au niveau des centres de santé, nous sommes à 119 infrastructures achevées et au niveau des bâtiments administratifs, nous sommes à 26 achevés », a explicité le représentant du PNUD aux assises. Il a par ailleurs justifié le retard accumulé dans l’exécution des travaux par manque des voies d’accès dans certaines zones. La même difficulté a été soulevée par l’ensemble des agences, permettant ainsi au Gouvernement de prendre de nouvelles mesures pour favoriser la matérialisation harmonieuse de ce qui est perçu, à ce jour, comme un programme phare du Président de la République, Félix Tshisekedi, destiné à réduire sensiblement la précarité de la vie dans le Congo profond et à accélérer l’amélioration des conditions sociales des congolais.
La Pros.
