Le Rassemblement des Compagnons d’Etienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) a tenu, samedi 25 avril 2026, son point de presse hebdomadaire consacré à l’actualité politique nationale. Au cœur de cette rencontre avec la presse : la récente sortie médiatique de Jean-Marc Kabund ainsi que la mission politique du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, à la tête de la RDC. Dans une déclaration ferme, Lisanga Bonganga, Coordonnateur de cette plateforme politique, a dénoncé ce qu’il qualifie de « sortie ratée » de l’ancien allié du pouvoir, tout en réaffirmant que le Chef de l’Etat poursuit une mission d’envergure nationale, dépassant le simple cadre institutionnel pour s’inscrire dans une dynamique de refondation profonde de la Nation.
Pour le RCET-CPS, les propos tenus récemment par Jean-Marc Kabund ne constituent ni une nouveauté politique ni une alternative crédible pour le pays. La plateforme estime que l’ancien président intérimaire de l’UDPS reste enfermé dans un discours répétitif, dominé par la rancœur et l’amertume.
« Comme il en a la malheureuse habitude, le dissident Jean-Marc Kabund n’a pas innové. Les thèmes de son discours sont restés les mêmes, son imagination est essoufflée et son expression ne respire que la haine, l’acrimonie et l’amertume caractérisée par une méchanceté verbale », a déclaré le RCET-CPS devant la presse.
Le mouvement va plus loin en affirmant que Jean-Marc Kabund, n’ayant « rien de neuf à proposer », aurait tout simplement « raté une occasion de se taire ». Une formule volontairement incisive qui traduit la volonté du regroupement de disqualifier politiquement cette prise de parole jugée stérile et sans portée constructive.
Une mission présidentielle au-delà d’un mandat
S’agissant de la gouvernance actuelle, le RCET-CPS soutient que la présence de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à la tête de la RDC relève d’une mission politique d’inspiration divine, et non d’un simple mandat présidentiel.
Pour justifier cette position, plusieurs éléments sont avancés, notamment la ferveur populaire ayant accompagné la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2018, le processus de démantèlement progressif de ce que le mouvement qualifie de « dictature kabilienne » installée depuis deux décennies, ainsi que les efforts constants pour restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Le RCET-CPS souligne également l’activisme diplomatique du Chef de l’État sur la scène internationale, qui aurait permis, selon lui, de redonner de la crédibilité aux institutions congolaises, de repositionner la voix de la RDC dans les grands débats internationaux et de fragiliser le Rwanda à travers une série de sanctions diplomatiques.
Le regroupement salue particulièrement la signature de l’accord de Washington, qu’il considère comme une avancée majeure en matière de traçabilité minière et d’espoir de paix entre la RDC et le Rwanda.
« Il y a lieu de saluer aussi la diplomatie agissante du Président de la République qui a abouti à la signature de l’accord de Washington, dont les dispositions pertinentes assurent la traçabilité et la bonne gestion des mines congolaises, mais surtout donnent l’espoir de la paix entre la RDC et le Rwanda », soutient le document.
Le changement de la Constitution comme mission historique
Dans sa déclaration, le RCET-CPS insiste également sur la nécessité de revoir la Constitution actuellement en vigueur. Le mouvement estime que celle-ci constitue un verrou institutionnel hérité d’accords antérieurs, notamment l’accord de Lemera, et qu’elle limite l’appropriation totale du pays par le peuple congolais.
Selon cette lecture politique, l’une des missions majeures du Président Félix Tshisekedi serait précisément de procéder à un changement constitutionnel afin de corriger ces blocages structurels et de permettre une refondation institutionnelle durable.
Le regroupement cite notamment les articles 4, 51, 217 ainsi que l’article 220 de la Constitution actuelle, qu’il considère comme des dispositions verrouillant l’accès à la magistrature suprême au bénéfice exclusif des anciens belligérants.
Pour le RCET-CPS, cette réforme ne relève donc pas d’un simple débat juridique, mais d’un impératif existentiel pour la survie politique et institutionnelle de la République démocratique du Congo.
Pas d’élections sans intégrité territoriale
Enfin, le mouvement reste catégorique : il n’est pas envisageable d’organiser de nouvelles élections tant que la RDC n’aura pas recouvré l’intégralité de son territoire et restauré pleinement son autorité dans l’Est du pays.
Le retour de l’armée rwandaise et de ses supplétifs, la fin de la guerre sur l’ensemble du territoire national, le rétablissement de la paix dans l’Est, la restauration complète de l’autorité de l’État ainsi que la maîtrise de l’exploitation légale des ressources naturelles constituent, selon le RCET-CPS, les conditions préalables à toute perspective électorale.
« La mission du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo n’est pas finie », insiste le mouvement, concluant que la priorité demeure la sauvegarde de la souveraineté nationale avant toute autre échéance politique.
John Ngoyi
