Suite à l’ampleur de la transmission des maladies transmises de l’animal à l’homme, la FAO a lancé ce lundi 11 mars 2024 à Fleuve Congo Hôtel, la formation de la cohorte 4 des professionnels vétérinaires en épidémiologie de terrain (ISAVET). Retenus sur base d’un concours organisé dans les 26 provinces, l’objectif principale de cette formation d’un mois est celui de renforcer les capacités de prévention, de détection précoce et de riposte contre les maladies animales transfrontalières, les maladies infectieuses émergentes et de la protection des populations. Un programme exécuté à travers le Centre d’urgences des maladies animales transfrontalières (ECTAD) et sous la tutelle du Ministère de la Pêche et de l’élevage, dont l’ambition est de former et de placer des personnels vétérinaires de qualité et dont les réalisations répondront aux différents cas de maladies rependus sur l’étendue de la RDC.
Les maladies animales et zoonoses sont à compter parmi les contraintes majeures qui freinent le développement de l’élevage en RDC et sont responsables de 2.5 milliards cas de maladie humaine et 2.7 millions de décès mondial. Dont l’une des solutions est celle de l’investissement sur la disponibilité des ressources humaines de qualité au niveau national.
A l’occasion de cette cérémonie de lancement, le représentant Adjoint de la FAO, M. Nasser a donné le chronogramme de cette formation, prévue pour une période de quatre semaines, reparties en volet théorique et pratique de la surveillance des maladies animales sur terrain. Une étape qui sera suivie d’un stage de 3 mois et de la rédaction de leur rapport au terme de la formation.
En outre, il a réaffirmé l’engagement de la FAO à accompagner le gouvernement congolais à poursuive la formation des professionnels vétérinaires et dans la mise en place d’un processus capable de contribuer efficacement à la prévention, à la détection précoce et à la réponse aux maladies prioritaires.
Pour le représentant de l’USAID, M. Tom Van Boven, les investissements de ces différents partenariats sont versés dans la sécurité sanitaire mondiale et contribuent à la prévention ainsi qu’à l’atténuation de la fréquence et la gravité croissante des épidémies. « Nous reconnaissons la nécessité de prévenir et de lutter contre les urgences tant au niveau national que dans le monde, y compris la santé en animal » a-t-il ajouté.
A ces propos, la Secrétaire Générale à la Pêche et Elevage, Pascaline Mbangu, a salué les avancées de la FAO pour cet appui considérable au renforcement des capacités des professionnels de la santé animale. Et en a profité pour inviter les stagiaires et apprenants à avoir une attention particulière et à développer les capacités d’appréhension et de compréhension afin de tirer le maximum profit au cours de cette formation en vue de la performance de leurs services respectifs et du développement du secteur de l’élevage en RDC.
Quant aux formateurs, elle leur a demandé de faire preuve d’expertise dans la transmission des enseignements afin de faciliter la compréhension des stagiaires.
Niclette Ngoie