A l’occasion de la Journée Internationale de la Lutte contre le Paludisme, célébrée chaque 25 avril, une conférence a été organisée à Kinshasa autour du thème : « Motivés pour mettre au paludisme : Maintenant nous pouvons, maintenant nous devons ». Cet événement a permis aux participants de dresser un état des lieux exhaustif de la bataille menée contre cette maladie endémique en RDC, responsable de milliers de décès annuels à travers le territoire national. Plusieurs structures sectorielles de premier plan, dont l’ONG Impact Santé Afrique (ISA), et SANKRU, ont activement pris part à ces assises organisées par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP).
Les organisations de la société civile ont unanimement adressé un plaidoyer pressant au gouvernement congolais. Leur appel se focalise sur la nécessité impérieuse de renforcer la mobilisation des ressources domestiques, un levier stratégique et adéquat dans la lutte contre cette affection parasitaire qui demeure, hélas, l’une des principales causes de mortalité dans le pays.
En réponse à cet appel, le représentant du Secrétaire Général du Ministère de la Santé a réaffirmé la volonté inébranlable du gouvernement à éradiquer le paludisme en RDC. Il a, par la même occasion, lancé un vibrant appel à la mobilisation collective de toutes les forces vives de la nation. Saluant l’engagement visionnaire du Président de la République, initiateur de la Couverture Santé Universelle, le responsable a mis en exergue les efforts colossaux déployés en faveur du renforcement du système de santé et de l’amélioration significative de l’accès aux soins pour tous les citoyens.
Le paludisme, cette maladie parasitaire insidieuse transmise par les moustiques, continue de représenter un défi majeur de santé publique en République Démocratique du Congo. Malgré les avancées notables enregistrées grâce aux interventions concertées du gouvernement et de ses partenaires techniques et financiers, la maladie persiste avec acuité. Cette persistance est notamment imputable à une adoption encore insuffisante des mesures de prévention essentielles par les populations. La maladie affecte particulièrement les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, des catégories vulnérables qui paient un lourd tribut chaque année.
Les autorités sanitaires alertent également sur l’émergence de nouveaux défis, tels que les effets délétères du changement climatique et la résistance croissante aux traitements antipaludiques. Ces facteurs viennent complexifier davantage une lutte déjà ardue, exigeant une adaptation constante des stratégies. « Malgré les efforts importants consentis, le paludisme reste un problème majeur, en partie à cause du faible respect des comportements préventifs », a reconnu le représentant du Secrétaire Général à la Santé, soulignant l’urgence d’une prise de conscience collective.
Face à cette situation préoccupante, le Gouvernement congolais, avec l’appui indéfectible de ses partenaires, a réaffirmé sa détermination à intensifier les actions de sensibilisation. L’objectif est de provoquer un changement durable et profond des comportements au sein de la population. Parmi les mesures prioritaires et non négociables figurent l’utilisation systématique des moustiquaires imprégnées d’insecticide, le dépistage précoce et rigoureux, ainsi que le recours rapide et approprié à un traitement efficace. L’assainissement de l’environnement et la protection des habitations contre les vecteurs de la maladie sont également encouragés avec insistance.
Au-delà des actions institutionnelles, les autorités insistent sur la nécessité impérieuse d’une implication synergique de tous les acteurs, que ce soit les communautés locales, les leaders religieux, les entreprises citoyennes ou les organisations de la société civile. « La lutte contre le paludisme est une responsabilité à la fois individuelle et collective », a martelé le responsable sanitaire, appelant chaque citoyen à jouer pleinement sa partition dans cette croisade sanitaire nationale.
Fidel Songo
