Le martyre de l’aspirante à la vie religieuse, Thérèse Kapangala, restera à jamais dans les cœurs de tous les congolais. Lundi 21 janvier dernier a réuni à l’Eglise catholique à la paroisse Saint-François-de-Sales à Kintambo, le lieu de son assassinat, les membres de sa famille, des religieux, des hommes politiques,… L’émotion, la tristesse et la colère sont encore vives dans les familles éplorées. Elle s’apprêtait à rejoindre la congrégation de Sainte Famille de Bergame comme religieuse au mois de juillet 2018.
Dans son homélie, l’abbé Destin Basonga qui a officié la messe, a comparé la mort de Thérèse Kapangala à celle de tant de martyrs de l’église primitive, mis à mort au nom de la vérité de l’évangile de Christ qu’ils défendaient sans crainte.
Dans un ton empreint de mélancolie devant la mère de la défunte éclatant en sanglots, l’abbé Destin Basonga a parlé d’une mort orchestrée par la «soif effrénée du pouvoir» du régime passé.
« Regardez cette jeune fille, victime et innocente de notre cupidité, de notre manque de professionnalisme, de notre avarice, de notre soif effrénée du pouvoir», a-t-il dit, rappelant la violence brutale et l’implacable brutalité qui caractérisait cette période-là.
Son jeune frère, Jean-Claude Kapangala, à la tête d’une structure dénommée Génération Thérèse Kapangala, a salué la présence d’hommes politiques à cette activité, dont Martin Fayulu, avant d’exprimer son regret face à la ténacité du pouvoir actuel de changer la constitution, sujet ayant coûté la vie à plusieurs personnes sous l’ère Kabila. Il souhaite, lui, l’ouverture d’un procès contre le policier qui avait tiré sur sa sœur.
«Je pense que certains ne réfléchissent pas dans ce pays. Je ne sais pas concevoir que ce sont les mêmes personnes qui se sont opposées au changement de la Constitution hier qui soutiennent encore cette démarche au moment de leur gloire. Je regrette aussi que 6 ans depuis qu’ils sont au pouvoir, aucun procès n’a été ouvert pour que justice soit faite en faveur de ma sœur», a soupiré Jean-Claude Kapangala.
Pour rappel, cette jeune fille de 24 ans d’âge a été touchée par balle dans une marche réprimée contre le changement de la Constitution le 21 janvier 2018 sous le règne de l’ex- Président de la République, Joseph Kabila.
Ce lundi 21 janvier 2025, lors d’une messe de commémoration de 7 ans de son assassinat au même endroit où elle a été abattue, l’émotion était visible sur le visage des membres de sa famille, des religieux, des hommes politiques et d’autres, venus nombreux.
La Pros.
