L’Eglise Emmanuel Church, sous la direction du Pasteur Abraham Wama, a marqué la fête de Pâques par un concert exceptionnel dimanche 31 mars dernier en réunissant la communauté dans une célébration de louange et d’adoration. Le concert a vu la participation de trois groupes de louange, dirigés respectivement par le Pasteur Lazare Wama, la sœur Esther Wama, et la sœur Martine Wama.
Le premier groupe, dirigé par le Pasteur Lazare Wama, a ouvert la voie avec des hymnes qui ont élevé les âmes. Le deuxième groupe, mené par la Sœur Esther, épouse du Pasteur Lazare Wama, a continué sur cette lancée spirituelle. Mais, c’est le troisième groupe, celui de la sœur Martine Wama, épouse du Pasteur Abraham Wama, qui a capturé l’essence même de l’occasion.
Martine Wama, connu pour ses chansons patriotiques inspirées, a offert une performance mémorable avec deux hymnes dédiés à la nation, deux chansons patriotiques qui ont résonné profondément avec l’audience et qui appellent à la paix, notamment dans l’Est du pays, où la guerre laisse des cicatrices profondes.
La première chanson a été un appel poignant à la paix pour la République Démocratique du Congo, en particulier dans les régions de l’Est touchées par le conflit : « Nous proclamons la paix dans notre nation, nous proclamons la paix à l’Est de notre pays. Nous voulons la paix, Seigneur. Nous demandons la paix au Congo, nous implorons la paix au Congo, nous célébrons la paix dans notre pays, » a chanté la sœur Martine Wama. »
Ces paroles, nées d’une vision nocturne, sont devenues des hymnes pour la nation.
La deuxième chanson, ‘Boka ya Congo’, était un hymne d’amour pour la nation : « Congo boka elaka, le Congo nous appartient, aimons-le. » Ces mots, chantés avec conviction, ont servi de rappel puissant de l’amour que chaque Congolais devrait porter à sa patrie.
Après le concert, Martine a partagé ses réflexions lors d’une interview, révélant que ses chansons sont inspirées par des visions divines et des prophéties bibliques liées à la RDC. Elle a évoqué une expérience spirituelle où elle a été transportée à Goma dans un rêve, voyant les gens pleurer et chanter pour notre pays. C’est dans ce contexte qu’elle a reçu les versets d’Ésaïe 18:1-5 et de Sophonie 3:9, qu’elle interprète comme des messages divins adressés à la RDC. C’est cette vision qui a alimenté sa passion pour composer des chansons qui parlent à la nation et à son peuple.
La guerre de l’Est, selon Martine, a été prophétisée par Ésaïe. Elle voit dans les conflits actuels la manifestation d’une prophétie ancienne, une guerre non seulement territoriale mais aussi spirituelle. Elle encourage ses compatriotes à prier, à aimer notre pays et à croire en la justice divine qui, selon elle, restaurera la paix et l’harmonie dans la région.
Elle a ensuite souligné l’importance de la prière pour la nation, en particulier pour les habitants de l’Est, actuellement en proie à la guerre. Elle a exprimé sa conviction que la paix reviendrait grâce à la justice divine et à la force spirituelle du peuple congolais.
Elle a également exprimé les défis financiers rencontrés par les artistes locaux, appelant à un soutien accru de la part du gouvernement et des bienfaiteurs pour continuer à produire des œuvres qui glorifient Dieu et inspirent le patriotisme.
Le Pasteur Emmanuel Wama, à son tour, a renforcé ce message d’espoir et de patriotisme. Il a encouragé les Congolais à aimer et à se battre pour leur pays, affirmant que c’est Dieu qui leur a donné cette terre et qu’ils ne doivent permettre à personne de la leur ravir.
Célestin Lubo
