Depuis quelques jours, l’approvisionnement en carburant n’est plus régulier dans la ville-province de Kinshasa. On en sait un plus désormais avec l’annonce de la hausse du prix de carburant. Dans la zone Ouest, comprenant la ville de Kinshasa, le prix du litre d’essence va passer de 3.225 à 3.475 francs congolais et celui du gasoil de 3.215 à 3.465 francs congolais. Au Nord du pays, ces deux types de carburant terrestre, désormais, vont respectivement coûter 4.220 et 4.270 francs.
Entretemps, le prix de la course se fixe au gré des humeurs des conducteurs en l’absence d’une grille tarifaire officielle. Conséquence : de nombreux attroupements aux arrêts. Certaines stations ont carrément arrêté de vendre.
Selon le ministre intérimaire de l’Économie, cette deuxième hausse en six mois, après octobre 2023, s’explique par la “volonté du gouvernement à préserver l’équilibre du système d’approvisionnement du pays en produits pétroliers et à réduire le coût budgétaire de la subvention pétrolière qui pèse considérablement sur le Trésor public”.
À Kinshasa, l’ombre d’une pénurie commençait à se faire sentir avec de longues files d’attente dans les stations-service. SEP Congo a confirmé être entré, depuis le début de la semaine, en cessation de paiement, occasionnée par l’incapacité de ses principaux clients à “s’acquitter des manques à gagner attendus du gouvernement”.
Quelques Kinois rencontrés dans la rue disent que la crise est due du fait que les « Kadhafi » sont les premiers à être servi à la pompe parce qu’ils sont à mesure de payer un litre d’essence même 4 ou 5 mille franc contrairement au prix fixé à 2400fc.
Au retour parce qu’ayant payé à un prix élevé, ces mêmes Kadhafi viennent revendre au marché parallèle à plus de 6000f par litre
Michel Okaso